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Extradition d'Omar Khadr: Ottawa s'explique sur le retard de la procédure

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OMAR KHADR RETOUR CANADA
AFP/Getty Images

TORONTO - Le gouvernement fédéral a justifié vendredi son retard à demander aux États-Unis le transfert d'Omar Khadr qui purge une peine de huit ans pour crimes de guerre dans la prison militaire américaine de Guantanamo Bay à Cuba.

Admissible depuis octobre à un retour au pays, le jeune homme attend toujours que le Canada mette en branle la mise en application du processus. Il s'agit d'un délai «abusif» plaident ses avocats.

Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a soutenu vendredi qu'il désirait d'abord visionner les entretiens qu'a eus Omar Khadr avec deux psychiatres.

Dans une lettre au Secrétaire américains de la Défense, Leon Panetta, transmise le 19 juillet, le ministre Toews indique qu'il désire consulter les versions non-censurées des évaluations psychiatriques de façon à prendre des mesures de sécurité appropriées pour l'administration de la sentence du Canadien d'origine pakistanaise.

À son dire, le ministre aurait reçu un rapport non-censuré d'un psychiatre et un autre censuré. Il a déclaré qu'il serait en mesure de se faire une idée seulement lorsqu'il aurait les deux rapports non-censurés de même que les copies originales des vidéos sur lesquels sont enregistrés les entretiens.

Vendredi dernier, les avocats d'Omar Khadr avaient déposé un avis de requête à la Cour fédérale qui forcerait le Canada à demander son rapatriement.

Encore enfant au moment des gestes qui lui sont reprochés, Khadr, âgé de 25 ans maintenant, a plaidé coupable de crimes de guerre en 2010.

Les crimes de guerre pour lesquels Omar Khadr a été inculpé incluent la mort d'un infirmier de l'Armée américaine en 2002. Il était alors âgé de 15 ans.