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Greenpeace publie les images d'un site pollué par une fuite de pétrole, toujours pas nettoyé un an après

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CALGARY - Alors que le gouvernement albertain annonçait, vendredi, une initiative visant à assurer un encadrement plus sécuritaire des oléoducs, le groupe environnemental Greenpeace soutenait qu'une vaste partie d'un site touché par un déversement de pétrole survenu l'an dernier en Alberta était encore contaminé.

Le ministre de l'Énergie de l'Alberta, Ken Hughes, a déclaré vendredi à Calgary qu'une agence indépendante serait chargée de réviser les mesures de sécurité entourant les oléoducs.

Environnementalistes, propriétaires, travailleurs et représentants des Premières nations avaient exhorté le gouvernement provincial à mener une évaluation indépendante sur la sécurité des oléoducs.

L'an dernier, trois fuites d'oléoduc ont été rapportées en Alberta, incluant celle de la rivière Red Deer, qui a mené au déversement d'environ 475 000 litres de pétrole dans le cours d'eau, une source d'eau potable majeure pour les résidents du centre de la province.

Les appels à une évaluation se sont fait plus pressants le mois dernier lorsque le Bureau de la sécurité des transports des États-Unis (NTSB) a vertement semoncé l'entreprise Enbridge (TSX:ENB) pour sa gestion d'un déversement de pétrole survenu au Michigan, il y a deux ans.

Enbridge tente de lancer la construction d'un oléoduc pour transporter du pétrole albertain à travers les montagnes de la Colombie-Britannique, jusqu'à la côte Ouest. Le brut est destiné aux marchés asiatiques, où les prix sont plus élevés.

Le ministre Ken Hughes n'est pas le seul à avoir effectué une sortie publique concernant la sécurité des oléoducs vendredi.

L'organisation Greenpeace a affirmé qu'une importante portion d'un site où un déversement a eu lieu l'an dernier en Alberta était encore contaminé, et ce, même si la compagnie liée à l'incident a laissé entendre que les opérations de nettoyage ont été complétées.

Greenpeace a publié des photos d'une mare située près de la fuite du pipeline de Rainbow, près de la petite municipalité de Little Buffalo, au printemps 2011. Il s'agit du deuxième déversement le plus grave à s'être jamais produit dans la province.

Les images montrent des gouttes de pétrole sur la végétation et un voile huileux à la surface de l'eau.

Des échantillons de pétrole et d'eau avaient une forte odeur de carburant et de plastique brûlé.

Le propriétaire de l'oléoduc, Plains Midstream Canada, indiquait pourtant sur son site Web que l'assainissement du site a été complété en décembre dernier.

Le porte-parole de Greenpeace, Mike Hudema, soutient par ailleurs que l'agence provinciale chargée de mener l'évaluation gouvernementale sur la sécurité des oléoducs fait partie intégrante du problème.

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