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Festival international de jazz de Montréal: La puissante soul de Seal (PHOTOS)

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SEAL
Seal au Festival international de jazz de Montréal, le 6 juillet 2012. (Crédit photo: Denis Alix /FIJM) | FIJM / Denis Alix

MONTRÉAL - Chanteur incontesté de la planète pop, le Britannique Seal participait pour la première fois au Festival international de jazz de Montréal lors d’un concert tenu à la Place des Arts. L'artiste qui avait connu un passage à vide au tournant de l’an 2000 s’est finalement repris de belle façon avec l’album concept Soul (2008) – acclamé internationalement - qui propose des reprises de classiques de la musique. Fort de ce succès, il est revenu récemment à l’attaque avec un second volume. C’est donc doublement armé de nouveau matériel qu’il s’est amené sur les planches de la salle Wilfrid-Pelletier, vendredi soir.

Ayant une remarquable carrière s’échelonnant sur deux décennies et comprenant huit albums studio vendus à plus de 20 millions d’exemplaires, il était quasi inévitable pour le chanteur de proposer un spectacle alternant les succès et les nouveautés. Ainsi soit-il.

La bête de scène

Les musiciens (tous élégamment habillés de veste, chemisier et cravate rouge) disposés un peu partout sur la grande scène entament l’introduction de « If I’m Any Closer » avec une bonne charge rock truffée de cris provenant des 3000 spectateurs présents. Seal sort de l’obscurité pour marcher de façon décontractée jusqu’à l’avant-scène dans des faisceaux de lumière blanche. Il porte un pantalon gris et un chandail noir ajusté au corps. Des bretelles blanches tombent à l’arrière. Avec une assurance rockeuse convaincante il livre la première pièce d’un souffle avec un charisme magnétique. De toute évidence, la scène est tout à fait son élément.

Juste après, les ambiances sont lourdes pour le succès « Killer ». On entend les séquences synthétiques se mélanger aux claviers, guitares et batterie qui évoquent les brothers and sisters qui subissent les conflits armés. Derrière, sept grands panneaux numériques amovibles diffusent des lignes qui ondulent au rythme de la musique. Dans un nuage de lumière rouge projetée vers la foule, les gens sont déjà debout et dansent.

« On va bouger ce soir, beaucoup, se remémorer aussi le bon vieux temps. Cette pièce qui suit rapelle ma jeunesse, quand j’essayais de mettre de l’ordre dans ma vie », lance le chanteur à moitié en français et à moitié en anglais, faisant référence à la chanson popularisée par le groupe The O'Jays, « Back Stabbers », de Leon Huff, Gene McFadden et John Whitehead. Celle-ci permettra ainsi à l’auditoire de se familiariser pour une première fois de la soirée avec le dernier album Soul 2. La balade est interprétée sensiblement de la même façon que l’originale bien que Seal lui ajoute une touche de sensualité, disons, contemporaine…

À « Prayer For Dying », un autre classique de Seal, la basse gronde sur une mélodie soul et rythmes & blues, énergisée par les guitares électriques, le saxophone et le trombone. Version plus rock qu’à l’accoutumée. À mi-chemin, Seal empoignera sa guitare acoustique pour se joindre aux musiciens.

Après un medley de morceaux issus des deux albums Soul (dont « Ohh Baby Baby » de Smokey Robinson et « Here I Am » de Al Green), Seal offre la magnifique « Let’s Stay Together » d’Al Green. Avec une voix passionnée et parfaitement maîtrisée, ainsi que des arrangements suaves (les lignes de saxo sont géniales), on peut certainement dire que cette performance aura conquis le cœur de la moitié des femmes dans l’audience. Superbe interprétation.

On aura droit ensuite à la plus ou moins réussie « State of Grace » avant d’entendre s’emballer les musiciens sur « My Vision ». La lourde facture musicale fait sauter les spectateurs. Dans la même veine, mais plus dansante encore, les rythmes disco se mêlent aux instruments organiques.

« Lost My Faith »

En anglais, Seal prendra le temps d’expliquer qu’il a enfin, au cours des 22 dernières années, trouvé un groupe qu’il apprécie et avec lequel il passe beaucoup de temps. Pour faire plaisir à un des membres, il jouera d’ailleurs une de ses vieilles chansons « Lost My Faith » dans une facture folk-rock qui le révélera sous un autre jour. L’introduction vocale du chanteur est belle avec la complicité de la choriste.

La formation enchaîne avec l’immortelle et touchante « Kiss From A Rose ». Très jolie ouverture à la guitare qui pave la voie à de bonnes vocalises des chœurs. Autre moment fort.

Après « Right Life », Seal et son équipe mettront toute la gomme pour la toujours très appréciée « Crazy », cette pièce qui avait monopolisé les ondes radiophoniques partout dans le monde dans les années 1990. Le Britannique livrera ici une très généreuse performance, autant dans l’exécution que dans l’interprétation. La foule captive sera émerveillée de la voir sauter d’un bord et de l’autre de la scène pour donner la main aux amateurs. Crazy ? Vraiment.

Gigantesque ovation.

« I’ll Be Around », la personnelle « Secret » (en l’honneur de sa fille d’adoption) et la festive « Amazing », jouées au rappel, étaient pratiquement de trop.

La puissante voix soul de Seal avait déjà fait tout son travail.

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Festival international de jazz de Montréal: 6 juillet 2012
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