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Kelly Joe Phelps au Festival de jazz : sang blues (PHOTOS)

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Kellye Joe Phelps le 1er juillet 2012. (Crédit photo: Marc Young)
Kellye Joe Phelps le 1er juillet 2012. (Crédit photo: Marc Young)

MONTRÉAL : Un des favoris du Festival de Jazz de Montréal, le chanteur et guitariste américain folk-blues Kelly Joe Phelps, était à la Cinquième salle de la Place des arts, dimanche soir, dans une formule solo fort intimiste. Rendez-vous incontournable pour son public montréalais qui ne l’avait pas vu depuis cinq ans.

Créateur d’une grande musicalité et improvisateur brillant, il a livré une solide performance, mettant à profit des morceaux de ses 8 albums, en plus d’offrir le fruit de son plus récent matériel disponible sur l’album «Brother Sinner and the Whale», qui sortira au mois d’août.

On peut aisément considérer Phelps comme l’une des grandes figures de la scène blues contemporaine, même si au départ le musicien provient du jazz. Son inspiration de folk bigarré ajoute à la particularité du son hybride qu’il propose. Une musique qui vient du cœur et des trippes comparable au travail de Bill Frisell.

À chaque concert on se fait d’ailleurs la même réflexion : cet authentique artiste est d’une profondeur remarquable, qualité bonifiée par sa voix grave et réconfortante, au timbre légèrement granuleux.

L’essentiel

Il est arrivé sur scène dans une allure ultra décontractée. Au centre, trois micros, deux guitares (Dobro et acoustique) puis une chaise. Pour décor, un rideau noir à l’arrière de lui. Comme éclairage, quatre faisceaux de lumière blanche qui découpent son corps et ses instruments. L’homme est déterminé, comme toujours, à se rendre à l’essentiel, le blues.

Il a commencé la soirée avec le vieux classique « River Rat Jimmy », avec une signature légèrement différente de la version originale. Le texte est plus récité et la musique mise en avant-plan.

Ensuite est arrivée la nouvelle « Hard Time They Never Go Away », chanson plus rythmée avec ses riffs de guitare qui hypnotisent carrément. Une autre récente mouture évoque par la suite les bayous de la Lousiane. La slide guitar est superbement maîtrisée. Belle finale en douceur.

Il enchaine avec « Spit Me Outta the Whale » qui viendra prouver toute l’ingéniosité de ce guitariste aux doigts de magicien. « Well, that was an instrumental song ! », a ironisé Phelps juste après l’interprétation. « I’ve tried and tried to write down some words, in vain… »

Une touche gospel et des sédiments de bluegrass apparaîtront plus tard sur « Pilgram’s Reach », pièce coécrite avec Corinne West. Jolie mélodie réconfortante, tout comme le morceau suivant « Lead Me On » (1994), dans laquelle un homme demande à Dieu de le guider dans des moments difficiles. Magnifique berceuse qui mélange à merveille le jazz et le blues.

Après une douzaine de chansons et de généreux applaudissements, Kelly Joe Phelps, très reconnaissant de l’accueil, jouera en rappel la vibrante « Goodnight Irene ».

Touchante virtuosité.

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