AUSTIN, États-Unis - Des accusations formelles de dopage ont été déposées contre Lance Armstrong à la suite d'une décision unanime du comité de révision de l'Agence antidopage américaine (USADA), vendredi.

Cette décision fait en sorte que le dossier sera transféré en arbitrage si Armstrong décide de s'opposer à cette décision, comme il a déjà signifié son intention.

L'USADA a confirmé la recommendation de son comité de révision après que l'un de ses membres, Clark Griffith, ait déclaré à The Associated Press qu'il avait bien hâte de voir ce que le comité d'arbitrage pensait des preuves.

L'Agence américaine a déclaré avoir des preuves qu'Armstrong prenait des produits dopants au moment de remporter ses sept Tours de France, de 1999 à 2005. Armstrong dit n'avoir rien fait de tel.

L'USADA n'a pas rendu publiques les preuves qu'elle dit détenir contre Armstrong.

Plus tôt vendredi, Armstrong a attaqué la crédibilité de Griffith sur son compte Twitter, en mettant en lien une histoire concernant le panéliste. Le 13 juin dernier, Griffith s'est entendu avec les tribunaux au sujet d'une histoire d'indécence impliquant un jeune femme de 24 ans.

Griffith a inscrit un plaidoyer Alford, c'est-à-dire qu'il admet que les procureurs détiennent suffisamment de preuves pour possiblement le faire condamner devant un jury, mais qu'il ne reconnaît pas les faits. Il a déclaré à The Associated Press être innocent et qu'il a convenu de cet accord avec le tribunal afin d'éviter à sa famille des détails embarrassants.

Il estime qu'Armstrong tente de faire dévier le sujet sur une cause qui n'a pas rapport avec la sienne. Un porte-parole d'Armstrong a refusé de commenter.