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Festival de Jazz: la formation Moriarty au Métropolis samedi, le 30 juin, à 19h

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La formation française Moriarty, fondée en 1995, n’a pas fait qu’emprunter son nom de groupe au mythique héros romanesque du célèbre auteur américain Jack Kerouac. Sa musique et ses textes aussi respirent la route et le territoire des États-Unis : la voix exceptionnelle et légèrement rétro de Rosemary (en anglais) puis les arrangements inventifs folk-blues-country de ces musiciens trentenaires invitent à l’exploration. Cette famille soudée qui cartonne l’autre côté de l’Atlantique offre une occasion unique de les entendre en formule cabaret pour la première fois à Montréal. Rencontre avec la chanteuse qui raconte Moriarty.

Près de cinq ans après « Gee Whiz But is a Lonesome Town » (paru en 2008 et vendu à plus de 150 000 exemplaires), le groupe nous est récemment revenu avec un second opus « The Missing Room » (2011), sorti cette fois-ci sous leur propre étiquette, Air Rytmo.

À la source, les mêmes ambiances cinématographiques qui projettent dans nos têtes des images du continent nord-américain. Étrange, direz-vous. Pas tant que ça puisque cette inspiration provient du fait que les membres ont beaucoup de liens avec l’Amérique. Le groupe Moriarty s'est formé autour de six musiciens d'origine américaine, française, suisse et vietnamienne inspirés de blues américain.

« En musique, nos goûts diffèrent grandement », explique la sympathique chanteuse. Quant à moi, je suis née (en France) dans le bluegrass et le country, grâce à mon père qui a vécu une partie de sa vie dans le Midwest avant de déménager à Paris il y a 35 ans. J’ai d’ailleurs eu un groupe de blues à l’âge de 15 ans. »

« Toutes ces références différentes (musique du monde, africaine, new wave britannique, folk américain) sont saines. Elles nourrissent et se rencontre dans notre projet, d’une certaine façon. Comment ? Dans ce blues que nous aimons tous. On s’entend à merveille par exemple sur la qualité exceptionnelle de Tom Waits. Et nous avons certains autres intérêts communs dans la musique américaine », poursuit-elle.

Bêtes de scène

Cette cohésion inspirée semble réussir à merveille, à considérer les 300 spectacles offerts au cours des deux dernières années. Aux dires de Rosemary, Moriarty a fait de tout : les prisons, les musées, les appartements, une galerie d’art, des scènes d’envergure dans les grandes villes et prochainement les Francos de La Rochelle, en juillet, où l’on y attend plusieurs dizaines de milliers de spectateurs pour leur prestation.

« Nous adorons aller à la rencontre des gens. C’est important pour nous ce partage et cette proximité. On est particulièrement à l’aise dans une salle de 300 personnes. C’est d’ailleurs très cool de jouer deux soirs au Savoy, dans le cadre du Festival de jazz de Montréal. On pourra proposer cette formule cabaret qu’on aime tant. »

Sur les planches, six artistes et une mise en scène originale : Rosemary à la voix, Charles et Arthur à la guitare, Thomas à l'harmonica, Stephan à la contrebasse et Vincent à la batterie et percussions.

Moriarty dans une si petite salle pour un concert intimiste, une aubaine à ne pas manquer.

En spectacle ce soir, le groupe jouera également samedi, à 19h.