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Décès de deux Québécoises en Thailande: les autopsies seront pratiquées sous peu

17/06/2012 10:22 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT
AP

BANGKOK - C'est une femme de ménage qui a trouvé les deux soeurs québécoises mortes dans leur chambre d'hôtel d'une populaire destination touristique du sud de la Thaïlande, a confirmé dimanche la police, précisant que les deux jeunes femmes ne semblaient pas avoir été assassinées et que leurs effets personnels n'avaient pas été volés.

La police tente de déterminer la cause de la mort de Noémi Bélanger, qui était âgée de 26 ans, et d'Audrey Bélanger, 20 ans, toutes deux de Pohénégamouk, dans le Bas-Saint-Laurent, trouvées sans vie vendredi dans une chambre de l'hôtel Phi Phi Palm Residence de l’île Phi Phi, a affirmé le lieutenant-colonel Jongrak Pimthong.

«La police a déterminé qu'elles étaient mortes depuis environ 24 heures, et elle n'a trouvé que beaucoup de vomi dans la chambre», a-t-il dit.

Le vomi et des traces de sang sur les visages des deux femmes pourraient être des signes de réactions toxiques, a indiqué la police.

«Il n'y avait aucun signe de lutte, ni de vol, mais nous avons trouvé pas mal de médicaments en vente libre, incluant du ibuprofène, qui peut causer de sérieux problèmes d'estomac», a déclaré le policier lors d'un entretien téléphonique accordé à l'agence Associated Press, après que des enquêteurs eurent passé au peigne fin la chambre d'hôtel, dimanche.

M. Jongrak a reconnu que la police n'était pas encore en mesure de préciser la cause des décès, ajoutant que l'élément clé constituerait l'analyse du contenu des estomacs des deux femmes. Il a aussi affirmé que des responsables de l'ambassade du Canada à Bangkok s'étaient rendus à l'hôtel, dimanche.

Les corps devaient être examinés à l'institut médico-légal de Bangkok.

Un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, John Babcock, a confirmé que deux ressortissants canadiens avaient perdu la vie, mais n'a pas donné davantage de détails.

En mai 2009, une Américaine de 27 ans et une Norvégienne de 22 ans sont mortes dans des circonstances similaires, alors qu'elles se trouvaient dans des chambres adjacentes, dans un autre hôtel de la même île. La cause des décès n’a jamais été déterminée.

Une municipalité sous le choc

À Pohénégamouk, une municipalité de quelque 3000 âmes située dans l'est du Québec près de la frontière avec le Maine, la population était toujours sous le choc de la terrible nouvelle.

La mairesse de la ville, Louise Labonté, qui a enseigné aux deux disparues lorsqu'elles étaient à l'école secondaire, les a décrites comme des filles aventureuses et promises à un bel avenir.

«Nous avons perdu deux jeunes femmes brillantes», a-t-elle déclaré dimanche au sujet de Noémi et Audrey, qui étudiaient à Québec avec leur soeur aînée mais travaillaient à l'épicerie familiale à Pohénégamouk.

«Évidemment, c'est très difficile pour la famille et pour tout le monde ici.»

Des messages mis en ligne sur la page Facebook de Noémi avant son départ pour l'Asie souhaitaient bon voyage à la jeune femme ainsi qu'à sa soeur. Durant le week-end, des témoignages de sympathie ont fait toutefois fait leur apparition sur la page.

«Mes condoléances à toute la famille Bélanger», disait l'un d'eux. «Nous sommes de tout coeur avec vous.»