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FrancoFolies 2012: Plume Latraverse en spectacle sur la grande scène de la place des Festivals (PHOTOS/VIDÉO)

15/06/2012 09:11 EDT | Actualisé 15/06/2012 09:12 EDT
Marc Young

MONTRÉAL - Avec son humour abrasif et son rock’n’blues décontracté, Plume Latraverse était sur la grande scène de la place des Festivals, jeudi soir, pour proposer «une mitraille de chansons» issues de son vaste répertoire.

L’auteur-compositeur-interprète avait rempli deux fois plutôt qu’une le Métropolis lors des Francos 2010.

De retour au festival cette année, le concert de ce monstre de la musique populaire québécoise aura été marqué par l’envie du chanteur d'en faire beaucoup, en peu de temps. Un peu comme il y a deux ans. Devant une foule de milliers d’adultes et d’enfants qui tapaient du pied, il a opté pour la formule medley, du moins pour la première moitié de la soirée.

Il a lancé le party avec quelques couplets de «Moé, j'aime pas ça travailler», poursuivant dans la même veine avec un florilège de fragments musicaux dans lequel on a entendu plusieurs compositions d’All Dressed, l’album à la pochette de pizza, paru en 1978. On pense notamment à «Nous autres, on s’en fout» «Fucké-fucké», «Beau et chaud» et «Mognon donc!».

Plus d’un quart d’heure se sera écoulé avant que l’artiste ne s’adresse à la foule pour les formules d’usage. Aussitôt, il présentait «Le roi de la marchette», bière à la main.

Drôlement affectueux

Partageant ici et là d’affectueux mots d’amour tels que «ma gang de ciboires», Plume a notamment effleuré les sujets du boycottage étudiant («à la santé du manifestant inconnu» ou encore «la ministre de la Culture serait-elle dans la foule?») et de l’indépendance («à un Québec renouvelé!»).

Le chanteur-guitariste – qui a aussi ponctué le spectacle de ses habituels commentaires politiques acidulés ou encore de son humour pince-sans-rire – a fait (re)découvrir des pièces comme la tropicale «El Nino», «Ma porte de shed», «Assis ent'deux chaises» et «Chien fou» (qui court partout). Plus que pas assez, des solos de guitare électrique sont venus pimenter la quasi-totalité des pièces proposées.

Plus tard, «Rock’n’roll du grand flanc mou» et l’immortelle «Bobépine» se sont avérées un beau moment de la soirée.

Le classique

Au rappel, le chanteur s’est d’abord livré à la foule: «C’est la première fois que je suis aux FrancoFolies dehors, je suis ému.» Évidemment, impossible de savoir vraiment le vrai du faux de ce sentiment partagé. Vous savez, ce ton plumier difficile à cerner…

Ensuite, il a envoyé six morceaux, dont l'irrésistible «Mouton noir», le très populaire «Rideau» et bien entendu l’ultime chanson festive «Jonquière».

Pour cette virée aux Francos, le sexagénaire rockeur était accompagnés de ses mauvais compagnons: Richard Lord au clavier, à la guitare et à la voix, Charles Guillemette à la batterie, Grégoire Morency à la basse, ainsi que son vieil ami Jean-Claude Marchand à la guitare.

À dire vrai, rien n’a vraiment changé dans le travail de Plume. Beaucoup diront l’aimer justement pour cela. Pourquoi pas ?

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