Grève étudiante: Tatoo-o-thon Au Parc Émilie-Gamelin, à Montréal (PHOTOS)

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TATOO O THON
Caroline Lévesque

MONTRÉAL - Le parc Émilie-Gamelin, près de l'UQÀM, s'est transformé en véritable salon de tatouage en plein air, jeudi soir, alors que 200 personnes se sont rendues pour se faire tatouer un carré rouge, symbole du mouvement étudiant.

L'événement, qui a été imaginé par le blogueur Gab Roy en début de semaine, s'est avéré un franc succès — vers 20 heures, le temps d'attente avoisinait les deux ou trois heures, selon une collaboratrice de M. Roy.

En début de soirée, Gab Roy s'était fixé comme objectif de faire tatouer 200 personnes. Une centaine de personnes sont finalement passées sur la chaise. Une centaine d'autres ont rempli une fiche d'inscription sans pouvoir garder la marque rouge indélébile souhaitée.

Une deuxième séance devrait donc être organisée pour satisfaire à la demande

Le blogueur, qui arbore lui-même un carré rouge sur le coeur, dit avoir voulu «faire un monumental (doigt d'honneur) aux autorités qui aimeraient le voir disparaître» en organisant cet événement inusité.

Selon lui, il s'agit «message clair sur la permanence de la résistance», ajoutant qu'il voulait «(tenter) d'immortaliser le printemps».

Le caractère permanent du petit symbole rouge ne semblait pas préoccuper outre mesure Sophie, 18 ans, qui a choisi de se faire tatouer sur la main droite.

«La cause va me tenir à coeur toute ma vie, je pense», a affirmé celle qui s'apprêtait à aller manifester dans les rues de la métropole dans le cadre de la 52e manifestation nocturne.

«En ce moment, je me dis que si un jour je deviens de droite avec l'idée de hausser les droits de scolarité, je vais regarder mon tatoo, puis dans le fond, la gauche que je suis aujourd'hui va me narguer», a dit Maude, une étudiante qui s'apprêtait à se faire tatouer pour la première fois, sur l'omoplate gauche.

Quelques curieux rencontrés sur place ont décidé de passer sur la chaise sur un coup de tête, en passant par là. «J'ai vu ça en arrivant ici, et j'ai décidé de le faire. Le carré rouge, ça représente notre époque», a exposé Joël.

D'autres semblaient sur le point de se faire prendre au jeu: «Je pense que je vais me laisser tenter», a soufflé David, 30 ans, qui assistait à la scène les bras croisés.

Il en coûtait 10 $ pour se faire tatouer le fameux carré rouge, d'une dimension d'environ 4 centimètres carrés, que s'appliquaient à dessiner les trois tatoueurs installés en plein centre du parc Émilie-Gamelin, épicentre des manifestations étudiantes montréalaises.

Les personnes désireuses de se faire marquer à l'encre rouge devaient signer une décharge. Les organisateurs rejetaient tout adolescent âgé de moins de 18 ans, consentement parental ou pas.

«Si les personnes n'ont pas 18 ans, qu'elles n'ont pas de cartes d'identité, on ne fait pas de tatouage», a assuré Gab Roy.

Le blogueur s'était retrouvé au coeur d'une controverse en août dernier après qu'un concessionnaire Kia de Pointe-aux-Trembles eut été incendié à la suite d'une campagne de dénigrement menée sur Internet par M. Roy.

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