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Claire Denamur aux FrancoFolies : une douce voix qui érafle l'âme (ENTREVUE/PHOTOS/VIDÉO)

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CLAIRE DENAMUR FRANCOFOLIES
Claire Denamur à Montréal, le 12 juin 2012. (Crédit photo: Marc Young) | Marc Young

Artiste encore méconnue chez nous, l’auteure-compositrice-interprète française Claire Denamur a pourtant enregistré son dernier album Vagabonde au Québec, une réalisation de Jean Massicotte (Pierre Lapointe). Une voix sensuellement rauque ressemblant par moments à celle de Carla Bruni, des mélodies nostalgiques, une musique folk très mature… Il y a là quelque chose de surprenant ! Son parcours passé s’entend assurément ; Claire Denamur a vécu aux Etats-Unis durant une grande partie de son enfance. Elle s’est donc appropriée ses racines d’une très belle façon, un néo-country folk américain bien à elle.

Le Huffington Post Québec a rencontré l’artiste lors de son passage dans le cadre des FrancoFolies de Montréal. Découvrez Claire Denamur en cinq questions.

Q. L’album Vagabonde ayant été enregistré au Québec, cependant il n’a pas été présenté en spectacle. Est-ce donc une pression que de venir à Montréal pour offrir des concerts?

R. « C’est comme si ça me replongeait dans Vagabonde, alors que ça fait un an que l’album existe et évolue. Je trouve ça chouette car c’est un peu comme une renaissance avec une nouvelle culture, un nouveau public, alors il y a forcément un peu le côté appréhensif ! […] Je crois que je ne veux pas décevoir parce que je suis venue ici, travailler avec des gens de chez vous, donc oui il y a un de pression de ce côté-là. Et il y a aussi le fait qu’au Québec, les musiciens sont particulièrement talentueux et j’ai un peu l’appréhension, savoir comment on va juger si l’on joue bien en ‘’live’’. Mais je crois que je dois arrêter de réfléchir…»

Q. Pourquoi avoir choisi Montréal pour enregistrer Vagabonde ?

R. « D’abord, pour pouvoir travailler avec Jean Massicotte qui a réalisé cet album. Je sais qu’il aurait sans doute pu venir et faire l’enregistrement en France, mais le fait de venir ici, cela faisait en sorte que j’allais faire arranger cet album par des musiciens d’ici, qui en mon sens à moi, portent un peu dans leur génétique le son authentique américain que je recherchais, puisque ma démarche est particulièrement américaine au niveau des sons. Et je crois qu’une démarche, ça doit être vrai et j’étais contente de pouvoir faire mon album ainsi. »

Q. Comment as-tu trouvé l’aventure montréalaise ?

R. « Comme je suis vraiment l’union entre l’anglophone et le francophone, puis qu’à Montréal, il n’y a que des gens comme ça, cela me met assez à l’aise. […] Je ne me sens as du tout touriste ici. Quand j’ai enregistré, je ne me sentais vraiment pas comme une touriste. Je me sentais comme une Française qui vient vivre à Montréal, qui fait son petit train train quotidien. Tous les matins, j’allais chercher mes petits bagels sur Saint-Viateur, frais du jour, avec mes petits pots de ‘’cream cheese’’ ! J’en apportais à l’équipe ! Je ne peux pas en manger dans mon pays, alors j’en profitais, ça me rappelait mon enfance aux Etats-Unis. »

Q. Préfères-tu écrire en anglais ou en français ?

R. « En anglais, sans hésitation. J’ai une fâcheuse tendance à écrire en anglais pour littéralement traduire en français par la suite. En France, on m’a déjà dit que c’était étrange, que cela donne une plume un peu premier degré, un peu comme quand l’on traduit littéralement et que ça ne fait aucun sens ! Mais en même temps, cela justifie plusieurs de mes collaborations sur mes albums, je suis bien entourée. »

Q. Y’a-t-il des artistes québécois avec qui tu aimerais peut-être collaborer ou pour qui tu as développé un certain intérêt ?

« Aux Rencontres d’Astaffort, qui ont lieu dans le sud de la France annuellement, j’ai rencontré en septembre 2010, Francis d’Octobre, un artiste de chez vous. On est devenu très amis, je l’ai revu depuis. Francis, son premier album Ma bête fragile, je le trouve exceptionnel. Il y a une obscurité… Il a telle façon de parler de ces moments où il broie du noir, il écrit très bien et en plus il a arrangé et réalisé cet album tout seul. »

« Autrement, j’adore Ariane Moffat. Elle fait partie de ces rares artistes québécois qui arrivent vraiment à se faire un nom en France. Elle fait partie d’une scène indie, bien particulière, mais très forte en France ! »

« J’ai découvert ce matin Marie-Pierre Arthur, pour qui je fais le spectacle d’ouverture. On se demande toujours quand on nous programme avec un artiste, quel est le fil commun entre les deux… Ce matin, elle offrait une courte performance et elle a fait une de ses chansons qui s’appelle Si tu savais. Je comprends un peu mieux le lien ! D’ailleurs, quand j’entendais sa voix, je n’ai pas eu l’occasion de lui dire, mais en gros je trouve que c’est comme une Feist en français ! C’est hallucinant comment elle place sa voix. Elle a un jeu de guitare exceptionnel. On m’a expliquée qu’elle était bassiste à la base et donc, elle a une approche de la guitare qui est complètement différente, elle a une vraie rythmique. J’aime beaucoup ! »

Claire Denamur sera donc en première partie de Marie-Pierre Arthur ce mercredi, 13 juin, 19h, au Club Soda dans le cadre des FrancoFolies. Son album Vagabonde est également disponible sur iTunes.

EN VIDÉO : Claire Denamur chante Video Games de Lana Del Rey

Claire Denamur a interprété Video Games de Lanal Del Rey lors d’un important concert parisien. Elle voulait créer un moment intime (voix-guitare) en rappel, son choix s’est donc arrêté sur cette pièce. Par la suite, elle l’a même enregistrée pour le simple de Rien de moi. « Ça m’a procurée une telle émotion à moi, j’avoue que c’est un peu égoïste, mais je me suis dit, que j’aime tellement la chanter et j’aime tellement l’effet que ça me fait quand je la chante que je l’ai mis sur le EP. »

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FrancoFolies de Montréal: 12 juin 2012
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