Jacques Villeneuve s'attaque aux étudiants dans une tirade de cinq minutes (TWITTER/PHOTOS)

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JACQUES VILLENEUVE
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MONTRÉAL - Les étudiants protestataires du Québec sont la cible d'un nouveau détracteur bien en vue — et il y va d'une charge à fond de train.

Jacques Villeneuve, l'ex-champion du monde de Formule Un, est frustré par le mouvement de protestation qui perdure depuis des mois et qui promet désormais d'interférer tout au long du week-end au Grand Prix du Canada à Montréal.

Dans un entretien de cinq minutes avec les journalistes jeudi, Villeneuve a dit aux manifestants «de retourner à l'école».

Villenueve leur a même demandé «qu'ils arrêtent de faire les fainéants». Il a dit qu'ils embarrassaient le Canada — particulièrement le Québec. Il a suggéré qu'ils étaient mal élevés, par des parents qui n'ont jamais appris à dire «non».

Et il a mentionné qu'ils risquaient de faire peur aux touristes et aux contribuables québécois, qui remballeront leurs pénates et iront investir ailleurs où le climat social est plus détendu.

Le mouvement étudiant a reçu l'appui de nombreuses célébrités québécoises et de presque toute la communauté artistique. Le pilote québécois, qui a grandi à Monaco, est cependant devenu leur détracteur le plus célèbre, et le plus acerbe envers le mouvement.

«C'est le temps de se réveiller et d'arrêter de faire les fainéants. Ç'a duré assez longtemps», a confié Villeneuve aux journalistes lors d'un cocktail-bénéfice qui a donné le coup d'envoi aux quatre jours de festivités entourant le Grand Prix du Canada.

«Nous les avons entendus. Nous avons écouté. Ils devraient arrêter. Ça coûte une fortune à la Ville. Ça ne fait aucun sens.»

Et pour leurs parents, Villeneuve a dit: «Je pense que ces gens ont grandi sans jamais entendre leurs parents leur dire non. C'est ce qu'on voit dans les rues en ce moment. Des gens qui passent leur temps à se plaindre. C'est devenu un peu ridicule. Ils ont parlé, nous avons entendu, et maintenant c'est le temps de retourner à l'école.»

Il a ajouté qu'en démocratie, les gens peuvent voter pour chasser un gouvernement, et dire le fond de leur pensée entre les élections pour se faire entendre — mais ils doivent savoir quand prendre du recul.

«C'est ça la démocratie. Nous votons pour des gens — et si vous n'êtes pas satisfaits, alors vous votez pour quelqu'un d'autre la prochaine fois. Et si vous n'êtes pas satisfaits, vous vous plaignez, ils écoutent, et c'est tout», a-t-il poursuivi.

«Même chose pour vous les parents: 'Papa, maman, je n'aime pas cela.' Et bien, retourne au lit maintenant», a dit Villeneuve, qui dit avoir été élevé en apprenant la valeur du travail acharné, et en sachant que l'argent ne tomberait pas du ciel.

Il a aussi comparé les étudiants aux émeutiers de Londres l'année dernière, et il a ajouté qu'ils étaient des «rebelles sans cause à défendre».

Au bout du compte, a-t-il dit, les étudiants se font mal à eux-mêmes puisqu'ils militent pour des choses qui ne sont pas viables financièrement — et ils finiront par le payer un jour. Malheureusement, a-t-il précisé, s'ils continuent il y aura de moins en moins de contribuables pour les aider à payer la facture.

«Et où les gouvernements prennent l'argent? Des taxes, en vendant des choses. La prochaine chose qu'ils vont répondre c'est 'Et bien, prenez des riches'», a-t-il expliqué.

«Et c'est à ce moment-là que les riches changent de pays.»

Villeneuve, qui est âgé de 41 ans, a remporté le championnat des pilotes de F1 en 1997 et a été idolâtré par les amateurs de sports locaux qui ont célébré son accomplissement en organisant une bruyante cérémonie précédant un match du Canadien de Montréal. Après avoir connu quelques saisons difficiles en F1, il a quitté le plateau en 2005 et a depuis ce temps piloté dans d'autres circuits, notamment la série Nationwide du NASCAR.

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