Le Biodôme de Montréal fêtera dans les prochains jours son vingtième anniversaire, le 19 juin pour être précis.

Depuis son inauguration en 1992, après trois ans de travaux menés tambour battant dans l'ancien vélodrome des Jeux olympiques, 17,3 millions de visiteurs ont découvert ce lieu unique, à la fois zoo, aquarium et jardin botanique. 70% d'entre eux viennent du Québec, les enfants représentant 35,5% du public.

Le Biodôme est ainsi le lieu touristique payant le plus fréquenté de Montréal, avec 861 000 visiteurs en 2011.

Ces milliers de visiteurs ont tous découvert les cinq ecosystèmes des Amériques reproduits à l'intérieur du Biodôme. Dans cette «maison de vie» s'épanouissent plus de 1500 espèces végétales et quelque 250 espèces animales regroupant environ 4500 individus.

En revanche, aucun d'eux n'a eu l'occasion de découvrir l'envers du décor.

Le Huffington Post Québec vous invite donc dans les coulisses du Biodôme à l'occasion d'une visite de presse organisée mercredi.

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  • Le Biodôme a été créé en moins de 3 ans

    A la fois zoo, aquarium et jardin botanique, le Biodôme a donné une seconde vie à l'ancien vélodrome des Jeux olympiques. Il a été inauguré en 1992, à l'occasion du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, après 3 ans de travaux menés tambour battant (photo Geoffrey Dirat).

  • La même finalité

    En 20 ans, le leitmotiv du Biodôme n'a pas changé. Il donne à voir la diversité des habitats naturels des Amériques, pour "susciter des comportements respectueux de l'environnement" (photo Geoffrey Dirat).

  • Sous la voûte céléste

    Première étape de la visite dans les coulisses du Biodôme, sous la "voûte céleste", c'est-à-dire au-dessus des verrières, sous le toit. Un endroit aujourd'hui inaccessible au public, mais que la directrice du Biodôme, Rachel Léger (au centre), songe à rendre accessible aux visiteurs pour qu'ils découvrent la canopée, sur laquelle les paresseux viennent brouter les feuilles à la cime des arbres (photo Geoffrey Dirat).

  • A ciel presque ouvert

    Les 58 lanterneaux du Biodôme ont mal vieilli. Ils sont remplacés au fur et à mesure depuis 2003. Le chantier devrait s'achever en 2015. Coût total: environ 20M$ (photo Geoffrey Dirat).

  • La lumière, un souci permanent

    Un soin tout particulier est apporté à la lumière, qu'elle soit naturelle ou artificielle. Le Biodôme veille scrupuleusement à respecter la durée de la photopériode des saisons, qui dicte les cycles de reproduction des animaux et des végétaux (photo Geoffrey Dirat).

  • Poussée verte

    Les filets qui retiennent les oiseaux de sortir de leur écosystèmes n'empêchent pas les arbres de chercher la lumière (photo Geoffrey Dirat).

  • Humidité contrôlé

    L'hydrométrie des écosystèmes du Biodôme est contrôlée par 2000 capteurs qui activent automatiquement les gicleurs si besoin (photo Geoffrey Dirat).

  • Réfrigération

    L'écosystème des deux régions polaires - l'Arctique et l'Antarctique - est le seul à ne pas être éclairé par la lumière naturelle. Une nécessité afin de pouvoir en contrôler la température ambiante qui oscille entre +12 et +15 C° pour l'Arctique et entre 2 et 5C° pour l'Antarctique (photo Geoffrey Dirat).

  • Dans les coursives du Biodôme

    Une poubelle qui n'en est pas une ... (photo Geoffrey Dirat)

  • Efficacité énergétique

    Grâce à un système d'échanges thermiques entre les écosystèmes et la nappe phréatique située dans le sous-sol, le Biodôme a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 50% depuis 2003, faisant par la même baisser sa facture énergétique de plus de moitié (de 2,7M$ à 1,3M$ par an). Un effort récompensé par la Fédération canadienne des municipalités qui vient de décerner à Jean Bouvrette, le directeur des services techniques, le titre de champion éco-responsable (photo Geoffrey Dirat).

  • Chaud et froid

    Le système de régulation de la température du Biodôme (photo Geoffrey Dirat).

  • Passionné d'arbre

    Responsable des collections végétales du Biodôme, Jean a raconté avec passion l'histoire d'un séquopia, un arbre de la forêt tropicale, qui s'est planté tout seul en 1995. Jean suppose que les graines ont été amenées par les chauve-souris (photo Geoffrey Dirat).

  • Planté tout seul

    Le séquopia en question (photo Geoffrey Dirat).

  • Le plus rongeur au monde

    Le Biodôme héberge un couple de capybaras. Cousin du castor, le capybara est le plus gros rongeur au monde. Il peut peser plus de 50 kilos et vit en Amérique du sud (photo Geoffrey Dirat).

  • Entraînement

    Les animaux du Biodôme ne sont pas dressés. Ils sont conditionnés pour que le vétérinaire puisse les ausculter sans recourir à l'anesthésie (photo Geoffrey Dirat).

  • Aux petits soins

    La vétérinaire du Biodôme examine chacun des animaux au moins une fois par an. Il lui arrive de réaliser sur place des échographies ou des prises de sang, ce qui serait impossible si ses patients n'étaient pas conditionnés (photo Geoffrey Dirat).

  • Faux arbres

    Six faux arbres, moulés dans de vraies écorces, sont disséminés dans l'écosystème de la forêt tropicale. Ils soutiennent la verrière et renferment le système de ventilation et d'humidification (photo Geoffrey Dirat).

  • Température variable

    La température du corps des caïmans varie selon la chaleur ambiante. Ils évitent de gaspiller leur énergie en réduisant au maximum leurs mouvements (photo Geoffrey Dirat).

  • Chaud froid

    Selon les écosystèmes, la température varie de +2 à +28C°. Le taux d'humidité relative oscille entre 23%, l'hiver dans le golfe du Saint-Laurent, et 90%, dans l'érablière des Laurentides (photo Geoffrey Dirat).

  • A table

    Les loutres sont nourries avec du poisson frais et vivant. L'objectif est de "stimuler l'animal pour augmenter son activité physique et éviter qu'il ne devienne obèse", explique Chantal Routier, la contre-maître des collections terrestres (photo Geoffrey Dirat).

  • Festin de truite

    La loutre passe à table deux fois par jour (photo Geoffrey Dirat).

  • En hauteur

    Plusieurs pièges à insectes sont installés dans l'érablière des Laurentides. Ils servent à identifier et à quantifier les espèces présentes dans le Biodôme. Selon la population, un prédateur peut être introduit afin de la réduire (photo Geoffrey Dirat).

  • Des tonnes d'eau

    Responsable de l'aquarium du Biodôme, Serge Pépin est fier des 12 esturgeons qui nagent au milieu des 300 autres poissons. Son bassin mesure 30 mètres de large sur six de profondeur et renferme 2,5 millions de litres d'eau salée à 10C° (photo Geoffrey Dirat).

  • Maousse costaud

    Un centre marin du Nouveau-Brunswick a confié quatre esturgeons géants. Ils mesurent 6 à 7 pieds de long et pèsent entre 160 et 180 livres. L'esturgeon du Saint-Laurent est considéré comme une espèce à risque (photo Geoffrey Dirat).

  • Grand bleu

    L'aquarium du Biodôme abrite 20 espèces marines différentes, ici une raie (photo Geoffrey Dirat).

  • En plongée

    Le Biodôme héberge 10 espèces d'oiseaux marins pêcheurs (photo Geoffrey Dirat).

  • Sur les rives du Saint-laurent

    (photo Geoffrey Dirat)

  • Prise de bec

    Deux pingouins mâles s'affrontent pour régner en maître sur l'Arctique (photo Geoffrey Dirat).

  • Surpopulation

    Au cours des 10 dernières années, les oiseaux des écosystèmes Arctique et Antarctique ont donné naissance à 165 poussins. Le nombre de manchots, qui a atteint 75 par le passé, est aujourd'hui stabilisé à 50 (photo Geoffrey Dirat).

  • Madame la doyenne

    « Papou vert », la doyenne des manchots a fêté ses 33 ans le 1er mai dernier, un âge vénérable pour un volatile (photo Geoffrey Dirat).

  • Champion d'apnée

    Dans la nature, le manchot royal peut plonger jusqu'à une profondeur de 450 mètres (photo Geoffrey Dirat).

  • Miroir d'eau

    La prochaine exposition du Biodôme est en cours d'installation. Intitulée "trOmbe", elle a été créée par l'artiste Richard Purdy. Il propose aux visiteurs de mettre les deux pieds dans l'eau, parapluie à la main, pendant que le tonnerre gronde et que les éclairs illuminent la forêt...(photo Geoffrey Dirat)

  • Sur les toits

    Dernière étape de la visite, direction le toit du Biodôme pour découvrir le chantier du remplacement des lanterneaux (photo Geoffrey Dirat)

  • Explication de chantier

    Jean Bouvrette, le directeur des services techniques du Biodôme, explique que les lanterneaux sont remplacés un à un. Un plancher en bois est d'abord disposé avant le retrait des vieux lanterneaux. Les nouveaux arrivent en pièces détachés depuis Québec, où ils sont fabriqués par l'entreprise Epsylon. Ils sont ensuite assemblés sur place (photo Geoffrey Dirat).

  • 12 ans de chantier

    Les anciens lanterneaux, à gauche, et les nouveaux, à droite. Le chantier a débuté en 2003 et devrait s'achever en 2015. Il reste aujourd'hui 15 lanterneaux à changer (photo Geoffrey Dirat).

  • A pied d'oeuvre

    Il faut compter environ un mois pour remplacer un lanterneau: 15 jours pour déposer l'ancien, 15 jours pour installer le nouveau (photo Geoffrey Dirat).

  • Plastique aérien

    Les "lucarnes" des lanterneaux sont fabriquées en polycarbonate, le même plastique des hubltos des avions de ligne (photo Geoffrey Dirat).

  • Ajusté par GPS

    Le chef de chantier de l'entreprise QMD explique que les arpenteurs mesurent la position des rivets des lanterneaux à l'aide d'un GPS (photo Geoffrey Dirat).