Crise en Syrie : c'est la faute aux étrangers, selon Bachar Al-Assad

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BACHAR AL ASSAD
Bachar Al-Assad. (AFP) | AFP

Le président Bachar Al-Assad sort de son mutisme. Il a prononcé dimanche un discours devant le nouveau Parlement dans lequel il a notamment dénoncé une « véritable guerre » menée de l'étranger.

Saluant la mémoire de « tous les martyrs » en Syrie qu'ils soient civils ou militaires, il a répété que la Syrie faisait face à un « plan de destruction », et s'est posé en rempart contre le « terrorisme qui augmente ».

Il a affirmé que son régime avait « essayé tous les moyens politiques ».

« Il n'y aura pas de compromis dans la lutte contre le terrorisme et ceux qui le soutiennent », a dit le président syrien, qui assimile le mouvement de contestation au « terrorisme ».

Par ailleurs, il a nié toute responsabilité du régime alaouite dans le massacre perpétré le 25 mai à Houla, un « crime affreux ».

Il s'agit d'une des rares interventions de l'homme fort de Damas alors que le plan de sortie de crise du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan est resté lettre morte.

Lors de son dernier discours télévisé en janvier, Bachar Al-Assad avait accusé des pays étrangers de « comploter » contre la Syrie.

La répression des manifestants et les combats entre troupes régulières et rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL, opposition armée) font des dizaines de morts chaque jour partout au pays, malgré la présence de près de 300 observateurs de l'ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) fait état de 13 400 morts, en majorité des civils depuis le début de la révolte, en mars 2011.