À Québec, les représentants des principales associations étudiantes attendent toujours mercredi matin d'être convoqués à une nouvelle ronde de négociations avec la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne.

Les négociations ont été suspendues mardi soir, au terme d'une deuxième journée de pourparlers au cours de laquelle les parties ont finalement abordé la question centrale dans le conflit étudiant en cours depuis la mi-février, celle des droits de scolarité.

À leur sortie de la table des discussions, vers 22 h 50, les leaders étudiants ont affirmé que les pourparlers progressaient, tout en laissant entendre que des propositions intéressantes leur avaient été faites.

« On a soumis plusieurs scénarios encore en soirée à la partie gouvernementale et on s'attend à des réponses demain [mercredi] », a déclaré le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

Le jeune homme a alors précisé que le négociateur du gouvernement dans ce dossier, Pierre Pilote, entrerait en contact avec eux pour déterminer à quel moment les discussions vont reprendre. Les négociations avaient commencé à 14 h lundi et à 13 h mardi.

« Si on y est encore, vous comprendrez que c'est parce que, selon nous, ça en vaut la peine. Parce que les discussions progressent et parce qu'il y a eu plusieurs scénarios de déposés sur la table par les différentes parties », a poursuivi le co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois.

Lorsque des journalistes lui ont demandé si une entente était imminente, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a répondu : « Ça dépend combien d'heures vous voyez comme imminente ».

« Plus que jamais, les organisations étudiantes vont être solidaires entre elles dans un moment critique comme ces négociations. C'est un geste d'unité », a conclu le secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), Paul-Émile Auger, propos accueillis sous une pluie d'applaudissements de la part des manifestants réunis sur place.

La hausse des droits de scolarité abordée

Les négociations de mardi se sont étalées de 13 h à presque 23 h, avec une pause pour le soupe. Le gouvernement a fixé un cadre pour que les représentants des étudiants proposent une offre de sortie de crise.

« On a soumis des offres au gouvernement dans le cadre de ces paramètres-là et on attend un retour du gouvernement ce soir », avait indiqué Martine Desjardins, avant la pause du repas.

À son retour en soirée, Gabriel Nadeau-Dubois avait précisé que la hausse des droits de scolarité était « sur la table ». « C'est déjà un très bon début », avait-il ajouté, indiquant que la loi 78 n'avait pas fait partie des discussions.

Avant le début des discussions, M. Nadeau-Dubois avait spécifié que la CLASSE voulait que les discussions portent sur les droits de scolarité et la loi spéciale. La FECQ, la FEUQ ainsi que la TaCEQ, aussi présente à la table, ont tenu un discours similaire.

Interrogé sur la loi 78, Léo Bureau-Blouin s'était contenté de dire, à son retour, que la loi spéciale serait abordée « potentiellement plus tard ».

Selon les informations de Radio-Canada, le gouvernement Charest souhaiterait conclure une entente avec les étudiants d'ici mercredi. Cela permettrait à la FEUQ de se prononcer à ce sujet lors d'une assemblée générale prévue jeudi. La CLASSE pourrait faire de même lors d'une rencontre de ses dirigeants en fin de semaine.

Pas question d'abroger la loi 78

À la période de questions, mardi, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a demandé au premier ministre si les négociations portaient sur l'enjeu de la hausse des droits de scolarité.

Le premier ministre Jean Charest a répondu que l'enjeu principal était l'accessibilité aux études. Il a rappelé, à ce propos, que son gouvernement avait bonifié le programme de prêts et bourses.

La porte-parole péquiste en matière de justice, Véronique Hivon, est ensuite revenue sur la manifestation des juristes, lundi soir, à Montréal. « En plus des milliers de personnes qui marchent chaque soir au son des casseroles, la loi 78 est dénoncée publiquement par le barreau, par 60 professeurs de loi, et maintenant par des centaines de juristes qui descendent dans la rue », a-t-elle résumé, avant de demander si le gouvernement allait décider d'abroger cette loi devant la contestation.

Le ministre de la Justice Jean Marc Fournier a répondu que la loi ne devrait pas être abrogée, parce que cela reviendrait à ramener le chaos, les crises sur les campus universitaires et devant les cégeps. Il accuse le PQ de vouloir ramener « le trouble sur les campus ».

L'Association du barreau canadien défend la loi, a aussi tenu à souligner le ministre Fournier.

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  • Manifestation nocturne et casseroles; 29 mai 2012

    (Crédit photo: Olivier Lauzon)

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    (Crédit photo: Olivier Lauzon)

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