Interviewée en marge du congrès de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), qui se tient depuis samedi matin à l'Université de Sherbrooke, la coporte-parole de l'organisation Jeanne Reynolds a indiqué que la loi 78 serait abordée en priorité dans le cas d'une nouvelle ronde de négociations.

« Pour nous, c'est clair que la première chose qu'on met sur la table c'est la loi 78, parce que c'est quelque chose de très contraignant, très répressif, et on espère la voir suspendue », a-t-elle déclaré.

Mme Reynolds a précisé que la CLASSE attendait toujours des nouvelles du gouvernement en vue d'éventuelles négociations avec les étudiants. Elle s'est d'ailleurs demandé si la volonté du gouvernement à négocier était sincère ou s'il s'agissait d'un nouveau « coup médiatique ».

Les conditions à mettre sur la table des négociations font aussi partie des discussions du congrès de la CLASSE, auquel participent une centaine de délégués.

Interrogée sur la poignée de main échangée vendredi soir entre la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, et les trois leaders étudiants, Mme Reynolds a affirmé que ce n'était, à son avis, qu'un geste de politesse.

Considérée comme l'association la plus « radicale », la CLASSE avait invité les citoyens à défier la loi 78, lundi dernier, parce qu'elle constitue « une attaque frontale aux droits fondamentaux et inaliénables que sont la liberté d'expression, d'association et de manifestation ».

L'association étudiante avait du même coup annoncé le lancement du site Arretezmoiquelquun.com et invité les citoyens à y afficher publiquement leur intention de désobéir à la loi 78.

En réponse à l'offre du gouvernement, la CLASSE a proposé quatre mesures, dont celle de taxer le capital pour financer la gratuité scolaire.