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La GRC ferme la moitié de ses laboratoires judiciaires

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(Radio-Canada.ca) | Radio-Canada.ca

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) annonce la fermeture de trois de ses six laboratoires judiciaires au pays, soit ceux de Winnipeg, Regina et Halifax.

Les laboratoires de la GRC servent par exemple à effectuer des analyses d'ADN, des analyses balistiques ou des tests de contrefaçon pour leurs propres enquêtes policières, mais aussi pour des services de police municipaux.

La GRC concentrera ses opérations dans les laboratoires qui resteront à Edmonton, Vancouver et Ottawa.

Le gouvernement Harper justifie sa décision par des raisons économiques, estimant à 3,5 millions de dollars les économies réalisées. La mesure a pour but de réduire les coûts en supprimant les dédoublements et en diminuant les frais liés aux infrastructures, comme l'entretien des bâtiments, sans compromettre les services de base. Un rapport commandé par la GRC concluait que le système actuel était inefficace.

Comme tous les ministères et agences gouvernementales, la GRC est soumise à un régime minceur imposé par le dernier budget du ministre des Finances, Jim Flaherty. La GRC devait réduire ses dépenses de 192 millions de dollars.

Les 70 scientifiques et techniciens touchés par les fermetures se feront offrir d'être transférés dans les trois laboratoires restants.

Josh Arnold, président de l'Association des avocats de justice criminelle de Nouvelle-Écosse, s'est dit préoccupé par l'impact de la fermeture du laboratoire de Halifax sur la tenue des procès.

« Un accusé a le droit constitutionnel à un procès dans un délai raisonnable », a-t-il plaidé. « En général, tout retard dans la tenue d'un procès en raison d'un manque de ressources de la police se répercute sur la Couronne ».

Le premier laboratoire judiciaire au pays a été créé à Regina en 1937.