Courchesne: une rencontre «très très importante», même la CLASSE y sera

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Michelle Courchesne (Radio-Canada.ca)
Michelle Courchesne (Radio-Canada.ca)

Le négociateur du gouvernement du Québec, Pierre Pilote, a invité la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) à participer à une rencontre avec les trois autres associations étudiantes pour tenter de trouver une sortie de crise dans le conflit.

Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a confirmé que l'association allait accepter de s'asseoir à la même table que Québec et qu'elle n'exigeait pas l'abrogation de la loi 78 avant de commencer les discussions.

Mais « si le gouvernement voulait vraiment démontrer son intention de discuter avec nous, le meilleur geste qu'il pourrait faire serait de suspendre ou d'abroger la loi 78 », a toutefois indiqué M. Nadeau-Dubois.

Le porte-parole de la CLASSE précise que la hausse des droits de scolarité sera abordée lors de la rencontre, « l'enjeu principal de la grève ».

Gabriel Nadeau-Dubois ajoute que ni la date ni le lieu n'ont encore été communiqués par le gouvernement.

« Les regards seront tournés vers nous et on va tenter de trouver une sortie de crise honorable pour tout le monde. »

Plus tôt, la ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, avait confirmé que le gouvernement préparait une nouvelle rencontre avec les associations étudiantes afin de parvenir à une sortie de crise.

Mme Courchesne avait indiqué qu'« il y a eu beaucoup d'échanges entre la FECQ, la FEUQ et mon cabinet », et que seule la CLASSE n'avait pas encore été contactée.

La ministre Courchesne estime qu'il faut prendre le temps de bien préparer cette rencontre afin de parvenir à une sortie de crise. « Il y aura vraisemblablement des rencontres, mais de chaque côté, nous avons convenu qu'on prendrait le temps de préparation nécessaire », a précisé la ministre.

« C'est sûr que si nous prenons le temps de préparation requis, c'est que, de part et d'autre, nous sommes très conscients du sérieux de la situation et que, de part et d'autre, nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour arriver à une entente qui soit définitive, qui ramène la paix sociale et qui ramène les étudiants sur les bancs de classe. », a affirmé Michelle Courchesne.

L'implication du premier ministre

Bien que Mme Courchesne soutienne que le premier ministre participe étroitement au processus, ce dernier ne sera pas assis à la table des négociations comme l'exige la chef du Parti québécois, Pauline Marois, depuis plusieurs semaines.

« N'ayez aucun doute dans votre esprit : M. Charest est le premier ministre, le chef qui est très très très étroitement associé à l'ensemble de nos travaux. », a-t-elle ajouté.

Le premier ministre a d'ailleurs demandé à son ancien directeur de cabinet, Daniel Gagnier, de reprendre du service, notamment pour négocier avec les leaders étudiants.

Le conflit sur la hausse des droits de scolarité a franchi le cap des 100 jours plus tôt cette semaine et la ministre Courchesne refuse d'envisager un échec des négociations qui s'annoncent. « Honnêtement, ce que les parties souhaitent, c'est une sortie de crise », conclut-elle.

Par ailleurs, Alain Paquet, l'actuel ministre délégué aux Finances est nommé ministre responsable de la région de Laval, Laurentides et Lanaudière. C'est une fonction qu'occupait Michelle Courchesne.

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