La génétique au service du traitement du cancer pour des soins personnalisés

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MONTRÉAL - Pas moins de 75 pour cent des personnes atteintes de cancer ne répondent pas au traitement de chimiothérapie. La raison à ce problème d'efficacité est peut-être génétique.

Plusieurs spécialistes en oncologie se sont réunis mercredi, à Montréal, pour prendre part au Symposium sur les soins de santé personnalisés en cancer.

Le Consortium de recherche en oncologie clinique du Québec est venu expliquer que lorsqu'une molécule est produite, il est possible de déterminer sur quel gène elle peut agir. Si le gène est présent chez le patient, le nouveau médicament pourra lui être prescrit; dans le cas contraire une autre combinaison devra être trouvée.

C'est ce qu'on appelle la personnalisation du traitement.

Des expériences ont été tentées en ce sens en France et aux États-Unis. À lui seul, le traitement personnalisé du cancer du côlon a permis d'économiser 160 millions $, en un an, aux États-Unis.

Pour Nathalie Rodrigue, vice-présidence de la Coalition priorité cancer au Québec, la question est de savoir si le Québec est prêt à offrir des soins personnalisés.

Même si cette avenue tend vers des résultats médicaux prometteurs pour le patient, la médecine personnalisée engendre des coûts et des investissements en recherche puisque pour adapter le traitement, encore faut-il connaître les profils génétiques et environnementaux du patient.

Le cancer demeure le tueur numéro un au Québec. En 2011, plus de 20 500 décès ont été rapportés et au moins 52 000 nouveaux cas diagnostiqués. Avec le vieillissement de la population, ces statistiques augmenteront au cours des prochaines années.

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