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Les buveurs de café vivraient plus longtemps, selon une vaste étude

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CAFE LONGEVITE
(AP) | AP

MILWAUKEE - Les buveurs de café, qu'ils choisissent du café «normal» ou décaféiné, sont susceptibles de vivre un peu plus longtemps que les autres, affirme la plus importante étude jamais réalisée sur la question.

Quelque 400 000 personnes avaient été recrutées pour cette enquête menée par les National Institutes of Health des États-Unis et l'AARP, une ONG pour personnes retraitées. Les conclusions sont publiées jeudi dans le prestigieux New England Journal of Medicine.

Les chercheurs ont été incapables d'expliquer ces bienfaits apparents, puisque le café contient des milliers de substances susceptibles d'avoir un impact sur la santé — allant des antioxydants utiles, jusqu'à d'infimes quantités de produits possiblement cancérogènes. L'ingrédient le plus étudié, la caféine, n'a pas eu d'incidence sur les résultats de cette étude.

De prime abord, les buveurs de café semblaient plus susceptibles de mourir à tout moment. Ils étaient toutefois aussi plus susceptibles de fumer, de boire plus d'alcool, de manger plus de viande rouge et d'être sédentaires que ceux qui ne buvaient pas de café­. Une fois ces éléments éliminés, une tendance claire s'est dégagée: chaque tasse de café bue chaque jour augmentait les chances de vivre plus longtemps.

L'étude a débuté en 1995. Des 402 260 participants, environ 42 000 ont indiqué ne jamais boire de café, contre 15 000 qui buvaient six tasses ou plus par jour. La majorité des participants en buvaient deux ou trois.

En 2008, environ 52 000 participants étaient décédés. Comparés à ceux qui ne buvaient pas de café, les hommes qui en buvaient deux ou trois tasses par jour avaient réduit leur risque de mort subite de 10 pour cent. Chez les femmes, cette réduction se chiffrait à 13 pour cent.

Même une seule tasse par jour se traduisait par une réduction du risque de mort subite de 5 pour cent chez les femmes et de 6 pour cent chez les hommes. L'effet le plus marqué a été observé chez les femmes qui consommaient quatre ou cinq tasses par jour: elles présentaient une réduction de 16 pour cent de leur risque de mortalité.

Les buveurs de café étaient moins susceptibles de mourir de maladies cardiaques ou respiratoires, d'un accident vasculaire cérébral, du diabète, de blessures, d'accidents ou d'infections. Aucun impact n'a été décelé quant au risque de décès dû au cancer.

Mais comme toutes les études réalisées sur l'alimentation et la santé, il est impossible d'établir un lien de cause à effet assuré. Des chercheurs admettent toutefois que c'est une enquête solide qui offre probablement les meilleures preuves qui seront jamais disponibles.