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Conflit étudiant: Jean Charest annonce le dépôt imminent d'un projet de loi spéciale (TWITTER)

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CP

Après de longues discussions au sein du caucus libéral, Jean Charest a annoncé mercredi soir que le gouvrnement est prêt à déposer d'une loi spéciale pour mettre un terme au conflit étudiant qui dure depuis plus de 90 jours au Québec.

« De façon à permettre aux étudiants de compléter leur session et de ne pas être pénalisés pour la suite de leur parcours, le gouvernement prend aujourd’hui la décision de déposer un projet de loi proposant la réorganisation du calendrier scolaire. Nous l'avons fait en privilégiant une solution qui permettrait de marquer une pause tout en permettant à la tension de se résorber », a déclaré le premier ministre.

Le projet de loi sera étudiée dans les prochains jours par les députés.
Le premier ministre n'a pas précisé quand la loi serait officiellement déposée devant l'Assemblée nationale.

La loi spéciale aurait pour effet de suspendre les sessions des collèges et des universités actuellement en grève jusqu'en août, à moins que des ententes n'interviennent dans les établissements.

« Nous avons cherché à résoudre ce conflit par la discussion et le dialogue. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons proposé plusieurs mesures et fait des changements importants», a souligné la nouvelle ministre de l'Éducation Michelle Courchesne. « Malgré toutes ces semaines de conflit, le gouvernement en vient à la conclusion que les représentants des associations étudiantes ne sont pas prêts à faire une réelle ouverture », a-t-elle ajouté.

Dans l'après-midi, la chef de l'opposition Pauline Marois a lancé un dernier appel au gouvernement, l'exhortant à ne pas déposer une telle loi.

«Je demande à M. Charest d'éviter de commettre l'irréparable. Avec une loi spéciale, tout le monde sera perdant», a affirmé la chef du Parti québécois.

Les leaders étudiants ont eux-aussi exprimé leurs craintes, redoutant que la loi spéciale ne jette de l'huile sur le feu.

En point presse, Léo Bureau-Blouin a estimé qu'une loi spéciale «ne ferait qu'envenimer la situation, créer plus de violence, plus de tension». S'adressant à Jean Charest, le président de la FECQ a ajouté qu'«un bon père de famille ne fait pas venir la police chez lui pour régler les problèmes qu'il a avec ses enfants. Un bon père de famille s'adresse à ses enfants, leur parle pour régler la crise».

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