Rencontre avec Courchesne: Les canaux de communication sont ouverts, disent les leaders étudiants

Huffington Post Québec  |  Publication: Mis à jour: 15/05/2012 21:51

Rencontre Courchesne
Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds de la CLASSE. (Radio-Canada.ca)

Au sortir de leur rencontre avec la nouvelle ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, mardi, les leaders étudiants des quatre principales associations étudiantes ont tous indiqué que les « canaux de communication » avec le gouvernement restaient ouverts.

Amorcée peu après 20 h, la réunion a duré environ 1 h 45. L'attachée de presse de la ministre a indiqué que Mme Courchesne ne ferait aucun commentaire à l'issue de la réunion.

À leur sortie de l'édifice, les présidents de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), les coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et le secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) ont pour leur part adressé quelques commentaires aux médias.

« La CLASSE sort de cette rencontre relativement satisfaite », a affirmé le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, évoquant des « discussions somme toutes assez cordiales ».

« On a également débouché certains canaux de communication qui avaient peut-être été bouchés par certaines mésententes avec Mme Beauchamp », a-t-il ajouté.

« Cette rencontre nous a rassurés sur plusieurs points », a ajouté l'autre coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds. « La ministre nous a réitéré que l'annulation de session n'était pas un scénario envisageable » [...]. La ministre était d'accord avec nous pour dire que les injonctions n'étaient pas une solution envisageable pour régler le conflit », a-t-elle expliqué.

Mme Courchesne n'a pas fait de nouvelle proposition, ont-ils précisé. Sort-on de l'impasse? ont demandé des journalistes. « Il est trop tôt pour le dire », a répondu M. Nadeau-Dubois.

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Peut-on s'attendre à plus de compromis des étudiants et du gouvernement avec ce changement de ministre?

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Premiers à s'adresser aux médias, les présidents de la FEUQ et de la FECQ, Martine Desjardins, et Léo Bureau-Blouin, ont de leur côté précisé que les associations étudiantes avaient transmis leurs « positions consensuelles », dont la demande pour un moratoire sur la hausse des frais de scolarité.

La successeure de Line Beauchamp, qui a convoqué la rencontre peu après avoir été nommée, lundi, avait précisé que les discussions avaient pour but de faire l'état des lieux pour ensuite faire rapport au gouvernement. Le Conseil des ministres doit d'ailleurs se réunir mercredi.

Les leaders étudiants ont indiqué que la ministre Courchesne les contacterait après avoir discuté avec ses collègues.

« On restera à Québec pour suivre le tout », a précisé Mme Desjardins.

Entre compromis et fermeté

Avant le début de la rencontre, les leaders avaient dit espérer une ouverture chez leur nouvelle interlocutrice. Perçue par les représentants étudiants comme plus conciliante que son ex-collègue, Michelle Courchesne avait présidé la rencontre-marathon, les 4 et 5 mai, qui avait réuni les représentants étudiants, les représentants des dirigeants d'établissements ainsi que des leaders de centrales syndicales qui représentent des professeurs (CSN, FTQ, CSQ).Avant d'aller rencontrer la ministre, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, et celui de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, ont dit qu'ils avaient déjà prouvé leur ouverture au compromis.

« On vient encore une fois présenter les solutions, présenter les compromis qu'on est prêt à faire », a déclaré Mme Desjardins. « On espère que du côté gouvernemental, on est prêt aussi à faire des compromis ».« On espère que ce ne sera pas le jour de la marmotte, a-t-elle ajouté, affirmant que le gouvernement « n'avait pas « bougé d'un iota » sur la question des frais de scolarité.

Léo Bureau-Blouin a tenu des propos similaires, espérant de cette réunion qu'elle serait « productive » et que la ministre serait en « mode compromis » et en « mode écoute ». « J'ose espérer que c'est un appel au dialogue », a-t-il dit.

« Je pense que l'objectif d'aujourd'hui est de démontrer à Mme Courchesne que les étudiants sont ouverts, sont prêts à des compromis et sont là pour régler le conflit », poursuivait Léo.

La CLASSE a de son côté indiqué qu'elle tenait à discuter des frais de scolarité, l'enjeu au coeur du litige. « En 14 semaines, on a parlé de beaucoup de choses avec le gouvernement Charest : on a parlé des frais de scolarité, on a parlé des prêts et bourses, on a parlé de la gestion universitaire, on a parlé des frais afférents, on a parlé à peu près de tout dans le système universitaire sauf de la hausse des frais de scolarité », a déploré Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE.

« Il est plus que temps qu'on arrête de niaiser, comme on dit en québécois, et qu'on parle des vraies affaires! », mentionnait Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE.

Interrogée sur la possibilité d'un ultimatum qui serait lancé par la ministre Courchesne, l'autre coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, a appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités dans un contexte où la grève étudiante dure depuis trois mois. « S'il y a un ultimatum à lancer, c'est plus de la part des étudiants, étudiantes envers le gouvernement », a-t-elle soutenu.

Les leaders étudiants ont en outre dénoncé le recours à une éventuelle loi spéciale. Le climat de tension entourant les injonctions prouve que ce n'est pas une façon de régler le conflit, ont-ils plaidé.

En après-midi, Mme Courchesne s'est par ailleurs entretenue avec les dirigeants de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et de la Fédération des cégeps.

Les solutions de l'opposition

Plus tôt, les partis d'opposition ont tous formulé leurs demandes au gouvernement Charest par rapport à cette rencontre, mettant de l'avant des lignes de conduite fort différentes.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a appelé le gouvernement à mener une « véritable négociation où chacun va être gagnant-gagnant », Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a pour sa part estimé que la ministre de l'Éducation devait obtenir des leaders étudiants un engagement ferme à assurer le libre accès des établissements aux étudiants souhaitant un retour en classe, une condition préalable aux discussions selon lui.

Le coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, a de son côté réclamé une suspension de la hausse, suggérant que les entreprises fassent leur « juste part » pour le financement universitaire.

Des scénarios de sortie de crise

Au cours des derniers jours, quelques scénarios pour mettre fin à la crise étudiante ont été évoqués:
Conclusion d'une entente
Adoption d'une loi spéciale pour mettre fin au conflit
Moratoire sur la hausse des frais de scolarité le temps de la tenue d'États généraux sur le financement des universités
Déclenchement des élections

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08:56 sur 16/05/2012
PLQ :10 ans à ne pas avoir tenu ses promesses, les scandale de financement du parti.... Même si Charest dit ne pas vouloir d'élections, c'est qu'il sait très bien que la population va le demander puisqu'il à tout fait pour. Ensuite il va nous sortir quelque chose comme :
''Je vous et entendu et vous me demander une élection sur la hausse de droits de scolarité...''

Non non non non. Certainement pas une élection qui ne porterait que sur la hausse de droits de scolarité. Un référendum serait l'idéale.

Si jamais la population accepte une élection sur la hausse de droits de scolarité, ce serait la preuve ultime que nous sommes plus que naïfs, idiots, manipulables. Ce serait comme dire :
'' SVP M. Charest, continuez de vous foutre de notre gueule.'' Aussi bien lui de mander d'annuler l'enquête sur la corruption...viarge !

UN RÉFÉRENDUM s'tie !
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
07:59 sur 16/05/2012
les canaux sont ouverts mais les bourses sont fermees. donc ....... a suivre
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
07:09 sur 16/05/2012
À mon avis le seul scénario valable et rapide et celui que j'ai avancé hier sur ce blog.

Un "opting in" et un "opting out"
La majorité écrasante des Étudiants sont prêts à faire un effort collectif en payant les augmentations proposées...parfait. Il choisissent "l'Opting in"

La minorité qui prétend ne pas pouvoir payer (en Dépit des Bourses et des prêts subventionnés) n'auraient pas à payer s'ils choisissent "l'Opting out", mais automatiquement ils s'engageraient à offrir 50 heures de travaux communautaires par an à leur Municipalité ...c'est tout, et c'est réglé avec un peu de bonne volonté.
05:31 sur 16/05/2012
Comme ça les étudiants vont enfin commencer à négocier? Il etait temps car jusqu'a present il y avait seulement le gouvernement qui voulait
07:44 sur 16/05/2012
Malheureusement, il me semble que ceux qui se présentent pour négocier n'ont aucun controlle sur ceux qu'ils prétendent représenter.
23:01 sur 15/05/2012
Aux opposants de la hausse de droits de scolarité, une question simple:

Si des élections avaient lieu sur la hausse des droits de scolarité et que le gouvernement libéral remportait une majorité, accepteriez-vous ce vote démocratique et la légitimité du gouvernement à mettre en place la hausse et assurer ainsi le respect et la volonté de la majorité des étudiants qui veulent retourner en classe?
23:46 sur 15/05/2012
Oui mais je serais très déçu de la façon que les Québécois voient la charte des droits et libertés. Comme la société voterait à l'encontre de mes valeurs, j'accepterais la défaite et prendrait mon trou ou tout simplement déménager dans une société qui me ressemble plus.
01:04 sur 16/05/2012
Ce que les québécois voient dans la charte des droits et libertés est que la liberté de l'un s'arrête où la liberté de l'autre commence. La charte des droits et libertés ne donne pas carte blanche à tous ceux se décident de prendre en otage la majorité de la population et des étudiant et de priver ces derniers de leur droit bien réel de pouvoir retourner à leurs études.

Ces étudiants avaient le droit de faire leur boycott s'ils le voulaient, mais rien ne leur permettait d'empêcher les autres de pouvoir rentrer à leurs cours et de pouvoir continuer leurs études en paix.Rien dans cette charte ne leur permettait de saccager le bien public, de saccager les biens personnels de citoyens qui n'avaient rien à voir avec leur boycott, de retarder des milliers de travailleurs qui tentaient de se rendre à leur travail, de nous laisser une facture de plusieurs millions de dollars en salaire des corps policiers, en dommages et en vandalismes etc.

Ils ont le droit de s'exprimer, et personne ne veux le leur enlever, mais ils n'ont pas celui faire payer toute une population pour le simple fait qu'elle vient de leur demander de prendre, eux aussi leurs responsabilités et de faire leur juste part, comme tout le monde.
01:02 sur 16/05/2012
holà...une ré-élection automatique du gvnt libéral me semble hautement improbable même si la majorité de la population les appuie dans ce dossier. Veux dire on donne son vote à un parti pas juste pour régler un dossier. Si JC compte là dessus c'est un gros nul.
01:53 sur 16/05/2012
On ne vote pas pour un gouvernement libéral pour avoir réglé un dossier, mais pour le caractère qu'il a fait preuve en écoutant la population et en ne cédant pas au chantage et à la violence.
07:47 sur 16/05/2012
Et est-ce que tu crois vraiment que le PQ n'augmentera pas les droits de scolaritée? Ils ne parlent pas fort en ce moment...
22:46 sur 15/05/2012
Si Charest veut se débarrasser d'un ministre, il lui confie le dossier de l'éducation. De toute façon, ils n'ont rien à offrir les libéraux aux étudiants. En laissant les choses aller, plus d'actes de désespoirs seront posés et plus la population se rangera du côté de Charest. C'est du capital politique gratuit.
02:02 sur 16/05/2012
Ils n'ont rien à offrir aux étudiants dites-vous? Et quel nom donnez-vous aux offres qu'ils ont présentées aux étudiants et que les leaders ont toujours refusé systématiquement. Il a même fallu que le gouvernement passe par les médias pour rende les dernières offres publiques afin de s'assurer que tous les étudiants auraient vraiment la chance de les entendres toutes. La population se range du côté de m. Charest parce qu'elle a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et une tête pour réfléchir à tout ca et il n'est plus possible aux trois syndicaliste étudiants d'essayer de leur faire croire le contraire de ce qu'ils ont vu par eux-même. La même chose tient pour QS le PQ et les syndicats.
02:43 sur 16/05/2012
À l'offre d'économiser autour de 125 dollars par session suite à l'étude des dépenses des universités c'est pas sérieux. Les étudiants ont bien fait d'avoir rejetés cette pseudo offre. Hormis tout le bruis de fond des manifestations et du désespoir des montréalais d'en venir à une sortie de crise, je crois que nous avons un excellent débat sur l'orientation de notre société. Une franche lutte de classes qu'il faut débattre avec des états généraux sur le financement de l'éducation. Si des profs et économistes sont du bord des étudiants c'est qu' il y a un vrai débat. Le gouvernement doit cesser sont combat et nier le problème ça prend un solution , une vraie! Sachez que je suis père et professionnel. Que j'ai été endetté d'avoir étudié. Je n'avais pas papa ni maman derrière pour m'aider. Je sais aussi ce que c'est d'accéder aux études supérieures avec peu de moyen. Ma fille va , à son tour, accéder au études supérieures bientôt. Qui croyez vous qui l'aidera durant son cheminement scolaire? Je ne veux surtout pas qu'elle s'endette à son tour. Les augmentations de frais scolaires, ça touche beaucoup de monde pas très riches. On augmentent un petit peu ici et là . Mais au bout de quelques années à peine, c'est plusieurs milliers de dollars de plus à la charge des étudiants et parents. Qu'est-ce que ça va coûter dans vingt ans?
22:38 sur 15/05/2012
Référendum sur la question. Ça la r`gle sans céder aux arrivistes péquisses qui font des pressions depuis plusieurs mois pour essayer d'obliger le gouvernement a déclencher des élections malgré quil reste 18 mois,l'été dernier cest pauline qui a failli y passer, l'année davant ils avaient mis une pétition en ligne pour faire démissionner Charest. Ils sont toujours en mode sabotages. Impossible de mettre ces gens en mode constructif. Meme quand ils ont le pouvoir ils trouvent moyen de sabotter ça demande moins d,efforts et de rigeur que de construire.
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21:56 sur 15/05/2012
Félicitations aux infographistes du Huffington Post Québec. La couleur titre «matche» parfaitement avec la couleur des lunettes italiennes de Madame la nouvelle ministre de la démocratie qui, bien sûr, exclue les étudiants, Voir les commentaires précédents.
23:14 sur 15/05/2012
La hausse des frais de scolarité est un enjeu de société qui concerne tous les citoyens. La vrai démocratie serait de s'en remmettre à la volonté du peuple, pas juste celle d'une minorité d'étudiants.
02:04 sur 16/05/2012
Je crois que c'est ce qui va se passer très bientôt.