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Grève étudiante: les professeurs prêts à négocier pour sauver la session

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JEAN TRUDELLE
Radio-Canada.ca

Si le conflit étudiant se réglait, les professeurs de cégep seraient prêts à négocier des aménagements à leurs conventions collectives pour permettre le rattrapage des cours, selon Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignants du Québec, affiliée à la CSN.

En entrevue au RDI dimanche, il a évoqué des dispositions comme des plages horaires étendues et le travail la fin de semaine. Cela engendrerait forcément des coûts supplémentaires que, selon lui, le Conseil du Trésor devrait assumer.

« Pour nous, il est hors de question d'hypothéquer la masse salariale de l'an prochain pour payer ces coûts-là », a-t-il dit.

Pour M. Trudelle, l'annulation des sessions de cégep pourrait avoir des conséquences sérieuses, en empêchant par exemple les finissants d'avoir accès à l'université et en augmentant les effectifs des cégeps à la prochaine session. Il rappelle que l'an dernier, il manquait de place dans certains cégeps pour accommoder tous les étudiants qui souhaitaient s'y inscrire.

La condition préalable pour de tels aménagements, c'est que le conflit se règle. « Ça prend la volonté politique de le faire, et ce n'est pas de notre ressort », conclut le chef syndical.

De son côté, l'attachée de presse de la ministre de l'Éducation, Hélène Sauvageau, a affirmé dimanche que les représentants étudiants et le ministère sont en contact quotidien.

Le mouvement de grève étudiante en est à sa treizième semaine.

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