Grève étudiante: la ministre de l'Éducation Line Beauchamp discute avec les étudiants

PC  |  Par Publication: 13/05/2012 11:17 Mis à jour: 15/05/2012 12:17

QUÉBEC - Il était impossible de communiquer avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, dimanche: elle était occupée à discuter avec les leaders étudiants. Ceux de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), qui avaient d'abord été exclus, ont été contactés par le bureau de la ministre, a-t-on appris en soirée.

L'attachée de presse de la ministre, Hélène Sauvageau, a indiqué en début de journée que Mme Beauchamp «était en discussions téléphoniques avec les leaders étudiants» et que son bureau allait aviser les médias et la population quand il souhaitera discuter du conflit étudiant.

Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois avait pour sa part indiqué sèchement que son organisation ne faisait pas partie de ces discussions, ajoutant qu'aucune des deux parties n'avait tenté de communiquer avec l'autre.

Mais en soirée, l'attaché de presse de la CLASSE, Renaud Poirier-Saint-Pierre, a signalé à La Presse Canadienne que le regroupement étudiant a reçu une invitation de la part du cabinet de la ministre Beauchamp à participer à «d'éventuelles discussions». Il s'est refusé à en dire davantage sur la signification de ces discussions.

À la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la porte-parole Charlotte Watson admet quant à elle que les contacts entre la ministre Beauchamp et la FECQ ont été plus fréquents durant la dernière semaine. Les discussions sont plus sérieuses quant à la marge de manoeuvre dont le gouvernement dispose, et certains documents ont été échangés.

Mme Watson ajoute qu'aucune rencontre «physique» n'est prévue.

Par ailleurs, les leaders étudiants estiment qu'il y a encore de l'espoir en vue d'une sortie de crise et ce, malgré le rejet massif de l'entente de principe intervenue entre le gouvernement et les quatre associations étudiantes du Québec.

«On est prêts à aller s'asseoir — dès demain matin s'il le faut — pour discuter avec le gouvernement de la manière de régler la crise, mais il va falloir un changement d'attitude de sa part. Il va falloir qu'il soit plus a l'écoute», explique M. Nadeau-Dubois.

«Nous, on garde le cap. La mobilisation se poursuit, on attend une offre du gouvernement.»

La CLASSE, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la FECQ et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) ont tous rejeté l'entente conclue la semaine dernière avec le gouvernement Charest.

Selon M. Nadeau-Dubois, cette proposition a eu un impact positif sur le moral des étudiants.

«Ironiquement, l'effet concret du dépôt de l'offre a été de dynamiser le mouvement de grève comme peu d'événements l'avaient fait dans le dernier mois», observe-t-il.

«Il y avait une atmosphère électrique dans les assemblées générales. Je crois que tout le monde a été surpris de voir que les étudiants sont prêts à aller jusqu'au bout. Après 13 semaines de grève, il s'est formé une solidarité exceptionnelle. Les gens sont prêts à aller beaucoup plus loin qu'ils ne le pensaient au départ.»

M. Nadeau-Dubois affirme que la CLASSE est favorable à l'idée d'un moratoire sur la hausse des droits de scolarité tel que proposé par certains leaders syndicaux samedi, mais qu'il faudra voir la durée et les conditions d'une telle mesure.

Il semble par ailleurs fort peu inquiet de la nouvelle vague d'injonctions prononcées vendredi dernier. Selon lui, elle ne fonctionnera probablement pas, car les gens refusent de voir les tribunaux briser la grève.

«Au mieux, les injonctions vont permettre a quelques individus d'avoir accès aux salles de cours. Au pire, ça va créer de l'attention et de la confrontation sur les campus», lance-t-il.

À la lumière de ce qu'il a observé dans les assemblées générales, M. Nadeau-Dubois estime que les étudiants ne retourneront pas en classe tant qu'il n'y aura pas une entente sur les frais de scolarité.

«Le bilan de la dernière semaine, c'est qu'on ne réglera pas le conflit à moins d'aborder l'enjeu de fond. Depuis le début, le gouvernement a tenté de contourner le sujet principal de plusieurs manières. On parle de prêts et bourses, de gestion, de frais afférents. On parle de tout, sauf de la hausse.»

Suivre Du Québec

QUÉBEC - Il était impossible de communiquer avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, dimanche: elle était occupée à discuter avec les leaders étudiants. Ceux de la Coalition large de l'...
QUÉBEC - Il était impossible de communiquer avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, dimanche: elle était occupée à discuter avec les leaders étudiants. Ceux de la Coalition large de l'...
Publié par Catherine Levesque  | 
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Favoris
Date de publication  | 
Popularité
18:20 sur 13/05/2012
Plusieurs membres du gouvernement Charest ont dit que la question des frais se décidera aux prochaines élections.

Alors pour être logique (et pour sortir de la présente crise) il faut que le gouvernement maintient le gel jusque là.
19:55 sur 13/05/2012
le problème c'est que les prochaines élections peuvent se tenir que dans un an et demi; ce sont les journalistes qui mettent la pression pour qu'il y ait des élections ce printemps a cause de la commission charbonneau et qu'une supposé fenêtre devrait s'ouvrir pour le gouvernement charest pour qu'il en déclenche...
les journaliste se font manipuler et niaiser...
01:20 sur 14/05/2012
Le gel ne reviendra pas. Nous étions rendu à payer 88% des études de chaque étudiant québécois, On ne peut pas continuer à ce rythme et ce que le gouvernement a fait est exactement ce qu'il fallait faire. Ce dégel aurait dû être fait dès 1996, alors que le PQ s'était rendu compte que ça ne pourrait pas durer trop longtemps. La seule différence entre eux et le PLQ, c'est qu'il y en a un qui n'a jamais eû le courage de le faire pour ne pas perdre de votes et l'autre vient de prendre une décision très difficile à prendre, malgré le fait qu'il savait très bien qu'il pourrait perdre des votes. Le PQ a été lâche, le contraire est vrai pour le PLQ.
15:13 sur 03/06/2012
Je crois que nous avons la possibilité comme beaucoup de pays dans le monde d'offrir l'université gratuite en soi pour les étudiants Québecois. S'il manque d'argent, ce n'est qu'en apparence.

En 1960 au Canada les corporations payaient 40% de taxe. En 2000 c'était 29%, et aujourd'hui c'est 15% qu'ils payent.

Le Québec suit le même modèle que le Canada et on baisse la contribution des corporations et des individus les plus nantis. Le PIB augmente toujours autant mais la classe moyenne stagne –car les plus nantis récoltes toujours une plus grande part des fruits du travail de la population et de ses ressources : http://goo.gl/HjEX7

Pour donner une idée plus large de la fiscalité de nos gouvernements depuis le début du 20 ième siècle on peut regarder se qui ce passe au US avec les impôts des corporations, les taxes sur les gain capitaux, et le tranche supérieur de taxe sur le revenu : http://goo.gl/yc08L

Et ensuite il y a tout les revenus perdus dans la corruption, le gaspillage, l'inefficacité gouvernementale, et les redevances ridiculement basse sur nos ressources, et j'en passe.

Alors je crois qu'on peut espérer, sans augmenter la dette, un allégement du fardeau fiscale et une augmentation des services pour les classes dites pauvres et moyennes.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
17:28 sur 13/05/2012
Line est en mode sortie de crise. hahaha! La crise dure depuis 3 mois. Quelle incompétente!
01:00 sur 14/05/2012
C'est pour ca qu'il faut en sortir. La seule incompétence qui a été constaté durant tout ce conflit vient de la part des leaders étudiants eux-mêmes qui croyaient vraiment pouvoir faire ce qu'ils voulaient avec le gouvernement parce que le PQ et les syndicats les poussaient à continuer. Ils n'ont même pas encore compris qu'ils se sont fait joués.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
01:47 sur 14/05/2012
Maunic comprend encore rien misère! 3 mois de crise et elle trouve le gouvernement compétent HAHAHA!!!
16:42 sur 13/05/2012
2- Toutes els université ont déjà ces cours. Pour ceux qui était en terminal, une présession de 3 semaines à l’université juste avant le début de la session d’automne. qu’on donne la cession préuniversitaire aussi via le web. En donnant du monitorat du préscolairare à l’université on augmentera les chances de réussite car ils pourront appointer rapidement les ressources nécessaires, tutorat, psy, ortho etc. Donc il y aaura de la place en masse a l,automne pour refaire la session d’hiver meme pour ceux qui sont en terminale technique. Puisqu’il n’y aura que les technique au cegep. OOoo les profs ils aimeront pas ça? Fallait y penser avant. La classe qui a dit aux étudiants le gouvernement mne peut pas annuler lasession .BUILLSHIT. Y vont perdre en crédibilité et on n’a moins de chance de les voir ressortir a l’automne. On leur fera signer un contrat d’engagement. Ceux qui ne veuelent pas faire leur cours dehors du programme. Les profs qui ne veuelent pas travailler et qui font de la propagande syndical a la job dehors. Y faut tassez Arsenault particulièrement parce qu,il est chum avec Acurso, comme l’ont été ses prédesseurs. Ils ont des intérêts commun qui ne va pas dans le sens des intérêts du commun
16:41 sur 13/05/2012
1-Les étudiants n’ont pas le droit de bloquer l,accès et les profs encore moins. On doit donner des cours a ceux qui en veuelent et leur libérer l,acc`s. Les profs qui veuelent rester dehors c,est pas un problème allez vous en chezvous. Vous n’avez pas d,affaire à l’école si vous ne voulez pas enseigner. De toute façon la session va se terminer par elle-meme. Qu’on enleve le pr.universitaire du collégail. Qu’on donne une année préapratoire à l’université sueelemtn les cours nécessaire a leur choix de programme.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
15:46 sur 13/05/2012
Line. Que serait notre quotidien sans Line?
16:48 sur 13/05/2012
Que serait notre quotidien sans les grèves étudiantes ?
01:01 sur 14/05/2012
Beaucoup plus calme et agréable.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
CARACCI
Président des Skills
15:38 sur 13/05/2012
Les révoltes étudiantes de 1968 en France ont changé la Société française en profondeur! Certains y ont vu du Progrès et d'autres des Pertes de Valeurs...! Le Québec négocie avec ses étudiants et c'est une bonne chose! Il ne faut pas tout leur accorder mais les étudiants sont les Forces vives en formation d'une Nation et doivent être respecter a ce titre!
15:45 sur 13/05/2012
c'est très différent aujourd'hui les étudiants ne sont pas suivit dans leurs actions par aucun autre travailleur de quelques métiers ou profession que ce soit...même les syndicats qui les appuient n'ont pas tellement le support de leur base c'est du corporatisme...
01:03 sur 14/05/2012
Le gouvernement n'a plus à négocier avec des têtes dures qui n'ont aucune intention ne régler ce boycott.
15:33 sur 13/05/2012
a chaque fois que le gouvernement va vouloir discuter les étudiants vont toujours en demander plus...
c'est une perte de temps?
14:48 sur 13/05/2012
Ave, ô Graccus Pleindastus.
Ave, mon vieux, ave...
Quels sont ces gens qui troublent mon repas ?
Des gaulois ! il s’agit d’une bagarre entre gaulois.
Je suis las des gaulois. Ils se battent tout le temps. C’est d’un ennui...
Bon, ça va, ça va... relâchez ces gaulois, ils m’ennuient... Je suis las, las, las...
Les aventures d’Astérix le gaulois.
Le serpe d’or.

M.Charest, nous aussi sommes las, las, las de vous.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
15:49 sur 13/05/2012
C'est vrai, vous gâchez nos barbecues.
01:05 sur 14/05/2012
Ne pensez pas parler pour la majorité.