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Stephen Harper dit ne pas s'attendre à des changements majeurs à la péréquation

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Stephen Harper. (AP) | AP

EDMUNDSTON, N.-B. - Le premier ministre Stephen Harper a annoncé vendredi qu'il ne s'attendait pas à des changements majeurs à venir au sein du programme fédéral de péréquation, qui arrive à échéance dans deux ans.

Ce programme doit effectivement prendre fin en 2014, et les gouvernements provinciaux en sont à se positionner pour négocier une nouvelle entente. Après une annonce d'investissement local à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, M. Harper s'est fait demander s'il estimait qu'un débat national sur la péréquation était nécessaire.

Le premier ministre a répondu qu'il y avait toujours un débat sur la question, ajoutant qu'il ne s'attendait pas à ce que des changements majeurs soient apportés au programme dans les années à venir.

Le programme de péréquation, d'une valeur annuelle de 15 milliards $, vise à s'assurer que les Canadiens aient accès à des services publics de niveau comparable, et ce peu importe l'endroit où ils vivent.

Six provinces reçoivent de la péréquation pendant l'année fiscale en cours, dont le Québec, avec 7,391 milliards $.

Les autres sont l'Ontario (3,261 milliards $), l'Île-du-Prince-Édouard (337 millions $), la Nouvelle-Écosse (1,268 milliard $), le Nouveau-Brunswick (1,495 milliard $) et le Manitoba (1,671 milliard $).

«Nous sommes en discussion avec les provinces à propos de leurs diverses préférences. Celles-ci varient», a affirmé le premier ministre.

«Je ne m'attends pas à des changements majeurs au programme alors que nous allons de l'avant.»

Au cours de la même visite, les gouvernement fédéral et du Nouveau-Brunswick ont annoncé un financement de 4,2 millions $ pour de nouvelles études sur l'innovation et le développement des marchés pour l'industrie forestière de la province.

Les deux ordres de gouvernement fourniront chacun 1,58 million $, tandis que l'Université de Moncton et le secteur privé débourseront chacun 529 000 $. L'argent est destiné à l’Institut de recherche sur les feuillus nordiques au campus d’Edmundston de l’Université de Moncton.

Lors de son annonce, M. Harper a déclaré que l'industrie forestière était la troisième plus importante de l'économie canadienne, après les secteurs minier et énergétique. Il a toutefois ajouté que l'industrie avait eu sa part de problèmes, citant la crise de l'immobilier aux États-Unis et la chute de la demande pour le papier journal.