Métro paralysé : les suspects formellement accusés

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Les quatre personnes - trois femmes et un homme - soupçonnées d'avoir lancé des bombes fumigènes dans le métro de Montréal jeudi sont accusées de complot, de méfait ayant causé des dommages de plus de 5000 $ et d'incitation à craindre un acte terroriste. De plus, l'homme est accusé de possession prohibée d'une arme blanche.

Vanessa L'Écuyer, Roxanne Belisle, Geneviève Vaillancourt et François Vivier-Gagnon ont comparu samedi midi par vidéoconférence.

Les suspects s'étaient rendus à la police vendredi soir et ont été placés en état d'arrestation. Âgés environ d'une vingtaine d'années et inscrits à l'UQAM, ils étaient recherchés relativement aux méfaits commis à la station Lionel-Groulx. Ils étaient accompagnés de leurs avocats.

Selon le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Ian Lafrenière, il s'agissait de personnes qui s'étaient reconnues sur les photographies que le service de police avait diffusé la veille.

Le SPVM est par ailleurs toujours à la recherche de renseignements concernant les événements qui se sont déroulés aux stations Jean-Talon et Préfontaine. M. Lafrenière a confirmé que la police n'avait aucun suspect lié à ces autres incidents.

Les engins fumigènes déposés en pleine heure de pointe dans trois stations de métro ont forcé la fermeture de tout le réseau, une première depuis 1989. Le service a été perturbé pendant près de trois heures, touchant quelque 125 000 usagers, redirigés vers des autobus mobilisés en renfort dans une situation qui s'est dans plusieurs cas avérée chaotique.

Perquisition chez les suspects

En matinée vendredi, le SPVM a mené une perquisition chez deux des quatre suspects, dans un logement du quartier Hochelaga-Maisonneuve, et a saisi plusieurs biens.

Ian Lafrenière a expliqué que le SPVM avait rencontré un témoin et reçu une vidéo, dont avaient pu être extraites des images « claires » des suspects. « Ça a porté fruit. Plusieurs personnes nous ont contactés », a-t-il ajouté, précisant qu'il y avait eu un important processus de vérification et de validation des informations fournies.

Les photos des suspects provenaient de citoyens qui ont été témoins des événements.

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