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Les leaders étudiants condamnent tous les violences lors de la manifestation de Victoriaville (PHOTOS)

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Des discussions amorcées vendredi pour dénouer l'impasse sur la hausse des frais de scolarité ont été marquées par une sortie unanime des leaders étudiants contre la violence, alors qu'une manifestation dégénérait en marge d'un rassemblement des libéraux.

Les représentants des quatre associations étudiantes ont interrompu les pourparlers pour dénoncer les gestes de violence commis par des manifestants qui ont perturbé un conseil général du Parti libéral du Québec à Victoriaville.

Le porte-parole de la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a été le premier à sortir pour condamner les actions perpétrées.

"La CLASSE désire revenir sur certaines actions qui ont eu lieu à Victoriaville aujourd'hui, des actions inacceptables, a-t-il dit. On parle de gens qui ont été blessés, de violence volontaire envers des personnes. Pour nous, c'est des actions que nous condamnons vertement."

Selon M. Nadeau-Dubois, cela s'inscrit dans une escalade de la confrontation qui nuit à la résolution du conflit étudiant.

Le leader étudiant n'a répondu à aucune question des journalistes. Il est aussitôt retourné à l'intérieur de l'édifice où les discussions sont amorcées depuis la fin de l'après-midi vendredi.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin a lancé un appel au calme aux manifestants à Victoriaville.

"Les discussions ici à l'intérieur progressent et on souhaite bien sûr en arriver à un règlement le plus rapidement possible, parce qu'en tant que citoyens on est inquiets de la situation et c'est pour ça qu'on veut que la situation se pacifie", a-t-il dit.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, et le secrétaire-général de la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ), Paul-Émile Auger ont eux-aussi lancé un appel au calme.

"On comprend que c'est un enjeu qui est émotif, on comprend qu'actuellement ce qui est en train de se passer inquiète bien des gens, donc on le rappelle, les discussions progressent, a dit Mme Desjardins. On demande encore une fois aux étudiants de manifester de façon pacifique."

À peine quelques minutes après l'intervention des leaders, une cinquantaine de manifestants sont arrivés devant l'édifice, scandant des slogans dénonçant le gouvernement.

Plus tôt, des discussions se s'étaient amorcées, en vue d'une sortie de crise dans le conflit étudiant provoqué par la hausse des droits de scolarité.

En fin d'après-midi, les leaders des quatre associations étudiantes se sont engouffrés dans un édifice de la capitale.

Des chefs syndicaux les ont suivis, afin de participer à une rencontre convoquée par le gouvernement.

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a officiellement annoncé la rencontre en début d'après-midi.

La présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, ainsi que des représentants des institutions collégiales et universitaires sont aussi parties prenantes à ce sommet élargi.

Depuis Victoriaville, où il prenait part au conseil général du Parti libéral, le premier ministre Jean Charest a semblé vouloir baisser les attentes quant à cette rencontre.

"Aménager un espace de discussion, c'est déjà en soi une bonne chose. On a toujours raison de se parler dans un environnement respectueux et apaisé, c'est ce que nous voulons", a-t-il commenté.

Avant d'entrer dans l'édifice où se déroulent les discussions, M. Nadeau-Dubois a exprimé sa surprise de voir son regroupement invité, compte tenu que le gouvernement l'avait exclu après un premier rapprochement.

"Espérons que ça traduit une réelle volonté, pour une fois, de bonne foi, de régler la situation", a-t-il dit.

Le porte-parole de la CLASSE a affirmé qu'il faudra parvenir à un terrain d'entente sur la question des droits de scolarité.

"Nous, on va donner toute la chance au processus de négociations, a-t-il dit. Notre intention n'est pas de claquer la porte, en tout cas pas sans les autres organisations étudiantes."

La présidente de la FEUQ a déclaré que le débat ne doit plus être polarisé sur la question des frais de scolarité mais sur le financement des universités.

"On élargit le discours pour éviter de le polariser. Je pense qu'on l'a suffisamment polarisé depuis le début et c'est ce qui fait qu'après 12 semaines il n'y a toujours pas de résolution", a dit Martine Desjardins.

Disant être disposée à faire preuve d'ouverture, Mme Desjardins a affirmé qu'elle s'attend à la même chose du gouvernement.

"Il y a des compromis possibles sur le financement des universités, a-t-elle dit. Il va falloir trouver des moyens. Nous, on a démontré qu'en resserrant la gestion des universités, on pouvait trouver des millions de dollars."

Cette rencontre a été annoncée alors que les militants du Parti libéral sont réunis en conseil général à Victoriaville.

Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, a exprimé le souhait que la convocation soit plus qu'une simple opération de relations publiques.

"On vient ici en démarche de bonne foi, on espère que c'est la même chose du côté du gouvernement du Québec, a-t-il dit. On ne se fait pas de faux espoirs, je pense qu'une crise de 12 semaines ça ne se règle pas non plus en quelques heures."

La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont aussi été invités.

M. Nadeau-Dubois a souligné que deux centrales syndicales appuient la position de la CLASSE sur l'objectif à long terme de gratuité scolaire.

"Les centrales syndicales depuis le début du conflit sont tout à fait d'accord avec nos revendications", a-t-il dit.

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