Négociations suspendues: les étudiants solidaires

SRC  |  Publication: 25/04/2012 16:34 Mis à jour: 25/04/2012 18:35

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) suspendent les discussions avec le gouvernement en réaction à l'exclusion de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Les deux fédérations accusent la ministre Line Beauchamp de court-circuiter les discussions au moment où le premier délai de 48 heures n'était pas encore expiré. Selon elles, le gouvernement n'avait aucune raison valable d'exclure la CLASSE de la table de négociations, dans la mesure où les manifestations évoquées par la ministre pour exclure la CLASSE n'étaient pas organisées par la coalition.

Les présidents de la FEUQ et de la FECQ, respectivement Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin, se sont dits « extrêmement déçus » et ont fait appel au « sens des responsabilités » de la ministre.

« Pour nous, c'est une très grande déception de voir qu'on cherche comme ça à tout prix à éjecter un des acteurs importants du mouvement de mobilisation. Donc dans ce contexte-là, on n'a d'autre choix que de suspendre le processus de discussion jusqu'à ce que la situation se clarifie. » - Léo Bureau-Blouin

Quant à la teneur des discussions, les deux représentants ont affirmé que le gouvernement ne semblait pas avoir de réelle volonté de s'attaquer au noeud du problème, soit la hausse des droits de scolarité.

« C'est assez. On n'est pas présentement dans une classe, la ministre doit arrêter de jouer à la maîtresse d'école, à donner des punitions et des conséquences à tout le monde. Elle doit s'asseoir et négocier de bonne foi avec nous, parce que visiblement, il n'y a aucune ouverture claire de la part de la ministre qui a été là 1 heure sur les 40 dernières heures, c'est inadmissible. » - Martine Desjardins

Trêve « unilatérale », selon la FEUQ

Martine Desjardins a jugé que la trêve décrétée par Mme Beauchamp était « encore une fois une condition qui venait jeter de l'huile sur le feu », disant du même coup que cette trêve était « unilatérale ». La présidente de la FEUQ a déploré que les conditions que devait remplir le gouvernement n'aient pas été remplies, le premier ministre Charest ayant appelé les étudiants à rentrer en classe et à mettre fin à la grève. « On a vu aussi plusieurs administrations demander des injonctions face aux associations étudiantes. Ce n'est pas comme ça qu'on réussit à avoir un climat qui favorise la discussion », a-t-elle affirmé.

La FEUQ a par ailleurs réitéré son offre d'offrir deux places à la CLASSE au sein de sa délégation à la table de discussion. La CLASSE a indiqué qu'elle comptait accepter les places proposées par la FEUQ au cas où les pourparlers reprendraient. « Nous accepterons la main tendue », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE.

La FECQ et la FEUQ disent maintenant attendre la réaction du cabinet de la ministre de l'Éducation quant à cette proposition.

Line Beauchamp avait, quelques instants auparavant, annoncé que la CLASSE ne prendrait plus part aux discussions avec le gouvernement. Selon la ministre, la CLASSE s'est « exclue elle-même » des discussions, puisqu'une manifestation marquée par des gestes de violence, mardi soir à Montréal, avait été annoncée sur son site web. Mme Beauchamp a déploré que la CLASSE n'ait pas dénoncé les violences commises lors de cet événement. Elle a ajouté que d'autres manifestations annoncées sur le site de la coalition le sont « sur un ton provocateur ».

« Nous ne pouvons tolérer les actes de violence commis au cours des dernières heures. Nous avions clairement demandé une trêve de la part des manifestants pendant la période de discussion amorcée lundi après-midi », a précisé la ministre.

« On ne peut plus jouer sur les mots. On ne peut plus utiliser l'ambiguïté pour échapper à ses responsabilités. On ne peut pas dire qu'on se dissocie d'un événement et en faire la promotion en même temps sur son site Internet. Je déplore sincèrement que la CLASSE ait choisi son camp, soit celui de la perturbation. » - Line Beauchamp
Une tentative de diversion, estime la CLASSE

La CLASSE affirme se son côté que son exclusion des négociations n'est qu'une tentative de diversion de la part de la ministre de l'Éducation pour éviter d'aborder de front la question du financement de l'éducation supérieure.

En conférence de presse, l'un des deux porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a précisé que loin de contribuer à régler le conflit, la ministre ne fait que jeter de l'huile sur le feu, après 40 heures de négociations.

« L'enjeu de fond n'est pas quelques bombes fumigènes, c'est la hausse des frais de scolarité. » - Gabriel Nadeau-Dubois

Pour le porte-parole, il ne s'agit de la part du gouvernement que d'une manoeuvre de sabotage. « Nous avions des initiatives concrètes à proposer. Mais en 40 heures, le sujet de la hausse des frais a à peine été effleuré, ce qui est problématique », a-t-il ajouté.

M. Nadeau-Dubois a encore une fois rappelé les limites de son rôle dans la structure démocratique de la CLASSE, affirmant ne pas avoir « le pouvoir d'appeler au calme », et que cela n'était pas son rôle. « Il n'y a aucun individu qui soit capable de contrôler 86 000 personnes », a-t-il ajouté.

Gabriel Nadeau-Dubois a par ailleurs pris les devants et précisé que la manifestation prévue mercredi soir, à Montréal, n'est pas une manifestation organisée par la CLASSE.

L'autre porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, a de son côté précisé, lors d'une manifestation à Montréal en après-midi, que le site web de la CLASSE est tenu par des bénévoles, qui y annoncent les événements liés à la grève, dont des événements organisés par diverses associations étudiantes. « On l'a clairement dit que ce n'est pas nous qui avons organisé la manifestation d'hier, et quand on organise une manifestation, on ne se gêne pas pour le dire non plus », a dit Jeanne Reynolds.

Si le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, s'est dissocié de ce rassemblement et a déclaré ne pas savoir qui l'avait organisé, il n'en reste pas moins que les organisateurs avaient annoncé leurs intentions sur le site de la CLASSE.

Des étudiants ont manifesté spontanément à Québec, mercredi, pour protester contre la décision de la ministre Line Beauchamp d'exclure la CLASSE des négociations.

À Montréal, une manifestation déjà programmée s'est mise en branle au parc Émilie-Gamelin vers 14 h. Après avoir appris la décision de la ministre, les manifestants ont emprunté un parcours qui n'avait pas été dévoilé aux autorités pour se rendre devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest.

Le PQ suggère une suspension de la hausse pour 2012

Le chef péquiste Pauline Marois réagit à la suspension des négociations entre le gouvernement et les étudiants.
La chef de l'opposition officielle à Québec, Pauline Marois, a estimé que dans le climat actuel, la seule chose à faire pour le gouvernement est de suspendre la hausse pour 2012. « C'est assez, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et régler le conflit », a dit la chef péquiste.

Mme Marois a par ailleurs tenu à condamner « sans réserve » les violences, « comme nous l'avons toujours fait depuis le début du conflit », et a appelé les manifestants au calme. « Il est temps que les esprits se refroidissent, un dialogue ne peut avoir lieu présentement », a déclaré Mme Marois.

« J'en appelle aux étudiants : les gestes que nous avons vus au cours des dernières heures ne servent que les intérêts du premier ministre. » - Pauline Marois

Pour Amir Khadir, co-porte-parole de Québec solidaire, la balle est dans le camp du premier ministre. « Aucun gouvernement ne gagne en entrant en confrontation avec sa jeunesse », a-t-il dit.

« M. Charest doit cesser d'écouter uniquement le patronat et des entreprises minières », a-t-il souligné, tout en disant comprendre les étudiants qui ne veulent pas tomber dans le piège de la division.

De son côté, François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), est d'accord avec la décision de la ministre Line Beauchamp, même si le processus de négociation est venu très tard.

M. Legault pense que la FEUQ et la FECQ doivent revenir à la table des négociations, « sinon elles devront porter l'odieux de l'échec des négociations ».

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Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
12:23 sur 26/04/2012
Je trouve que la FTQ (construction) , qui a ose employe des moyens similaires pendant 2 jours des moyens d'intimidation doit aujourd'hui se mordre les doigts d'avoir recule si vite...
Bizarre
pierre m de ruelle
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
AndreLegare
Carpe diem
22:36 sur 25/04/2012
Je n'ai qu'un commentaire....

J'admire tous ceux qui ont dénoncé ouvertement et franchement la violence peu importe leur degré d'implication...

Le reste du déchirement vous vous en occupez bien :)
21:22 sur 25/04/2012
.....Quant à la teneur des discussions, les deux représentants ont affirmé que le gouvernement ne semblait pas avoir de réelle volonté de s'attaquer au noeud du problème, soit la hausse des droits de scolarité. .......


Mme Beauchamp n'a pas à changer ce qu'elle dit depuis le début, que la hausse des droits de scolarité était là pour rester.

Elle avait dit, juste avant de commencer la discussion, qu'elle ne pourrait pas les empêcher d'aborder le sujet, mais, que la hausse n'était pas un sujet sur la table.

Pour une fois qu'on a un gouvernement qui prend nos intérêts au lieu de chercher à faire des disputes et du trouble à chaque occasion qui se présente, on n'a qu'une seule chose à lui dire: Bon courage mme la Ministre, on est toujours derrière vous.
01:24 sur 26/04/2012
"Pour une fois qu'on a un gouvernement qui prend nos intérêts". J'ai peur que vous soyez affligé du syndrome du larbin. http://www.youtube.com/watch?v=HH5fVD-1_I4

Ça se soigne, je vous rassure. Pour l'entrée en matière, Petit cours d'autodéfense intellectuelle, de Normand Baillargeon. Lorsque vous l'aurez dévoré et que vous en voudrez plus, La fabrication du consentement, par Noam Chomsky. Ces deux ouvrages devraient contribuer à ouvrir votre esprit et à comprendre la force de certains mécanismes d'endoctrinement.
Enfin, Petit guide d'autodéfense en économie, de Jim Stanford, vous aidera à recentrer votre analyse sur vos intérêts réels et à mieux comprendre l'économie.
À la fin de ces lectures attentives, vous devriez libéré de ce syndrome. Prompt rétablissement!
07:35 sur 26/04/2012
Vous avez entièrement raison. J'espère que M. Charest et Madame la Ministre ne baissera pas les bras et ne reviendra pas sur la hausse des frais de scolarité. Être pris en otage par un gang de mal élevés, des bandits, des voyous, irrespectueux, des sauvages, des êtes féroces. Ils n'ont aucun sens de civilisation dont ils n'ont rien d'un être humain. Un gang de petit morveux qui n'ont pas été élus et qui voudraient diriger; Venir dire à Mme la Ministre comment couper les salaires de l'un ou de l'autre; supprimer les primes de départ etc etc Madame la Ministre une suggestion, allez chercher une injonction et ordonner aux étudiants de retourner en classe, ceux qui désobéiront perdront leurs session et en plus je leur réclamerais les bourses qu'ils ont eu; ou encore rembourser les prêts. On n'accorde pas des prêts pour suivre comme des sansues Gabriel Nadeau Dubois qui se foutent royalement que ses membres perde leur session. J'en reviens pas se laisser prendre en otage par cfette gang de bandits et de voyous.
17:40 sur 25/04/2012
Clousse qu'on est cave on est 8 millions puis on se fait niaiser par une petite gagne qui n'ont aucune expérience de la vie des étudiants qui savent tout.

On a connu ca nous aussi ( des manifs) mais me semble qu'on était moins con on comprenaient le bon sens des faits.
21:29 sur 25/04/2012
On avait pas eû le PQ et les syndicats pour s'emparer de nos manifestations et les utiliser pour leur propre agenda. Nos leaders, ne s'en étaient pas fait complices non plus. Ce qui arrive aux étudiants est vraiment hors de leur pouvoir et c'est plus que dommage pour eux.
17:31 sur 25/04/2012
a chaque conflit Miss Marois se couche elle est molle mais dictatrice au moins M.Charest laisse sa ministre s'occuper de son dossier . Miss Marois parle a TV avec ses 2 acolytes qui selon ce que l'on peut vois sont comme 2 bon gros pitous muselés lalangue sortie et pret a donner la papatte
18:28 sur 25/04/2012
Miss Marois est à la tête d'un des partis politiques qui aident la CLASSE. Demandez-vous un peu d'où leur viendrait l'argent qu'ils utilisent depuis le débuts s'ils étaient pas supportés par l'argent du PQ et des syndicats et de QS qui les aident à tout organiser.

En écoutant la Marois, il ne faut pas oublier que ; C'est la poule qui chante qui a fait l'oeuf.
17:09 sur 25/04/2012
depuis le début du conflit on voit bien qu'il méprise nos institutions démocratiques, nos lois, l'autorité sous toutes ses formes. Il n'y a pas moyen d,arriver a une entente avec quelqu'un qui ne respecte pas la ministre et posent des exogences et des menaces en se lavant les mains de tout ce qui arrive. Il n'a pas selon ses dire de pouvoir sur les membres, bien qu'on le retire s,il parle au nom de personne et n'est pas capapble de faire respecter des conditions essentielles. Il n'a jamais demandé a ses membres de respecter la demande de la trève il s'en est foutu en disant qu'il ne l'acceptait ni le regettait mais quil pourrait y etre pusique rien nétait prévu. Faire perdre le temps de tout le monde et arriver a la table et essayer de faire valoir d'autre revendiacations que celles qui concernent les étudiants. Il n'est pas élu et veut quand même être sur place pour représenter les étudiants. Je pense qu'il est nuisible et de mauvaise foi. Il ne veut admettre qu'il aurait pu avertir les membres de se tenir transquille, il remet toujouirs la faute sur les autres. Incapable d,assumer quoi que ce soit.
17:02 sur 25/04/2012
Étant donné que la classe n'a selon ses propres dire aucun pouvoir sur les associations et que son mandat est beacoup plus large ce qui nuit aux dicussion visant a regler le conflit étudiant. Même si ça fait beaucoup de monde vaut mieux avoir uniquement les représentants duement élus des associations. Leur intérêt est clair et ils ont le pouvoir de cammander a leur membre de respecter une trève. Personne ne peut discuter de bonne foi et continuer a commettre des actes illégaux. Que le gouvernement fixe un rendez-vous claire aux associaitions légitime d'envoyer leur représentant élus. Et svp avisez vos membres de rester tranquille sans quoi votre associaition sera exclu des discussions. Mettez l'information claire accessible sur vos sites internet qu'aucun geswte de violence ne sera toléré. Alors il serait plus prudent de suspendre les manifestations durant la période de discussion. Que tout les représentants confirment à la ministre les coordonnées de leurs associaitions et qu'il aillent la rencontre demain 11h00`aux bureaux de l'assemblée nationale. Qu'ils confirmen tpar fax auparavant leur présence pour faciliter l'accès une fois sur place. Le ^role de la classe est de mettre de la bisebille et n'a clairement pas de mandat de faire avancer ni respecter aucune entente.