Le PQ réclame des excuses à Charest après sa blague sur les étudiants

PC  |  Par Publication: 24/04/2012 16:02 Mis à jour: 25/04/2012 15:11

QUÉBEC - Le Parti québécois a réclamé en vain, mardi, des excuses du premier ministre Jean Charest à la suite d'une blague visant des manifestants étudiants qui lui a valu des critiques la semaine dernière.

En réponse à une question de la chef péquiste Pauline Marois, M. Charest a indiqué qu'il souhaite tourner la page sur cet événement, pour se concentrer sur une sortie de crise avec les étudiants.

«Je souhaite que tous les Québécois, incluant l'opposition et la chef de l'opposition, se joignent à nous aujourd'hui pour qu'on puisse arriver à un dénouement de cette affaire-là, a-t-il dit. On est rendus là, on n'est pas rendus à l'étape d'essayer d'en tirer un profit politique.»

M. Charest a fait valoir qu'il s'était déjà expliqué à ce sujet. Vendredi soir, le cabinet du premier ministre avait diffusé un communiqué expliquant que sa blague avait été citée hors contexte.

Quelques heures plus tôt, en marge d'un salon sur le Plan Nord qui avait été la cible des manifestants, M. Charest avait ironisé sur la situation, associant leur présence à un intérêt pour son projet-phare de développement économique.

Le premier ministre avait aussi blagué en exprimant le souhait que les manifestants aillent travailler le plus loin possible dans le nord québécois.

Lundi, en acceptant les conditions du gouvernement pour amorcer des négociations visant à mettre fin à leur grève de plus de 10 semaines, des leaders étudiants ont qualifié la blague de «bourde» et «d'erreur politique», dans le contexte où la manifestation a dégénéré en affrontement avec les policiers.

En Chambre, mardi, Mme Marois a jugé que les propos de M. Charest étaient méprisants à l'endroit des étudiants et elle s'est désolée du refus du premier ministre de s'excuser.

«Les Québécois sont sûrement déçus de voir que leur premier ministre refuse de s'excuser alors que cela aurait été si simple», a-t-elle dit.

Vendredi, Mme Marois avait affirmé que l'heure n'était pas à l'humour mais à la discussion avec les étudiants.

En répondant à Mme Marois à la période des questions, mardi, M. Charest a plutôt accusé la chef péquiste d'avoir tardé à condamner la violence dans les manifestations étudiantes.

«J'aurais aimé que la chef de l'opposition, qui s'est dépêchée à faire des commentaires sur cette déclaration, agisse avec la même rapidité pour dénoncer la violence», a-t-il dit.

Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, a aussi mordu la poussière, avec sa tentative pour que l'Assemblée nationale condamne les propos de M. Charest.

Les libéraux ont refusé le dépôt d'une motion, dans laquelle M. Aussant affirme que la blague de M. Charest était déplacée et attisait le conflit.

Les étudiants réclament le gel des droits de scolarité plutôt que la hausse de 1625 $, prévue sur une période de cinq ans, décidée par le gouvernement.

Lundi, la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a accepté d'amorcer des discussions en échange d'une trêve de 48 heures, par laquelle les associations étudiantes ont renoncé à toute perturbation comme les blocages de ponts ou routes. Les étudiants ont toutefois le droit de manifester dans un cadre organisé, a précisé la ministre lundi.

Mardi, Mme Beauchamp a déclaré que les discussions, amorcées lundi, se poursuivent à huis clos avec les représentants des trois associations étudiantes.

Alors que Mme Beauchamp avait proposé lundi une première ronde de 48 heures, elle a affirmé mardi aux journalistes que cela était à titre indicatif.

«Vous m'avez demandé combien de temps je pensais que ça pouvait durer, j'ai dit qu'on se donnait un bloc de 48 heures, mais les discussions ont cours», a-t-elle dit.

Hélène Sauvageau, l'attachée de presse de la ministre, a déclaré que pour pouvoir poursuivre les discussions au delà de la période de 48 heures, qui se termine mercredi après-midi, les associations devront obligatoirement prolonger la trêve qu'ils ont acceptée lundi.

«Tant et aussi longtemps qu'il y a des discussions, on demande que la trêve soit là», a-t-elle dit.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a déjà annoncé une manifestation pour mercredi après-midi, à 14h00, au parc Émilie-Gamelin à Montréal. Les fédérations étudiantes collégiale et universitaire prévoient pour leur part tenir une autre manifestation jeudi après-midi, au même endroit.

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
PG13
09:21 sur 25/04/2012
petite partisannerie. Marois va payer le prix de faire de la petite politique opportuniste sur les évènements.

Majorité impossible
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
spaceknife
08:51 sur 25/04/2012
La tactique de com de Charest, me semble empruntée à celle utilisée par le gouvernement d'Israel pour refuser de négocier avec le Hamas.

Pas certain que ça va lever bien haut ici quoi que.....

Encore un exemple qui démontre à quel point ce gouvernement est et a toujours été très loin de la réalité de la population.
Le monde, pour eux, se résume à des colonnes de chiffres.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
PG13
09:22 sur 25/04/2012
OMG vous autres avec votre relativisme avec d'autre évènements internationaux.
12:10 sur 25/04/2012
Est-ce que c'est en multipliant de telles interventions absconses qu'on réussit à obtenir une médaille?
12:44 sur 25/04/2012
Mais voilà, des colonnes de chiffres, précédées de $$$, c'est nécessaire pour payer les factures ! ne vous en déplaise.
08:29 sur 25/04/2012
Charest: "qu'il mangent des gâteaux"
le lendemain: "Quuuoooiii c'est bon des gateaux"
17:43 sur 24/04/2012
Hors contexte mon oeil, je l'ai regardé en direct, ça laissait pas place à l'interprétation, c'était clair... clairement méprisant et dégradant.
21:13 sur 24/04/2012
pas mal susceptible le Monsieur il ne peut pas faire des jokes sur le boycott des étudiants Mais les humoristes en font sut les tours jumelles qui ont fait des milliers de morts et le monde rit
00:21 sur 25/04/2012
Peut-être oubliez-vous que les humoristes ne sont que des amuseurs publics, auxquels on ne demandera jamais rien d'autre que de divertir. Par ailleurs, la fonction de premier ministre exige du sérieux, de la finesse d'esprit et un grand sens des responsabilités. Faire de l'humour cynique, devant un public et surtout face aux caméras dans un contexte aussi trouble, ne peut être perçu que comme un flagrant manque de jugement. Le mépris et l'insouciance que cela démontre sont indignes d'un homme d'État. L'engouement pour les humoristes (le plus souvent vulgaires et insignifiants) est en train de devenir ici un véritable problème de société. Cela occasionne une perte de jugement telle qu'un certain «gros cave» a reçu quelque 6000 voix lors de récentes élections! Jean Charest est peut-être le porteur du cynisme ambiant en ce qui concerne la chose publique.
16:59 sur 24/04/2012
Et c'est pourtant Jean-Martin Aussant, chef du parti Option nationale, qui a déposé la motion suivante :

Que l’Assemblée nationale déplore les propos déplacés que le Premier ministre a tenus lors de son discours au Palais des Congrès de Montréal le vendredi 20 avril; qu’elle lui rappelle que son rôle de chef d’État exige qu’il mesure l’ampleur des manifestations actuelles plutôt que de les ridiculiser; qu’elle lui rappelle que son rôle de chef d’État est de faire en sorte de régler les conflits sociaux et non de les attiser; qu’elle lui rappelle que les gens qui manifestent sont des citoyens au même titre que les gens d’affaires auxquels il s’adresse.

Je crois que l'article aurait également dû aborder cette motion officielle. Le PLQ a d'ailleurs refusé d'en débattre.
16:50 sur 24/04/2012
Je n'aurais jamais cru devoir voter pour les libéraux pour faire sortir Miss Marois du PQ

Apres sa sortie la on va jaser SÉPARATION et non souveraineté faut pas avoir peur des mots
17:05 sur 24/04/2012
Plutôt que de voter pour les Libéraux, avez-vous considérer Option nationale?
17:16 sur 24/04/2012
Au lieu de voter pour le PLQ, avez-vous pensé voter pour Option nationale?
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
doos12
17:58 sur 24/04/2012
C'est qui ca, un parti de nobody?