Québec et les étudiants discutent dans le respect

RCQC  |  Publication: 24/04/2012 07:40 Mis à jour: 24/04/2012 20:05

Les discussions qui se poursuivent mardi entre la ministre de l'Éducation et les 11 représentants des grandes associations étudiantes se « font sur un ton respectueux », selon Line Beauchamp.

Questionnée mardi par les journalistes sur le déroulement des pourparlers, la ministre de l'Éducation a ajouté que compte tenu de ce climat positif, elle entendait « laisser les discussions se faire ».

Cette rencontre entre la ministre et les représentants étudiants vise à mettre un terme au conflit et aux grèves étudiantes qui durent depuis maintenant 72 jours.

Les pourparlers, les premiers à s'ouvrir depuis le début du conflit, ont commencé vers 16 h lundi, après que les étudiants eurent accepté de respecter une trêve de 48 heures des gestes de perturbation de nature économique et sociale. Les associations étudiantes ont jusqu'à maintenant respecté le mot d'ordre, évitant tout débordement.

La teneur des discussions n'a pas été dévoilée publiquement pour le moment. La ministre Beauchamp dit avoir convié les étudiants pour discuter de gestion des universités et d'accessibilité aux études. Les étudiants assurent qu'ils parleront de la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans.

En théorie, les 48 heures fixées par la ministre pour la tenue des discussions se termineront mercredi, à 16 heures. Mais le ministère de l'Éducation affirme que cela n'est pas une finalité et que si les discussions progressent, elles vont se poursuivre au-delà de ce délai.

Dans un communiqué publié mardi, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a invité les étudiants à poursuivre la grève pendant les négociations. Selon la FECQ, c'est la grève qui assure un « rapport de force face au gouvernement et c'est pourquoi il est essentiel de la continuer ».

Vifs échanges à l'Assemblée nationale

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, mardi, la chef de l'opposition Pauline Marois a pressé le premier ministre Charest de présenter ses excuses pour ses commentaires sur les manifestations étudiantes qui ont soulevé la controverse, vendredi dernier.

La chef péquiste n'a toutefois pas obtenu d'excuses, M. Charest l'accusant plutôt d'avoir tardé à condamner la violence dans les manifestations étudiantes.

Mme Marois n'a pas eu plus de succès avec ses questions sur le mandat des négociateurs du gouvernement actuellement en discussion avec les étudiants. Elle demandait notamment au gouvernement libéral s'il était question d'étaler la hausse des droits de scolarité sur une plus longue période que les cinq ans prévus. M. Charest a rétorqué que le gouvernement et les représentants étudiants s'étaient entendus pour ne pas négocier sur la place publique.

« Le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement, encore une fois, comme c'est à son habitude, a attendu d'être poussé dans ses derniers retranchements avant de tendre l'oreille. » - Pauline Marois

Jean Charest pour un retour en classe

Plus tôt mardi, le premier ministre du Québec avait livré quelques brefs commentaires sur l'ouverture du dialogue entre son gouvernement et les étudiants.

« Nous, on fait ça avec ouverture. Depuis très longtemps qu'on veut se mettre à la table, enfin nous y sommes. Ça a pris du temps pour les associations de venir à la table, mais nous y sommes. Dans les circonstances, je vais laisser le soin aux gens de se parler, et on va éviter de faire des commentaires », a-t-il déclaré.

« Malheureusement, elle a agi de manière irresponsable dans cette affaire-là, elle porte encore le carré rouge aujourd'hui, elle en portera la responsabilité également aux yeux des Québécois. » - Jean Charest, au sujet de Pauline Marois

M. Charest a répété qu'il souhaite que les étudiants retournent en classe sans plus attendre. « Nous espérons, nous voulons, que pendant la période où il y a discussion, et après, que les étudiants restent à leurs cours, qu'ils ne boycottent pas leurs propres cours. En boycottant leurs propres cours, ils sont les premiers à en subir les conséquences. Alors, il n'y a pas de raison de boycotter », a dit le premier ministre.

Débrayage au secondaire

Le mouvement de grève étudiante s'est transporté dans certaines écoles secondaires de Montréal mardi matin. L'École secondaire Joseph-François-Perrault et l'Académie de Roberval ont fermé leurs portes, et l'enseignement a été perturbé à l'École Édouard-Montpetit.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est en désaccord avec cette démarche. « Il n'y a pas de raison pour laquelle les élèves du secondaire devraient boycotter leurs propres cours. Il n'y en a pas », a-t-il déclaré mardi matin. « D'autant plus qu'on est en négociation avec les représentants des associations étudiantes. »

La judiciarisation du conflit se poursuit

Les tribunaux continuent à être saisis de demandes d'injonction provenant d'étudiants qui veulent forcer le retour en classe.

À Sherbrooke, près d'une centaine d'étudiants mécontents de la décision rendue par la Cour supérieure forçant le Cégep de Sherbrooke à reprendre les cours jeudi ont occupé un pavillon de l'établissement où se trouvent des bureaux administratifs. À Montréal, un juge entendait en après-midi une requête en injonction d'étudiants du Cégep Saint-Laurent.

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Éducation supérieure : les discussions reprennent ce matinInterrogée mardi par les journalistes sur le déroulement des pourparlers, la ministre de l'Éducation a indiqué qu'elles se déroulaient ...
Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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20:20 sur 24/04/2012
J'aurais plutot appeller cela

La poule et le porc
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Godefroi
Honni soit qui mal y pense
17:43 sur 24/04/2012
La ballade du bon roi Jean le Déconcertant

À Line aux abois , dit-on
Le bon roi Jean dit le Déconcertant offrit un dindon.
Un dindon à moi !
lui dit Line aux abois,
Votre Majesté
a trop de bonté.
Prends donc, lui dit le roi,
C'est pour te souvenir de moi.

Le bon roi Jean dit le Déconcertant
Craignait d'aller en enfer ;
Line aux abois
Lui dit : Ô mon roi !
Je crois bien, ma foi
Que vous irez tout droit.
C'est vrai, lui dit le roi,
Ne veux-tu pas prier pour moi ?

Quand le bon roi Jean dit le Déconcertant mourut,
Le diable aussitôt accourut ;
Line aux abois
Lui dit : Ô mon roi !
Satan va passer,
Faut vous confesser.
Hélas, lui dit le roi,
Ne pourrais-tu mourir pour moi ?
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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17:36 sur 24/04/2012
À mon sens, les choses se passent présentement comme elle se doivent. Toutes les associations étudiantes sont représentées, et ça discute avec le Gouvernement. C'est comme ça que se règlent les conflits. Le point que doit défendre le Gouvernement c'est de s'assurer que la solution permettra de minimiser les coûts pour l'État tout en assurant l'accessibilité aux études. Les étudiants devront faire des compromis. On ne peut pas continuer à ne pas indexer les frais de scolarité. Et une augmentation raisonnable est de mise, car les perspectives d'emploi ne sont pas si mauvaises, considérant le vieillissement de la population.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
richard in obihiro
translator
04:22 sur 25/04/2012
Eh bien, vous voyez, des fois je suis d'accord avec vous car vous avez raison sur toute la ligne.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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06:55 sur 25/04/2012
Je crois qu'il est important de ne pas générer inutilement des conflits de génération. Je lis des trucs inquiétants dans les tribunes du Huff ces temps-ci, avec des gens qui n'hésitent pas à vilipender les étudiants. Après ça, on entend les étudiants parler des baby boomers avec dédain, et voilà bien des tensions inutiles.

Les étudiants ne viennent pas de la planète mars, ils viennent de chez nous, ce sont nos enfants. Et puis le phénomène des enfant-rois il est mondial (même en Chine, il paraît). IL faut apprendre à négocier avec eux, et à les intégrer pour qu'ils participent pleinement au Québec de demain. IL faut canaliser toute cette fougue et cette imagination; la force et l'énergie de la jeunesse. Nous avons un rôle important à jouer, nous les "vieux".

S'il y a quelque chose de bon dans ce conflit, c'est que toute une génération de jeunes aura pris concience de ce que c'est la vie adulte en société, avec les compromis que ça implique.
11:50 sur 24/04/2012
"M. Nadeau-Dubois a rétorqué que la position de la CLASSE n'était pas ambiguë, mais plutôt « nuancée, claire et intelligente »."

Comment jouer avec des mots qui ne veulent rien dire ou le contraire de ce qu'ils devraient dire....

Celui-là, je ne serais pas surpris, dans quelques années, de le retrouver comme porte-parole des compagnies pétrolières ou du Parti Libéral...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
12:33 sur 24/04/2012
Plutôt de la CSN ou du PQ.... Il irait bien à QS mais ça ne serait pas assez payant... ;)