Le Manitoba se joindra au Québec dans sa requête contre Air Canada

Publication: Mis à jour:
Le premier ministre manitobain Greg Selinger (Radio-Canada.ca)
Le premier ministre manitobain Greg Selinger (Radio-Canada.ca)

(Radio-Canada.ca)

Le Manitoba prendra part au recours judiciaire qu'a engagé le Québec en Cour supérieure pour obliger Air Canada à entretenir certains de ses appareils à Montréal, malgré la fermeture d'Aveos, fin mars.

« On sera là avec les autres provinces dans cette intervention devant les [tribunaux] pour clarifier la responsabilité d'Air Canada de fournir des services d'entretien à Winnipeg, à Montréal et à Mississauga », a fait savoir mercredi le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger.

« Québec a pris le leadership sur cette question, mais nous serons là, le Manitoba et la Colombie-Britannique aussi. »

Il n'a toutefois pas précisé quelle forme prendra la participation du Manitoba, dans la requête qu'a déposée le Québec, mardi.

Le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, veut que la Cour supérieure du Québec statue sur le maintien des activités d'entretien des appareils à Montréal en énonçant son interprétation de la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada. Depuis sa privatisation en 1988, cette loi oblige la société à « maintenir les centres d'entretien et de révision dans les villes de Winnipeg et Mississauga et dans la Communauté urbaine de Montréal ».

Environ 350 employés d'Aveos à Winnipeg ont été licenciés dans la foulée de la fermeture de leur centre d'entretien.

Malgré que la requête du gouvernement québécois ait été déposée dans une cour de cette province, une décision forçant Air Canada à garder son centre d'entretien à Montréal ouvert pourrait amener le transporteur à faire de même partout, a pour sa part estimé le syndicat des employés de l'aérospatiale (AIMTA).

Mardi, le ministre du Travail britanno-colombien Pat Bell s'est quant à lui joint au chef de l'opposition NPD Adrian Dix pour reconnaître la nécessité de plaider auprès du gouvernement fédéral afin de tenter de rescaper les 350 emplois éliminés dans la province.