Centre Infotouriste de Montréal: Une autre formation en francisation coupée

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Centre Infotouriste de Montréal. (Bonjour Québec)
Centre Infotouriste de Montréal. (Bonjour Québec)

Le ministère du Tourisme du Québec va mettre fin à une formation qui se donnait au Centre Infotouriste de Montréal pour les nouveaux arrivants inscrits en francisation dès le 1er mai prochain. Une fermeture qui s’explique par un manque de ressources, plaide pour sa part le porte-parole du ministère.

«C’est une activité qu’on offrait en salle aux nouveaux arrivants», décrit Guy Simard, porte-parole, indiquant que le ministère veut déployer son énergie pour des activités plus près de sa mission.

La formation, qui se donnait depuis quelques années, avait pour but de présenter les régions touristiques du Québec aux nouveaux arrivants inscrits en francisation.

Manque de ressources

Or, dans une lettre envoyée aux enseignants en francisation, la directrice de l’accueil et de l’hébergement touristiques, Suzanne Asselin, indique que la décision de ne pas reconduire la formation s’explique par une abolition de poste.

«Le départ à la retraite de M. Denis Savard qui accueillait cette clientèle au Centre Infotouriste depuis plusieurs années nous oblige effectivement à mettre fin à cette activité», dit-elle, et dont le contenu a été rédigé par M. Savard lui-même au nom de la directrice.

Interrogée pour commenter la fin de la formation, l’adjointe à Mme Asselin a indiqué que la décision résulte aussi d’une absence de volonté de la part des autorités ministérielles.

«On manque d’effectifs de toute façon. Et on subit des coupures budgétaires», dit Marie-Pierre L’Héritier, reconnaissant que la fermeture provoquera un manque à gagner pour les professeurs en francisation.

Découvrir le Québec

Tania Longpré, professeure de francisation aux immigrants à l'éducation des adultes sur l’Île de Montréal, s’est dite déçue d’apprendre la fin de la formation. «C'est difficile de s'intégrer au Québec si on ne le connait pas. Et cette formation, très appréciée de nos étudiants et des enseignants, permettait d'avoir une connaissance sommaire de la géographie du Québec», estime-t-elle.

«La formation pouvait leur donner le goût de le visiter ou même de s'installer ailleurs», ajoute Mme Longpré.
Dans le même sens, le Devoir dévoilait en début de semaine la fin du programme qui permettrait aux nouveaux arrivants de suivre dès leur arrivée un cours de francisation à temps partiel. Une décision dénoncée par plusieurs intervenants.