SNC-Lavalin confirme que la GRC effectue une perquisition à son siège social

Publication: 13/04/2012 12:53 Mis à jour: 13/04/2012 18:26

MONTRÉAL - L'action de SNC-Lavalin (TSX:SNC) a perdu quatre pour cent vendredi après la mise en branle, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), d'une vaste perquisition à son siège social, situé au centre-ville de Montréal.

Le titre a terminé la séance à 38,40 $, en baisse de 1,67 $, à la Bourse de Toronto. La situation s'est redressée en milieu d'après-midi puisque peu avant 13 h, le recul dépassait les sept pour cent.

Dans un communiqué, le géant de l'ingénierie a indiqué que le mandat concernait «une enquête sur certains individus qui ne sont pas ou plus» à son emploi.

Une porte-parole de SNC-Lavalin, Leslie Quinton, a indiqué vendredi que le mandat de perquisition visait deux personnes, sans toutefois préciser si celles-ci sont encore à l'emploi de l'entreprise.

SNC a assuré qu'elle collaborait «pleinement à toute enquête relative à ce dossier ou à tout autre» et qu'elle entendait «répondre à toutes les demandes des autorités».

Marc Ménard, porte-parole de la GRC, n'a pas voulu donner plus de détails sur l'opération policière. Selon LaPresse.ca, l'édifice Félix-Martin, où se trouve le siège de SNC-Lavalin, a été complètement fermé au public.

À la fin mars, le grand patron de l'entreprise, Pierre Duhaime, a été relevé de ses fonctions. Une enquête interne venait de démontrer qu'il avait autorisé le versement de commissions irrégulières de 56 millions $ US à des agents commerciaux. M. Duhaime conserve toutefois son lien d'emploi avec la firme jusqu'au 27 juin. Lorsqu'il quittera pour de bon, il aura droit à un «arrangement de départ» de 5 millions $.

En février, deux vice-présidents de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa et Stéphane Roy, avaient quitté l'entreprise dans la foulée de cette affaire qui reste nébuleuse.

En plus des mystérieuses commissions de 56 millions $, SNC a perdu une somme de 23 millions $ qui était déposée dans le compte d'une banque libyenne.

L'Autorité des marchés financiers suit également de près cette affaire.

La perquisition de vendredi est la deuxième à toucher SNC-Lavalin en moins d'un an. En septembre, des enquêteurs de la GRC s'étaient rendus au bureau de l'entreprise à Oakville, en Ontario. La police se penchait alors sur un projet de pont au Bangladesh pour lequel SNC a soumissionné en 2011. Aucune accusation n'a encore été déposée dans cette affaire.

Plus tôt ce mois-ci, la Banque mondiale, qui participait au financement du projet bangladais, a toutefois suspendu le droit d'une filiale de SNC-Lavalin de participer à des appels d'offres liés de près ou de loin à l'institution.

Suivre Du Québec

MONTRÉAL - L'action de SNC-Lavalin (TSX:SNC) a perdu quatre pour cent vendredi après la mise en branle, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), d'une vaste perquisition à son siège social, situ...
MONTRÉAL - L'action de SNC-Lavalin (TSX:SNC) a perdu quatre pour cent vendredi après la mise en branle, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), d'une vaste perquisition à son siège social, situ...
Publié par Myriam Lefebvre  | 
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Date de publication  | 
Popularité
13:36 sur 15/04/2012
Cela ne m'étonne vraiment pas. Je viens d'un pays gourmand des projets de Lavalin...et croyez moi ce qui se dit là bas, n'est pas à la fierté des gens d'ici.
06:24 sur 14/04/2012
SNC dans l'eau chaude mais si on finit par avoir le fin mot de l'histoire il y a fort a parier que ca va prendre une grosse marmite pour y mettre tout le monde a commander par ti-jean charest et ses plquistes. Il faut que ca vienne de quelques parts quand ta caisse sonne 3 fois plus souvent des que tu es au pouvoir.

Allez mon ti-jean mets ton habit d'homme grenouille !!!!
21:07 sur 13/04/2012
C'est tellement désolant un fleuron canandien