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SNC-Lavalin confirme que la GRC effectue une perquisition à son siège social

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SNC-Lavalin (Radio-Canada.ca - Archives) | Radio-Canada Archives

MONTRÉAL - L'action de SNC-Lavalin (TSX:SNC) a perdu quatre pour cent vendredi après la mise en branle, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), d'une vaste perquisition à son siège social, situé au centre-ville de Montréal.

Le titre a terminé la séance à 38,40 $, en baisse de 1,67 $, à la Bourse de Toronto. La situation s'est redressée en milieu d'après-midi puisque peu avant 13 h, le recul dépassait les sept pour cent.

Dans un communiqué, le géant de l'ingénierie a indiqué que le mandat concernait «une enquête sur certains individus qui ne sont pas ou plus» à son emploi.

Une porte-parole de SNC-Lavalin, Leslie Quinton, a indiqué vendredi que le mandat de perquisition visait deux personnes, sans toutefois préciser si celles-ci sont encore à l'emploi de l'entreprise.

SNC a assuré qu'elle collaborait «pleinement à toute enquête relative à ce dossier ou à tout autre» et qu'elle entendait «répondre à toutes les demandes des autorités».

Marc Ménard, porte-parole de la GRC, n'a pas voulu donner plus de détails sur l'opération policière. Selon LaPresse.ca, l'édifice Félix-Martin, où se trouve le siège de SNC-Lavalin, a été complètement fermé au public.

À la fin mars, le grand patron de l'entreprise, Pierre Duhaime, a été relevé de ses fonctions. Une enquête interne venait de démontrer qu'il avait autorisé le versement de commissions irrégulières de 56 millions $ US à des agents commerciaux. M. Duhaime conserve toutefois son lien d'emploi avec la firme jusqu'au 27 juin. Lorsqu'il quittera pour de bon, il aura droit à un «arrangement de départ» de 5 millions $.

En février, deux vice-présidents de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa et Stéphane Roy, avaient quitté l'entreprise dans la foulée de cette affaire qui reste nébuleuse.

En plus des mystérieuses commissions de 56 millions $, SNC a perdu une somme de 23 millions $ qui était déposée dans le compte d'une banque libyenne.

L'Autorité des marchés financiers suit également de près cette affaire.

La perquisition de vendredi est la deuxième à toucher SNC-Lavalin en moins d'un an. En septembre, des enquêteurs de la GRC s'étaient rendus au bureau de l'entreprise à Oakville, en Ontario. La police se penchait alors sur un projet de pont au Bangladesh pour lequel SNC a soumissionné en 2011. Aucune accusation n'a encore été déposée dans cette affaire.

Plus tôt ce mois-ci, la Banque mondiale, qui participait au financement du projet bangladais, a toutefois suspendu le droit d'une filiale de SNC-Lavalin de participer à des appels d'offres liés de près ou de loin à l'institution.