Entrevue avec Carter Adamson: Rdio, la révolution « streaming » ?

Huffington Post Québec  |  Par Publication: 8/04/2012 11:15 Mis à jour: 8/04/2012 11:16

Rdio Entrevue
Carter Adamson, le cofondateur de Rdio s'est entretenu avec le Huffington Post Québec. (Crédit photo: David Nathan)

Il y a moins de deux ans, les fondateurs de Skype lançaient simultanément aux États-Unis et au Canada Rdio, un service web par abonnement d'écoute de musique en « streaming ». De passage à Montréal, Carter Adamson, cofondateur de Rdio s'est entretenu avec le Huffington Post Québec.

Pourquoi prétendez-vous que Rdio réinvente la façon d'écouter de la musique ?
Aujourd'hui n'importe quel appareil ou presque peut aller sur internet. La mobilité a changé la façon de consommer la musique. Le « streaming » permet de ne plus être contraint par le stockage des données, par la capacité d'un disque dur et le système d'inscription par abonnement permet de ne pas payer à chaque chanson écoutée. De plus, nous croyons fortement à la notion de partage et de découverte. Les utilisateurs font plus confiance aux recommandations faites par leurs amis ou même d'autres utilisateurs, bien plus que par les compagnies elles-mêmes.

Quelles sont les différentes souscriptions possibles ?
Il y a entre autres un forfait à 4,99$ par mois pour une écoute sur internet et une autre à 9,99$ qui elle permet d'écouter aussi les chansons sur un appareil mobile. Je pense que nous sommes rendus à un stade où les gens sont prêts à payer un prix modéré s'ils ont en échange un produit intéressant. Je crois que le piratage s'est développé car il n'y avait pas d'autres choix qui étaient proposés aux utilisateurs. Ce n'est plus le cas aujourd'hui avec la montée en puissance de la mobilité.

Combien de chansons sont disponibles ?
Nous avons des contrats avec les principales compagnies de disques, ce qui représente 12 millions de titres pour le moment.

Est-ce que les maisons de disques indépendantes sont plus difficiles à convaincre ?
Non, la seule différence c'est qu'il y a plus d'interlocuteurs, ça prend juste plus de temps, mais il y a le même enthousiasme qu'avec les majeures. Au Québec par exemple il y a de nombreuses étiquettes indépendantes, c'est d'ailleurs entre autres pour ça que nous sommes ici, pour rencontrer tous les joueurs de l'industrie musicale.

Combien d'utilisateurs utilisent Rdio ?
Je ne peux donner ce genre de chiffres mais je peux vous dire que nous avons connu une très forte hausse du nombre d'abonnés dès la fin de l'année 2010 et notamment au Canada qui est un pays où la musique tient une grande place.

Rdio êtes déjà disponible dans quatre pays européens, en Australie, est-ce que ce n'est que le début d'une stratégie mondiale ?
Oui, nous souhaitons que les utilisateurs puissent écouter leur musique quand ils sont dans leur pays d'origine aussi bien que quand ils sont en vacances à l'autre bout du monde.

Pourquoi ne pas avoir encore lancé l'application sur un territoire comme la France ? Est-ce lié à la présence de deux autres services de radio en « streaming » bien en place, Deezer et Spotify ?
Nous ne sommes pas naïfs, nous avons de l'expérience grâce à Skype en ce qui concerne la mise en marché d'un produit sur le plan mondial. Nous ne voulons surtout pas nous précipiter, il faut mettre en place les bons partenariats. Les choses se mettent en place au fur et à mesure mais théoriquement nous avons les droits pour la France et pourrions très bien lancer Rdio dès aujourd'hui.

Le lancement récent de Zik au Québec, le service d'écoute en « streaming » d'Archambault, ça vous inquiète ?
Pas du tout, je pense au contraire que c'est merveilleux qu'il y ait d'autres services de streaming, cela met la lumière sur cette nouvelle façon d'écouter de la musique et tout le monde a à y gagner.

Visitez le site Web de Rdio, ici.

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