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Le débat sur la hausse des droits de scolarité se transporte en Ontario

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De nombreux étudiants affichaient des cartons rouges à la réunion du Bureau des gouverneurs de l'Université d'Ottawa. (Capture d'écran)
De nombreux étudiants affichaient des cartons rouges à la réunion du Bureau des gouverneurs de l'Université d'Ottawa. (Capture d'écran)

(Radio-Canada.ca)

Des étudiants de l'Université d'Ottawa ont perturbé une rencontre du Bureau des gouverneurs pour manifester leur mécontentement relativement à une hausse prévue des droits de scolarité.

Les administrateurs de l'université comptaient approuver, lundi dernier, des hausses variant de 4 % à 8 % pour l'année scolaire 2012-2013. Une septième hausse du genre depuis 2006. Des étudiants ont interrompu la réunion en scandant des slogans et des cris de ralliement. Plusieurs affichaient des cartons rouges, symbole du mouvement de contestation des étudiants québécois.

Les administrateurs ont alors décidé d'écourter leur rencontre et de procéder au vote, par courriel, le lendemain. La hausse a été approuvée.

La vice-présidente aux affaires universitaires de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO), Élizabeth Kessler, souligne que les administrateurs n'avaient aucun intérêt à entendre les étudiants.

« Nous avons des étudiants qui sont très fâchés contre l'université et le gouvernement de l'Ontario qui ne voient pas les problèmes des étudiants. », a affirmé Elizabeth Kessler, vice-présidente, affaires universitaires, FÉUO.

Au Canada, ce sont les étudiants ontariens qui paient le plus pour leurs études universitaires. À l'Université d'Ottawa, les droits de scolarité varient entre 3114 $ pour la session d'automne dans un programme de sciences sociales et 10 186 $ pour la session d'études en médecine.

Selon la sociologue Diane Pacom, il serait étonnant de voir le mouvement du Québec, où des milliers d'étudiants sont en grève, se reproduire en Ontario.

« Il y a des réalités communes qui peuvent créer un dialogue parmi les différents groupes étudiants qui contestent, mais je ne pense pas qu'il y aura une contamination aussi forte. », pense Diane Pacom, sociologue.

La FÉOU ne prévoit pas organiser une autre manifestation au cours des prochaines semaines en raison de la période des examens qui commence. Les responsables souhaitent cependant faire un coup d'éclat en mai lorsque l'université présentera son budget pour l'année financière en cours.

Le Bureau des gouverneurs n'a pas voulu commenter la contestation des étudiants.