NOUVELLES

Grève étudiante: Les visages de la manifestation

22/03/2012 05:55 EDT | Actualisé 22/05/2012 05:12 EDT
Laurent Therrien

Ils étaient des centaines de milliers dans le centre-ville de Montréal, aujourd’hui, à manifester leur mécontentement envers la hausse des droits de scolarité. Parmi eux, des jeunes, des parents, des retraités. Le Huffington Post Québec a plongé dans la foule.

Alexandre Petitclerc, 17 ans, est le leader du mouvement de grève de l’école secondaire Paul Gérin-Lajoie. «Ce sont les étudiants du secondaire qui seront les plus affectés par la hausse des droits de scolarité. C’est essentiel qu’on soit ici aujourd’hui pour faire savoir au gouvernement qu’une hausse est inadmissible.»

Mirina Milubi manifestait quant à elle pour soutenir sa fille. «J’ai été étudiante, moi aussi. En Russie, mes études étaient gratuites. Ma fille travaille pour payer une partie de ses droits de scolarité. Il faut dénoncer cette hausse.»

Esteban Falardeau a huit ans. Il est ici pour manifester contre la hausse, puisque l’éducation lui tient déjà à coeur. Sa mère, Catherine Charneau-Simard l’a emmené à la manifestation pour lui «montrer l’ampleur du mouvement». Elle-même enseignante au collégial, elle ajoute que tôt ou tard, son fils sera touché par cette hausse.

Gérald Brien est venu appuyer les étudiants. « Je suis là pour l’éducation du Québec. Quand les étudiants ne vont pas à l’école, c’est toute la société qui y passe. Je n’avais pas d’argent pour faire des études universitaires, et aujourd’hui je suis dans une misère totale. J’aurais voulu être journaliste. Je suis là pour que la prochaine génération réussisse. »

LES VISAGES EN IMAGES:

Les visages de la manifestation

Alexandre Paradis est promoteur de karaoké. « J’aurais voulu être travailleur social, dit-il, mais je n’ai pas eu suffisamment de support financier. Aujourd’hui, c’est important d’appuyer les étudiants dans leurs revendications.»

Julie Désilets étudie à temps partiel en animation à la vie spirituelle, son deuxième baccalauréat. « La hausse vient brimer le droit à l’éducation pour toutes les générations futures, pas seulement pour la nôtre. C’est important que les gens se rendent compte de l’impact d’une manifestation comme celle d’aujourd’hui. Moi j’ai été chanceuse, mes parents avaient prévu depuis de nombreuses années me soutenir financièrement pour mes études. Mais s’ils ne l’avaient pas fait, la donne aurait été bien différente.»

Gabriel Lavoie fréquente le Cégep de Ste-Foy. « Mes parents payent mes études, mais je manifeste parce que ça me touche que des gens aient de la difficulté à s’éduquer. C’est inacceptable. Espérons seulement que personne ne fera de la casse !»

Maxine Segalowitz étudie la danse à l’université Concordia. «Je veux donner mon appui aux revendications envers la hausse des droits de scolarité. Il faut que l’éducation reste accessible au plus grand nombre possible de personnes. Le but est de créer un rassemblement pacifique.»