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Impact en MLS: l'engouement était bien ressenti à quelques heures du coup d'envoi

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IMPACT MLS PREMIER MATCH
Davy Arnaud, le capitaine de l'Impact, le 10 mars 2012. (AP) | ap

MONTRÉAL - Le moins que l'on puisse dire, c'est que les partisans de l'Impact et les amateurs de soccer étaient au rendez-vous, samedi au Stade olympique, pour le premier match local de l'histoire du onze montréalais en Major League Soccer.

Près de 59 000 fois au rendez-vous en fait: ils ont été 58 912 à franchir les tourniquets du stade pour voir leur équipe récolteur leur premier point en première division nord-américaine grâce à ce nul de 1-1 contre le Fire de Chicago et battre le record de 58 542 spectateurs pour un match de soccer professionnel, une marque détenue par le Manic depuis 1981.

«C'est tout simplement extraordinaire, a signalé le vice-président exécutif de l'Impact, Richard Legendre. C'est que nous voulions faire et c'est ce que nous avons réussi à faire. Ça montre que Montréal est une ville de soccer. C'est très, très encourageant.»

Cette foule a également enchanté les dirigeants du circuit.

«Je suis très surpris qu'on ait pu attirer une aussi grande foule pour ce premier match. Agréablement surpris dois-je dire, a indiqué le commissaire de la MLS, Don Garber, à la mi-temps. Je suis absolument ravi de l'appui que donne la foule à son équipe.»

Comme toujours, les Ultras, les partisans «officiels» du club, se sont présentés en grand nombre, occupant une large section derrière ce qui était autrefois l'arrêt-balle. Et comme d'habitude, ils ont donné le ton au match, entonnant leurs chants et leurs cris de ralliement dès les dernières notes de l'hymne national canadien, interprété de belle façon par le ténor Marc Hervieux.

«Quand je regarde la section (des Ultras), on voit que ce sont vraiment des gens très passionnés, a noté Garber. Quand ils seront dans le petit stade Saputo, ils vont casser la baraque.»

Mais comme on le sent aussi lors des matchs au stade Saputo, on dirait que le reste des spectateurs est intimidé par ces purs et durs, n'embarquant pas toujours avec eux dans leurs encouragements. On peut lui pardonner ce manque d'engagement: la foule montréalaise saura ajuster son diapason à celui des Ultras.

On l'a vu dès les premiers beaux moments offensifs de l'Impact, qui a appliqué de la pression tout au long de la première demie, s'attirant ainsi les faveurs d'un public gagné d'avance.

Mais on n'avait encore rien vu.

Quand le capitaine Davy Arnaud a marqué le premier but de l'histoire de l'Impact en MLS à la 56e minute, le Stade olympique a vibré. Tous les 58 912 spectateurs présents ont fait jaillir leur joie en même temps, un grand moment d'euphorie collective. Digne du double victorieux de Wilfredo Cordero contre les Braves d'Atlanta, en 1994.

Un peu comme lors de cet été de 1994, les partisans montréalais se sont ensuite fait gâcher leur plaisir, quand Dominic Oduro a créé l'égalité à la 71e minute. Mais ils ont rapidement retrouvé leurs esprits et se sont époumonnés jusqu'à la toute fin du match.

«La foule a été fantastique (samedi), a déclaré l'entraîneur-chef Jesse Marsch. Je pense que les gars ont apprécié jouer devant cette foule et leur montrer ce dont ils sont capables.

«De jouer un premier match à Vancouver nous a permis de chasser le stress et de pouvoir apprécier à fond cette foule et nous a permis de vraiment nous sentir à domicile.»

Un engouement palpable avant la rencontre

À quelques heures du match, on pouvait bien sentir l'engouement pour cette rencontre historique et pour l'équipe de Joey Saputo.

Déjà, dans le métro de Montréal, à près de trois heures du coup denvoi, on pouvait voir des maillots et des écharpes aux couleurs bleu, blanc et noir de l'Impact. Des gens prévoyants qui souhaitaient éviter la cohue de dernière minute, parfois inévitable dans la rotonde du Stade olympique.

Arrivés au Stade avec encore plus de deux heures et demie à patienter avant le match et près d'une heure avant l'ouverture des portes, plusieurs partisans étaient déjà massés dans la rotonde. D'autres attendaient patiemment en ligne à la billeterie, frappés à la dernière minute par la fièvre MLS.

Une image frappe: l'Impact a dû faire des affaires d'or au cours des dernières semaines, puisque plusieurs portent ses nouvelles couleurs. Maillots, survêtements, manteaux et autres écharpes sont partout. Ceux qui n'en ont pas sont maquillés ou ont confectionné banderoles et affiches clamant leur appartenance. La fête s'annonçait joyeuse.

«Il faut être derrière notre équipe, souligne Alain Cloutier, de St-Jean-sur-Richelieu. C'est la Major League Soccer maintenant, ce n'est pas une ligue de deuxième ou troisième division», a ajouté celui qui a vu quelques matchs au Centre Claude-Robillard, mais encore aucun au stade Saputo.

Dans le ventre du Stade, les boutiques étaient bondées. Ceux qui avaient jusque-là résisté se laissaient gagner.

Certains n'apprendront toutefois jamais: à 13h45 — à 15 minutes du début du match — plusieurs faisaient encore la file dans leur voiture pour entrer dans les stationnements intérieurs du Stade, malgré tous les avertissements et appels à arriver tôt lancés par l'organisation au cours de la dernière semaine.

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