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Grève et budget: les étudiants proposent des pistes pour éviter les hausses

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ALTERNATIVES BUDGET BACHAND
Gabriel Nadeau-Dubois, président de la CLASSE. (Capture d'écran YouTube) | Capture d'écran

MONTRÉAL - Québec déposera son budget mardi et à quelques heures du dépôt officiel, la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) croit qu'il est possible d'augmenter les revenus de l'État, sans toucher aux étudiants.

Le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, soutient que des alternatives sont possibles et que le gouvernement du Québec se prive actuellement de revenus qui pourraient lui permettre d'engranger jusqu'à quatre fois les sommes que lui fourniraient les hausses des droits de scolarité.

Comme première mesure, la CLASSE recommande de revoir la fiscalité des particuliers, afin de donner un peu plus d'oxygène à la classe moyenne.

Elle suggère ainsi de faire passer de trois à 10 paliers d'imposition, ce qui devrait générer 1,2 milliards $ de plus dans les coffres du gouvernement.

Gabriel Nadeau-Dubois espère que le gouvernement saura exiger aussi des entreprises qu'elles contribuent au financement des services publiques.

Réunis au Collège François-Xavier-Garneau samedi, à Québec, les militants étudiants promettaient de poursuivre leurs actions pour tenter de faire fléchir Québec. Selon eux, la hausse des droits de scolarité n'est pas inévitable, mais un choix idéologique.

«Les libéraux veulent imposer unilatéralement des hausses aux étudiants, mais les entreprises, elles aussi doivent faire leur juste part. Pour ce faire, nous aimerions que soit réinstaurée la taxe sur le capital des entreprises», demande le coporte-parole de la CLASSE.

«Le gouvernement doit également resserer le contrôle sur les universités pour s'assurer qu'elles ne dépensent pas l'argent des contribuables et des étudiants dans des campagnes publicitaires», dénonce-t-il.

D'autres manifestations sont prévues dans les jours à venir pour répéter leur message voulant qu'augmenter les frais de scolarité n'aura pas qu'un impact sur les étudiants, mais aussi sur leurs familles.