Curateur public: les ratés de l'implantation du système informatique

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Première Publication: 15/03/2012 21:15 Mis à jour: 15/03/2012 21:25

Radio-Canada.ca - Plus de dix ans après que le projet ait été lancé, le système informatique du Curateur public du Québec ne fonctionne toujours pas et a coûté plus du double du montant prévu.

Ce dossier s'ajoute à celui de l'informatisation du réseau de la santé, qui a lui aussi connu des retards et des dépassements de coûts importants.

Rappelons qu'en 1998, blâmé par le vérificateur général du Québec pour sa mauvaise administration, le Curateur public entame une réforme de son système informatique en s'adressant à des firmes externes.

Le Conseil du Trésor débloque peu après les sommes nécessaires. Le système doit être fonctionnel en 2006, mais ce ne sera pas le cas.

Après cinq années de retard, le 12 octobre 2011, Jean Tessier, conseiller stratégique au sein du Curateur public, inaugure l'implantation du système.

Malgré tout, des lenteurs importantes rendent le nouveau système non fonctionnel.

Le 24 novembre 2011, le directeur général des technologies de l'information du Curateur public, Pierre Lamarche, confirme l'échec du programme, recommandant une période de « repli temporaire ».

« On n'est pas content d'avoir à corriger des anomalies, mais tout ce qu'on a fait est utilisable », dit-il en entrevue.

Le système qui devait coûter 18 millions de dollars atteint désormais un coût de plus de 40 millions de dollars. Il ne sera lancé qu'au milieu de 2012. L'implantation sera complétée, espère-t-on, en mars 2014.

Recours à la sous-traitance

Le fabricant Fujitsu a récolté la majorité des contrats confiés au privé par le Curateur public. Dans certains cas, l'entreprise était la seule soumissionnaire. Fujitsu ne veut pas accorder d'entrevue à ce sujet.

De son côté, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) s'inquiète de la méthode d'attribution des contrats dans ce dossier.

« [Le gouvernement] est toujours allé en sous-traitance. C'est la même firme qui a proposé la solution, qui a développé et qui a constaté que ça ne [fonctionne pas] », affirme Lucie Martineau, la présidente du SFPQ.

Lucie Martineau s'étonne du peu de concurrence manifesté pour des contrats si lucratifs. « Dans au moins la moitié des cas, il n'a qu'un seul soumissionnaire. À deux reprises, pour des contrats allant à 3 millions à 10 millions de dollars, on a arrêté l'appel d'offres parce qu'on jugeait déjà qu'il était trop élevé », dit-elle.

Le nouveau responsable du projet reconnaît le manque d'expertise du gouvernement en matière d'informatique.

« On a fait des embauches. On en fait encore, puis c'est souhaitable, effectivement, que l'organisation ait plus d'expertise interne et moins de dépendance à l'égard de consultants externes », affirme Pierre Lamarche.

Par ailleurs, Radio-Canada a appris que le Registre foncier du Québec doit aussi moderniser son système informatique en faisant appel au privé. Le coût est de 40 millions de dollars pour six ans de travaux.

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Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Frdric Valle
07:30 sur 16/03/2012
La plus grosse erreur que l'on peu commettre quand on veut faire des changement majeur dans une infrastructure informatique et de confier le projet a des sous-traitants.

Il faut confier le tout au admin existant parce que c'est eux qui connaisse toute les particularité du système et c'est eux qui vont le gérer après. C'est sûre qu'ils vont avoir besoin de recourir a des ressources externe pour mener a bien le projet mais c'est eux qui doivent en être les maître d'oeuvre.

Car après tout c'est eux qui on l'expertise pour mener a bien le projets. Et ainsi le risque de corruption et de favoritisme est écarté.
09:45 sur 16/03/2012
Pour ce dossier je ne sais pas mais pour une bonne partie des dossiers, le maître d'oeuvre c'est le ministère responsable du dossier.
12:19 sur 16/03/2012
Cela ne change rien, car ceux qui sont responsables ne connaissent rien et se fient sur les entreprises privées qui vendent leur salade ou pire encore, ils empochent des enveloppes brunes ou ils reçoivent des ordres d'en haut. Quand un ministère prétend être le maître d'œuvre, dans bien des cas, c'est le privé qui fait la pluie et le beau temps, qui planifie les opérations, suggère le type de matériel à acheter, etc. Comme nous le voyons en santé avec l'informatisation des dossiers médicaux. Même chose avec le Curateur.

Comme le disait M. Valle, il faut en revenir à la première ligne, c'est elle qui connaît ses besoins, c'est elle qui utilise le service, c'est donc elle qui est le mieux placée pour agir comme maître d'œuvre.
12:30 sur 16/03/2012
Je n'ai pas les détailles de ce dernier fiasco informatique...

Mais si c'est comme les registre des armes à feu (de $2 millions à $5 milliards)...

ou comme le système de santé informatisé (quelques centaines de million à sûrement quelques milliard lorsque cela sera fini...)

-

Dans bien des cas, les dépassement de coût sont causer par les administrateur publique qui ne cesse de changer les requis...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Frdric Valle
12:56 sur 16/03/2012
"Dans bien des cas, les dépassement de coût sont causer par les administrateur publique qui ne cesse de changer les requis... "

Je ne suis pas sûre de cela. Moi je crois plutôt que des sous-traitants sans scrupule et bien "ploguer" sans mette plein les poche, au sus et au vue de tous sans que cela dérange personne. Sa sent mauvais!
22:22 sur 15/03/2012
Curateur public : il a combien de clients le Curateur et 40 millions cela fait combien par client ? Vive le Québec inc. on part à 18, on finit à 40 et ça ne fonctionne pas.

La santé, l'informatisation des dossiers, combien à date ? 400 millions, peut-être plus et ça ne marche pas très fort.

Le registre foncier, on annonce 40 millions, ça va en coûter combien ? 100, 200 ?

Et puis après, les caisses sont vides pour l'éducation. Belle gagne de rats.

Je frémis à l'idée de tout ce qui se gaspille quotidiennement dans l'ensemble de nos administrations publiques.

Pendant ce temps, le décrochage stagne, l'éducation fait pitié, les écoles moisissent, on manque de livres et de manuels, mais on a des tableaux blancs, les listes d'attentes en santé s'allongent, le déficit augmente, les gens attendent plus que jamais à l'urgence, nos vieux sont maltraités, nous avons des enfants qui ne mangent pas à leur faim, mais nous trouvons de l'argent pour l'Îlot voyageur, l'amphithéâtre de Québec, le big O, le plan nord, les tableaux blancs, l'informatisation qui ne marche jamais, l'UPAC qui se pogne le beigne, les wagons de métro à gros prix, le nettoyage des sites miniers orphelins et par dessus tout ça on va même construire des prisons.

Il n'y a pas à dire, au Québec on a les priorités à la bonne place et le cœur sur la main.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
AndreLegare
Carpe diem
01:11 sur 16/03/2012
Et les enveloppes brunes, les garderies des ptis amis, les infra qui coûtent 30% plus cher qu'ailleur, les contrats de pubs inutiles du gouv. Et, la bonne gestion du moins 40g perdu à la caisse de dépot....il me semble qu'il en manque...
01:50 sur 16/03/2012
Je voulais laisser une chance aux autres d'ajouter une pierre à l'édifice.

On pourrait faire un long lamento de plus en plus en plus forte (lol)