Entraînement militaire: les soldats américains débarquent à Québec (PHOTOS/VIDÉO)

Highland Yankee

Le Huffington Post Québec   Première Publication: 12/03/2012 14:56 Mis à jour: 12/03/2012 14:56

Une cinquantaine de soldats canadiens et américains ont participé le week-end dernier à un entrainement commun à Valcartier: Highland Yankee.

Le Huffington Post Québec a passé la fin de semaine dernière en compagnie de soldats du régiment écossais Black Watch, le Royal Highland Regiment of Canada et du 1-111th Infantry Small Unit Exchange de Philadelphie. Échange de procédures, de tactiques, de techniques et d’informations et collaboration sur une attaque, voilà le programme qu’attendaient les soldats.

La mission

Vendredi 9 mars, 20h30 : La vingtaine de soldats du Black Watch, situé sur la rue de Bleury à Montréal, quittent la métropole en direction de la base de Valcartier. Arrivés sur place tard dans la nuit, ils se déploient et se préparent à passer une première nuit sous la tente. Demain sera une longue journée de préparation.

Samedi 10 mars, 6h00 : Aux premières lueurs de l’aube, les soldats se mettent en mode défense et se préparent à toute éventuelle attaque ennemie. Ils creusent des tranchées et construisent de véritables forts pour se protéger en cas d’attaque.

13h55 : Alors que certains mangent encore, des ennemis attaquent la position tenue par le Black Watch. Le lieutenant Maghakian, qui commande le peloton du Black Watch pour l’exercice, emmène quelques hommes avec lui pour sécuriser les alentours. Après une rapide vérification, ils retournent à la base.

19h00 : Le commandant du Black Watch pour l’exercice, ainsi que le lieutenant Fry, son homologue américain, reçoivent les ordres du commandant de l’exercice. Objectif : détruire l’ennemi et son campement. Les américains devront faire de la reconnaissance pour déterminer où se trouve l’ennemi entre deux localisations possibles.

Dimanche 11 mars, 6h00 : Le lieutenant Maghakian explique à ses hommes l’objectif du jour et donne ses ordres à chaque commandant de section.

8h00 : Les américains localisent plus rapidement que prévu la force ennemie. La décision est prise d’avancer l’heure de l’attaque… les soldats se mettent en route. Après une bonne heure de raquettes, les soldats du Black Watch rejoignent les américains à un point de rendez-vous et décident ensemble du plan d’attaque. Une équipe donnera l’assaut tandis qu’une autre assurera le soutien. Cette dernière « couvrira l’avance » de l’équipe d’assaut et devra abattre cette « p***** de sentinelle sur la p***** de colline ».

9h30, heure H : les premiers tirs se font entendre. Les échanges sont vifs, mais brefs. L’équipe d’assaut progresse vite malgré une colline à descendre en raquettes, la traversée d’un champ et d’une route glacée. Une fois arrivé sur le camp ennemi, tous les « méchants » sont neutralisés et fouillés. Dernière vérification et puis c’est le retour à la base. La mission est un succès, comme le confirme le lieutenant Maghakian.

Pour la petite histoire

Cet échange d’informations, de tactiques et de procédures ne pouvait pas mieux tomber pour le Black Watch, qui fête cette année ses 150 ans d’existence. En plus de la sécurité aux frontières canadiennes, les soldats du Black Watch ont combattus à la guerre des Boers, aux Première et Seconde guerres mondiales, à la guerre de Corée, ils ont soutenu les opérations de l’OTAN en Europe et ont aidé au maintien de la paix pour les Nations Unis mondialement. On a pu les voir à l’œuvre chez nous durant la crise du verglas de 1998. Ce ne sont donc pas des « bleus ».

Pour l’anecdote, le 111e régiment d’infanterie américain a été fondé le 21 novembre 1747 par Benjamin Franklin pour défendre la ville de Philadelphie contre les navires de guerre espagnols et français! Avant son déploiement en Irak en décembre 2004, le 1er bataillon n’avait pas perdu un seul homme depuis… la Seconde Guerre mondiale.

En entrevue, le lieutenant Fry, commandant des soldats américains pour l’exercice, est satisfait de l’entraînement reçu de la part des canadiens. « Ils nous ont fournis l’équipement, les lieux d’entrainement et les scénarios. De ce point de vue c’était parfait ».

Les soldats du Black Watch ont de nouveau rendez-vous avec leurs homologues américains, l’an prochain, mais cette fois en territoire… Yankee!

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  • Entraînement Highland Yankee

    Le Royal Highland Regiment of Canada (Black Watch) participait à un exercice de guerre hivernal avec un peloton américain

  • Entraînement Highland Yankee

    Arrivés tard dans la nuit, les soldats ont préparé leurs tentes et attendaient leur première journée d'exercice.

  • Entraînement Highland Yankee

    Objectif de la première journée : défendre la position tenue, creuser des tranchées et construire de véritables forts de défense.

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    Sur la base de Valcartier, la forêt s'étend à perte de vue sur les terrains d'entrainement.

  • Entraînement Highland Yankee

    À l'intérieur d'une tente la température est proche du point de congélation. Cela reste plus chaud qu'à l'extérieur...

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    Le lieutenant Maghakian, commandant du peloton des Black Watch pour l'exercice s'entretient avec un soldat américain sur la facon d'attaquer les positions ennemies.

  • Entraînement Highland Yankee

    Durant l'attaque, les cinq ennemis ont tous été «neutralisés» et fouillés.

  • Entraînement Highland Yankee

    Le lieutenant Fry, commandant du peloton américain faiti ici un débriefing du raid mené par ses hommes et ceux du Black Watch.

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