Droits de scolarité : les enseignants solidaires à la cause des étudiants

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Des professeurs ont l'intention de manifester avec les étudiants le 22 mars prochain. (CP)
Des professeurs ont l'intention de manifester avec les étudiants le 22 mars prochain. (CP)

(Radio-Canada.ca)

Des professeurs de cégep et d'université évoquent plusieurs « gestes symboliques » pour montrer leur appui aux étudiants québécois qui contestent la hausse des droits de scolarité.

Plusieurs enseignants se sont réunis mardi dernier pour planifier des « actions d'éclat » et la possibilité d'une « grève enseignante » d'une journée a été évoquée.

Selon Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), qui a assisté à la réunion et participé à une manifestation étudiante cette semaine, aucune grève n'est envisagée pour l'instant « même si l'appui aux étudiants est assez massif à la FNEEQ ».

« On n'en est pas encore là, beaucoup de choses sont considérées pour aider les étudiants », a-t-il déclaré en entrevue à RDI, samedi matin.

Une telle grève serait d'ailleurs illégale en vertu du Code du travail, puisqu'elle ne serait pas reliée à des négociations syndicales. Elle pourrait entraîner des amendes quotidiennes de 100 $ pour un enseignant, 10 000 $ pour un chef syndical et 50 000 $ pour un syndicat.

M. Trudelle soutient notamment qu'aucun forum public n'a encore été tenu pour discuter de la question de la hausse des droits de scolarité, alors que cela aurait dû être amorcé dès le départ.

La façon dont les universités gèrent le budget qui leur est accordé doit aussi être examinée, a-t-il noté, faisant référence à l'Université Concordia qui doit payer une pénalité financière de 2 millions de dollars pour un manque de rigueur dans la gestion de ses fonds publics.

Le président de la FNEEQ a ajouté que de nombreux enseignants participeront, à son avis, à la grande manifestation étudiante qui aura lieu le 22 mars à Montréal.

Un appui généralisé, selon la FEUQ

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a souligné que de plus en plus de groupes manifestaient leur soutien aux étudiants, notamment des parents et d'anciens étudiants sur les réseaux sociaux.

Plus de 130 000 étudiants sont en grève sur un total de 475 000. Les associations étudiantes espèrent que 200 000 d'entre eux seront présents le 22 mars.

« Quand on compare les luttes étudiantes, on est vraiment devant une lutte historique », a affirmé Mme Desjardins.

Le gouvernement Charest continue à répéter de son côté qu'il ne pliera pas devant les revendications des étudiants.