VIDEO

Tempête solaire: les effets sur la Terre ont été moins grands que prévu

08/03/2012 02:09 EST | Actualisé 08/05/2012 05:12 EDT
ap

WASHINGTON - L'une des plus puissantes tempêtes solaires des dernières années a bien touché la Terre, tôt jeudi, mais la planète bleue l'aurait échappé belle, ont indiqué des scientifiques.

Aucun problème de réseaux électriques, de satellites ou d'autres technologies — qui ont l'habitude d'être perturbés par le passage d'une tempête solaire — n'a été rapporté jusqu'à maintenant, ont souligné des responsables, plusieurs heures après son arrivée sur Terre.

Mais un tel calme pourrait n'être que passager. Les effets de la tempête agissant sur le champ magnétique de la planète demeurent susceptibles de court-circuiter les technologies, mais aussi de donner lieu à des aurores boréales aux couleurs plus vives.

Des données préliminaires révélaient que la tempête est environ dix fois plus puissante que le vent solaire qui frappe habituellement la Terre.

La tempête a débuté avec une éruption solaire massive mardi soir, et n'a cessé de croître alors qu'elle se détachait du Soleil, s'élargissant comme une énorme bulle de savon, ont imagé des scientifiques.

La tempête a frappé la Terre aux environs de 6 h jeudi (heure de l'Est) et a pris la direction qui entraînerait le moins de problèmes, a expliqué un expert de l'agence des océans et de l'atmosphère des États-Unis (NOAA), Joe Kunches.

Les scientifiques avaient d'abord prédit que la tempête de jeudi serait la pire à toucher la Terre depuis 2006, mais au final, elle ne semble pas plus grave que celles des derniers mois, a-t-il ajouté.

Les experts peuvent prévoir la vitesse et la puissance d'une tempête solaire, mais ils ignorent l'orientation — entre le Nord et le Sud — qu'elle prendra. La Terre a eu de la chance cette fois-ci, la tempête s'étant dirigée vers le Nord, ce qui est «plutôt anodin», a poursuivi M. Kunches.

Les tempêtes qui se dirigent vers le Sud se traduisent par les courts-circuits technologiques les plus dommageables et par les aurores boréales les plus grandes.

Un cycle solaire

Malgré les impacts réduits de la tempête solaire, celle-ci témoigne que nous entrons dans un cycle solaire qui s'étendra sur quelques années, selon Sébastien Giguère, coordonnateur scientifique de l'Astrolab du Mont-Mégantic.

Il précise que ce type d'événement s'inscrit dans un cycle solaire de 11 ans, avec des pointes progressives en cours d'évolution.

«Chose certaine, c'est un crescendo qui s'amorce et nous nous dirigeons vers le maximum solaire prévu pour 2013. La situation sera donc à suivre dans les prochains moins», indique M. Giguère.