Le Québec en bouteilles; les microbrasseries de plus en plus populaires

Biere Quebec Microbrasserie

Huffington Post Québec   Première Publication: 2/03/2012 22:20 Mis à jour: 2/03/2012 22:24

Les Buteuse, Gaspésienne, Rouspéteuse, Vache Folle, Flacatoune et autres Fumisterie attirent de plus en plus l'attention des buveurs québécois, plus ouverts que jamais à goûter les bières d'ici. Le nombre de microbrasseries explose à travers la province et les boutiques se spécialisant dans la vente de bières se multiplient. Le marché québécois de la bière a de la broue dans le toupet!

La bière gagne du terrain

A Shawinigan, deux microbrasseries ont réussi à créer leur place dans la ville, et à se faire connaitre à travers le Québec. Au Broadway Pub, où on brasse une quarantaine de bières, Marc Ducharme, maitre brasseur, remarque que les gens sont plus curieux. « On a travaillé fort pour faire connaitre nos bières et maintenant plusieurs clients arrivent et nous posent des questions: ils sont prêts à essayer autre chose. »

Même son de cloche à la boutique La Barik, à Trois-Rivières, où on propose depuis 2005 près de 325 sortes de bières de microbrasseries québécoises, et où Xavier Beaupré, copropriétaire, remarque un réel engouement pour la découverte et ce, autant chez les jeunes, à partir de 25 ans, que chez les baby-boomers, autant chez les hommes que chez les femmes. « Il y a de plus en plus de bières pour filles, plus légères, plus sucrées: pour 60 gars, je reçois environ 40 filles », affirme t-il.

Et si la demande est depuis quelques années plus forte, l'offre suit aussi. « Au Québec, la bière, c'est un marché encore jeune, croit Xavier Beaupré. Les Unibroue, McAuslan et compagnie sont arrivées il y a environ 25 ans, mais les petits joueurs sont là depuis seulement 10 ans. Et chaque année, de nouveaux s'ajoutent. » Présentement, 80 microbrasseurs brassent l'équivalent de près de cinq millions de caisses de 24, et une quarantaine de nouveaux permis sont en attente. Et il y a de la place pour ces dernières: « En cinq ans, les microbrasseries québécoises ont augmenté de beaucoup leur part de marché! », assure Annie Auger, copropriétaire de Les Délires du terroir, installé sur Saint-Hubert, à Montréal, depuis 2006, et où on offre plus de 200 bières provenant de 35 microbrasseries. En effet, si les microbrasseries québécoises détenaient 5% du marché il y a cinq ans, elles en sont maintenant à 7%.

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Boire le terroir

Au Québec, on semble s'être approprié la bière. Avec des microbrasseries baptisées Lac-St-Jean, Nouvelle-France, Charlevoix, Pit Caribou ou Trou du Diable, la bière d'ici s'affiche comme faisant partie du patrimoine. « Il n'y a qu'à regarder le nombre de microbrasseries qu'il y a ici comparativement à celles qu'on trouve dans le reste du Canada pour pouvoir affirmer que oui, la bière au Québec, c'est très fort! », croit Annie Auger aussi copropriétaire de la microbrasserie et pub Brouhaha, dans Rosemont, et initiatrice de l'Hivernale des Brasseurs, un événement qui vient de clore sa deuxième édition et qui propose la découverte de plusieurs bières en exclusivité.

Le breuvage n'a clairement pas terminé son ascension au Québec: la demande est là, l'offre grandit et l'originalité est plus que jamais au rendez-vous.
Les bières saisonnières, à la citrouille, au pissenlit, à la pomme, aux herbes, au poivre, à la poire, ou ensemencées avec de la levure sauvage se trouvent désormais en bouteille ou en fût. Et côté accords, la bière ose enfin faire équipe avec les charcuteries et les saucisses, bien sûr, mais aussi avec les fromages et les chocolats.

La bière québécoise se dessine un bel avenir.

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