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L'UPAC investit la mairie de Saint-Constant

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En 2007, le maire Pepin et cinq de ses conseillers avaient été destitués par les tribunaux pour des dépenses électorales illégales.
En 2007, le maire Pepin et cinq de ses conseillers avaient été destitués par les tribunaux pour des dépenses électorales illégales.

(Radio-Canada) Le maire de Saint-Constant, Gilles Pepin, et son fils sont visés par une frappe de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et des enquêteurs de l'escouade Marteau.

Depuis 8 h mercredi matin, des perquisitions sont menées à la résidence des deux hommes, ainsi qu'à la mairie de la municipalité et dans une entreprise appartenant à M. Pepin et à son fils, Dany Pépin, qui agit aussi à titre d'agent officiel.

Les forces de l'ordre prévoient procéder à six ou sept perquisitions au cours de la journée. Aucune arrestation n'est cependant prévue.

L'UPAC enquête sur l'administration du maire Pepin depuis plusieurs semaines.

En 2007, le maire Pepin et cinq de ses conseillers avaient été destitués par les tribunaux pour des dépenses électorales illégales. La Cour supérieure avait annulé l'élection parce que l'équipe de Gilles Pepin avait dépassé de 40 % le maximum permis pour les dépenses électorales.

En novembre 2011, le directeur général des élections (DGE) a accusé le maire Pepin d'avoir violé la loi électorale lors de la campagne qui lui a permis de reprendre le pouvoir en 2008. Le DGE l'accuse d'avoir lui-même récolté de l'argent, une tâche normalement réservée à l'agent officiel. Gilles Pepin nie avoir mal agi et se dit victime d'une vendetta politique.

En décembre, La Presse avait révélé que deux conseillers municipaux, une ex-députée et plusieurs anciens militants ont plainte au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) contre le parti du maire Pepin. Ils l'accusent d'avoir inventé de fausses activités de financement camouflant des entrées d'argent occultes.

On ne sait pas si les perquisitions menées mercredi à Saint-Constant sont en lien avec l'une ou l'autre de ces affaires.

Ironiquement, la Ville de Saint-Constant avait annoncé par voie de communiqué mardi qu'elle avait reçu avec satisfaction le rapport du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire concernant la vérification du processus suivi pour l'attribution des contrats. La vérification portait sur 57 dossiers s'échelonnant sur une période de près d'un an et demi.

Le maire Pépin se félicitait que le ministère a conclu que « la Ville de Saint-Constant, à tous les égards importants, a généralement respecté les dispositions législatives prévues par la Loi sur les cités et villes et les dispositions réglementaires en découlant ».