Hamilton: Blake Geoffrion retrouve le sourire

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Blake Geoffrion fait maintenant partie des Bulldogs d'Hamilton. (Getty)
Blake Geoffrion fait maintenant partie des Bulldogs d'Hamilton. (Getty)

(Radio-Canada.ca)

MONTRÉAL - Blake Geoffrion avait-il simplement besoin d'un changement d'air? À en juger par ses trois premiers matchs avec les Bulldogs de Hamilton, on serait tentés de croire que oui.

L'attaquant, acquis en échange du défenseur Hal Gill voilà une semaine, a littéralement explosé depuis son arrivée dans l'organisation du Canadien. Limité à 9 points en 20 matchs à Milwaukee, il a presque déjà égalé ce total après seulement... 3 matchs! L'arrière-petit-fils de Howie Morenz compte déjà deux buts, cinq passes et des tonnes de chances de marquer dans son nouvel uniforme.

« Je me sens vraiment bien, physiquement et mentalement, a expliqué le jeune homme de 24 ans, vendredi, à l'entraînement matinal des Bulldogs au Centre Bell, en vue de leur duel contre les IceCaps de Saint-Jean (T.-N.). C'est un nouveau départ. On dit que 90 % du hockey est mental. Je me sens bien, mon esprit est clair et j'ai retrouvé le plaisir à jouer. »

Clément Jodoin, lui, refuse de s'emporter avec les succès de son nouveau protégé.

« Ses trois premiers matchs ont été excellents, mais on ne peut pas juger un athlète sur trois matchs. On va commencer à avoir une meilleure opinion après une dizaine de matchs. Tu as une série de victoires, de défaites, comment il réagit? Mais jusqu'ici, ça va bien, il a une bonne attitude, il a généré des chances à tous les matchs. S'il veut jouer en haut, son défi sera la constance. On n'est pas intéressés à coacher une boîte de Cracker Jack. On n'aime pas les surprises. »

Cicatrice et luxation

Que s'est-il donc passé pour qu'un joueur, qui avait montré tant de promesses l'an passé, connaisse une baisse de régime si inquiétante?

Rappelé par les Predators de Nashville en fin de saison, Geoffrion avait montré qu'il pouvait tenir son bout, avec une production de 6 buts en 20 matchs. L'athlète natif de Plantation, en Floride, s'était même permis un tour du chapeau le 20 mars face aux Sabres de Buffalo.

« C'était bon pour la confiance. Quand je repense à ce match, je me dis que je peux jouer et produire dans cette ligue », a mentionné Geoffrion.

Les blessures l'ont toutefois rattrapé. Dès son premier match préparatoire, il totalisait déjà deux points après deux périodes, quand il a été victime d'une lacération à un poignet, résultat d'un coup de patin. « J'ai enlevé mon gant et j'ai vu le sang. Je me suis presque évanoui dans le vestiaire », raconte-t-il.

Il en garde encore une cicatrice, mais se considère comme chanceux que le tendon n'ait pas été touché.

« J'ai joué les deux derniers matchs du camp, mais je ne me sentais pas très bien à cause de mon poignet. J'ai gagné ma place dans l'équipe, mais j'étais loin dans la formation parce qu'ils ne m'ont pas beaucoup vu jouer au camp. »

Une séparation à une épaule, fin novembre, l'a renvoyé à l'infirmerie pour trois semaines. À son retour au jeu, il a amassé une aide en trois matchs, mais a été renvoyé dans la Ligue américaine.

« C'était blessure après blessure, raconte-t-il. Mais il y a aussi le fait que je n'aie pas répondu à leurs attentes, et j'en accepte pleinement la responsabilité. »

Déjà des amis

Geoffrion n'arrivera pas en territoire inconnu dans le vestiaire du Canadien, quand il sera rappelé.

Il rencontrera un autre ancien des Badgers de l'Université du Wisconsin, René Bourque. Mais c'est surtout dans le clan ennemi, celui des Wolverines de l'Université du Michigan, qu'il verra des visages familiers.

« Je connais assez bien Max Pacioretty et Aaron Palushaj. J'ai joué avec eux au Championnat du monde junior. Mon meilleur ami, Chris Summers (NDLR : défenseur des Coyotes de Phoenix), était capitaine à Michigan, donc quand j'allais le voir. Je me tenais avec eux. Le hockey est un petit monde! »

Quand vous êtes né en Floride, que vous avez grandi à Nashville, et que vous comptez des amis dans le vestiaire et de vos ancêtres sur les murs, on peut effectivement parler d'un petit monde!