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Droits de scolarité : des manifestants soulignent l'anniversaire de Line Beauchamp

24/02/2012 11:56 EST | Actualisé 25/04/2012 05:12 EDT
CP

(Radio-Canada.ca)

Environ 250 étudiants ont manifesté contre la hausse des droits de scolarité devant le bureau de circonscription de la ministre de l'Éducation, sur le boulevard Henri-Bourassa, à Montréal.

À l'occasion de l'anniversaire de Line Beauchamp, les manifestants sont venus lui offrir un gâteau et des cadeaux en guise de protestation. « Aujourd'hui, on voulait souligner l'anniversaire de la ministre Beauchamp parce qu'elle, elle ne fait pas beaucoup de cadeaux aux étudiants. En fait, ce qu'elle offre aux étudiants et à leur famille, c'est plus d'endettement, plus de cartes de crédit, moins d'enfants dans les universités », a expliqué le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

La FECQ estime qu'étant donné qu'elle n'a pas encore appelé ses membres à faire la grève, la contestation risque fort de s'accentuer dans les prochains jours.

« 25 000 d'entre eux vont être consultés cette semaine et au courant de la semaine prochaine. On peut s'attendre à ce que le mouvement prenne de l'ampleur et dépasse la simple région métropolitaine », a fait valoir M. Bureau-Blouin.

Québec déterminé

Appelée à réagir à la grève étudiante, Line Beauchamp a réaffirmé vendredi que le gouvernement libéral n'a pas l'intention de reculer dans ce dossier.

« On réinvestit dans les universités, c'est les contribuables qui font le plus gros de l'effort, les étudiants sont appelés à faire leur juste part, on a bonifié le régime d'aide financière. On a toujours su qu'on assisterait à des manifestations de la part de certains leaders étudiants, mais la décision, elle est prise », a déclaré la ministre de l'Éducation.

Lors d'une conférence de presse à Trois-Rivières, le premier ministre Charest a renchéri : « Le gouvernement a mis en place une politique qui est fondée sur un principe d'accessibilité et de justice. On est sensible à ce que les étudiants ont à dire, mais en même temps, on a beaucoup débattu cette question-là et notre politique est fondée sur un principe d'équité qui fait que chacun paie sa juste part. »

Blocage au cégep de Saint-Laurent

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un groupe d'étudiants a bloqué tous les accès au cégep de Saint-Laurent pour protester contre la hausse des droits de scolarité et dénoncer l'attitude de la direction de l'établissement.

Les étudiants se sont dispersés sans violence au cours de l'avant-midi et ont permis aux membres du personnel du cégep d'accéder à leur lieu de travail.

Les 200 étudiants impliqués dans cette action expliquaient avoir pris cette mesure après avoir été mis en « lock-out » par la direction de l'établissement.

« Jeudi, on a décidé d'entamer des moyens de pression, la direction nous a un peu foutus dehors en lock-out. On est arrivé à 3 h du matin pour bloquer la direction, en fait parce qu'on considère qu'un lock-out c'est pour tout le monde, c'est pas seulement pour les étudiants », explique Maxence L. Valade, de l'Association étudiante du cégep de Saint-Laurent.

Selon le porte-parole étudiant, la direction de l'établissement aurait refusé que certains locaux et services demeurent ouverts aux étudiants en difficulté pendant la grève.

La direction du cégep, qui avait demandé l'aide des policiers du SPVM pour forcer la réouverture de l'établissement, a finalement changé d'idée.

Les étudiants du cégep de Saint-Laurent ont voté à 67 % en faveur d'un mandat de grève, le 17 février dernier.

Ils ont commencé leurs moyens de pression jeudi après-midi, dans la foulée de la manifestation qui a réuni 15 000 étudiants au centre-ville de Montréal. L'événement a connu quelques débordements, dont la fermeture du pont Jacques-Cartier en pleine heure de pointe et des bouchons de circulation importants.