Intimidation : Charest fera une annonce dimanche

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Huffington Post Québec   Première Publication: 11/02/2012 16:51 Mis à jour: 11/02/2012 17:07

Pour un deuxième dimanche consécutif, Jean Charest sera en conférence de presse, à Montréal, entouré de plusieurs ministres pour annoncer cette fois-ci qu'il s'attaquera à l'intimidation dans les écoles dès la rentrée parlementaire.
Selon les informations obtenues samedi par l'équipe de l'émission Dumont le midi au réseau V, le premier ministre annoncera dimanche le dépôt d'un projet de loi pour contrer l'intimidation dans les écoles. Pour se faire, il sera accompagné d'une bonne partie de son arsenal ministériel. Les ministres Line Beauchamp (Éducation), Robert Dutil (Sécurité publique), Yves Bolduc (Santé) et possiblement Jean-Marc Fournier (Justice) sacrifieront leur dimanche matin pour poser avec leur chef. D'autres personnalités qui combattent l'intimidation ont aussi été invitées à prendre part à cette conférence de presse qui se tiendra à la veille d'une rentrée parlementaire qui pourrait bien être la dernière avant de repartir dans les autobus de tournée électorale.

Pas d'argent neuf
Ceux qui s'attendaient à des mesures spectaculaires pourraient être déçus car les mesures associées au projet de loi annoncé dimanche ne contiendraient pas d'argent neuf. Le plan devrait donc devoir puiser les ressources financières dans les programmes existants.

Un responsable par école
La ministre de l'Éducation Line Beauchamp demandera aux écoles de faire leur part. Chaque école devra dresser un portrait de la violence et elle devra aussi identifier une personne responsable de l'intimidation au sein de son établissement. Depuis près d'un an, les libéraux promettent de bonifier le plan de lutte à l'intimidation. La ministre Beauchamp en avait fait l'annonce en avril 2011. À l'automne dernier, le suicide de Marjorie Raymond qui fréquentait l'école Gabrielle-Le-Courtois, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie avait soulevé de vives réactions dans la population. Cette semaine encore, l'opposition questionnait la ministre et pressait le gouvernement d'agir.

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