François Legault fait feu de tout bois depuis lundi

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François Legault sort les dents et s'en prend au gouvernement (THE CANADIAN PRESS/Clement Allard)
François Legault sort les dents et s'en prend au gouvernement (THE CANADIAN PRESS/Clement Allard)

Après avoir répété pendant des mois « On verra » lorsqu’il était interrogé sur ses projets, François Legault se dévoile depuis quelques jours. Il avance petit à petit ses pions en critiquant les libéraux, mais en épargnant, pour l'instant, les péquistes et Québec Solidaire

Lors du premier rassemblement de sympathisants de la Coalition avenir Québec, lundi soir dans la Vieille Capitale, l’ancien ministre péquiste de la Santé et de l’Éducation a tapé sur Jean Charest, qu’il a traité de «beau parleur» avant de dresser un piètre bilan de son action à la tête du gouvernement depuis neuf ans.

Le chef de la CAQ s’en est notamment pris au bébé du premier ministre, le Plan Nord, affirmant que ce projet ne réglerait en rien les problèmes économiques de villes comme Trois-Rivières, Matane ou Montréal. Cette pique a suscité la réplique du ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, qui croit que M. Legault «a raison d’être nerveux», car le Plan Nord serait, d’après lui, soutenu par les Québécois.

Le lendemain, François Legault a rechargé son fusil, annonçant qu’il s’attaquerait aux conventions collectives des enseignants et des médecins «dans les 100 jours» de son mandat. «Actuellement, on a des écoles où les gens ne sont pas imputables, on a des hôpitaux où les gens ne sont pas imputables, on a une bureaucratie centralisée qui ne fonctionne pas (…). Il faut des changements», a déclaré mardi le fondateur d’Air Transat, quitte à employer des moyens musclés.

Démolisseur

Les libéraux comme les péquistes ont saisi la balle au bond pour lui tomber dessus à bras raccourcis. Pauline Marois a accusé son nouvel adversaire de vouloir «ouvrir la guerre» et de «provoquer le chaos», en menaçant la paix sociale. Pour le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, François Legault veut «tout démolir», les relations avec les syndiqués comme les projets de développement économique. «Il était même à la limite de démolir son télésouffleur», a ironisé le député de Saint-Laurent.

La CAQ leur a rétorqué qu'elle ne cherchait pas l'affrontement et qu'elle s'appuierait, le cas échéant, sur le mandat clair que lui donnerait les électeurs. En clair, «si les Québécois nous élisent, nous irons de l'avant», se garde d'annoncer la Coalition.

Hasard ou coïncidence, une vidéo décrédibilisant le chef caquiste a été mise en ligne mardi sur YouTube. On y voit François Legault baragouiner tant bien que mal en anglais. L’intéressé a reconnu que «quand on fait un montage et qu'on met bout à bout des hésitations, ça ne regarde pas bien». Il a tenté de couper court à la polémique en rappelant qu’il «passait 80% des ses journées à parler anglais» lorsqu’il était président d’Air Transat.

En tout cas, il est convaincu que le Parti libéral est derrière cette vidéo qui, mercredi midi, avait été vue plus de 13 000 fois.

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