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26/04/2019 10:31 EDT | Actualisé 26/04/2019 10:31 EDT

Le rôle du Canada au sommet du G20 au Japon

Chose certaine, avec son présent rôle de leadership au sein du G20, le Japon devient un acteur important dans l’économie mondiale.

Leah Millis/Reuters
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le premier ministre japonais Shinzo Abe (à gauche) lors d'une rencontre à l'occasion du Sommet du G7 à Charlevoix, au Québec, en 2018.

Les 27 et 28 avril, à Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau rencontre son homologue japonais, Shinzo Abe, dans le cadre d'une visite officielle. Ce dernier effectue une tournée pour rencontrer les chefs d'État du G20, puisqu'il sera l'hôte de cet important sommet à la fin juin. Les deux discuteront de l'ordre du jour de cet événement et de l'accord de libre-échange qui lie les deux pays.

En tant que pays hôte du prochain G20, le Japon dessine les grandes orientations de la thématique du sommet des chefs d'État.

L'un des sujets de discussion sera l'impact sur l'économie mondiale par la transformation numérique à l'ère de la quatrième révolution industrielle.

Le Business 20 (B20), qui représente la communauté internationale des affaires des pays membres, recommande aux gouvernements du G20 d'atteindre les objectifs de développement durable du plan 2030 des Nations Unies.

Pour y arriver, ces gouvernements doivent encourager les entreprises à adopter les nouvelles technologies numériques telles que l'intelligence artificielle, la cinquième génération du système de communication mobile (5G), l'internet des objets connectés et la robotique afin d'avoir un développement économique durable.

Ces outils peuvent aider les gouvernements, les entreprises et la société civile à relever les défis sociaux, économiques et environnementaux comme dans le cas des villes intelligentes, les technologies reliées à l'agriculture, connue sous le nom d' «agritech» et les énergies renouvelables.

L'autre sujet de discussion importante au G20 sera l'avenir des traités de libre-échange dans un contexte de tensions géopolitiques et de montée du populisme et du mouvement anti-commerce international dans certains pays occidentaux.

Entré en vigueur le 31 décembre dernier, l'Accord global et progressiste pour un partenariat transpacifique, qui inclut le Canada et le Japon, représente aujourd'hui un traité de libre-échange exemplaire par sa modernité pour la communauté internationale.

En 2017, l'administration Trump a retiré les États-Unis de cet accord, qui avait été initié sous la présidence de Barack Obama. Par conséquent, les États-Unis ont vu leurs exportations de porc vers le Japon diminuer de 35%. Les exportations de blé et d'orge ainsi que le secteur manufacturier américain ont aussi souffert.

Par ailleurs, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon est entré en vigueur depuis le 1er février. Devant une telle situation, nous pouvons nous attendre prochainement à un accord de traité bilatéral entre le Japon et les États-Unis.

Chose certaine, avec son présent rôle de leadership au sein du G20, le Japon devient un acteur important dans l'économie mondiale.

Afin de faire vivre cet accord transpacifique, le gouvernement canadien et la communauté des affaires doivent travailler en concertation afin d'augmenter les échanges commerciaux avec le pays au soleil levant.

Dans les prochains jours, le Japon entrera dans l'ère impériale du nom de «Reiwa» à la suite de l'abdication de l'empereur Akihito. Ce nom évoque une civilisation où existe une harmonie entre les êtres. Nous pouvons espérer que cette ère coïncidera avec un resserrement des liens entre le Canada et le Japon.

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