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21/11/2013 02:20 EST | Actualisé 21/01/2014 05:12 EST

Montréal, une ville de cocagne

Je surfe sur un de mes sites préférés (Le Huffington Post) et je tombe sur un sujet qu'on a oublié, ou, dirai-je, qu'on a accepté collectivement, de manière inconsciente, de mettre sous le tapis pour quelques années, pour une raison ou une autre.

Et là, je tombe sur un billet qui traite de ce sujet qui touche ma ville, ma ville d'amour, c'est-à-dire Montréal.

L'enjeu montréalais qui m'est cher, c'est le rayonnement de la Métropole dans le monde, via ses habitants de toutes origines, ses artistes et, bien évidement, via ses partenaires culturels.

D'abord, je veux préciser ce que représente la ville de Montréal d'un point de vue ethnoculturel, ici et ailleurs:

  • La ville de l'ambiance (ville des 1001 pêchés... demandez aux joueurs de hockey!)
  • La ville métissée et épicée
  • La ville proactive

Dès lors que les habitants de la ville seront conscients de la valeur des événements culturels de leur ville et qu'il chériront cette image, nous créerons un sentiment d'appartenance inébranlable dans l'esprit des Montréalais d'origine et d'adoption. De cette manière, la ville attirera de nouveaux talents, des créatifs et des touristes. Le développement de nouvelles niches touristiques et artistiques est essentiel pour démarrer les projets audacieux.

Les élus doivent, par ailleurs, continuer de mettre en valeur nos fleurons pour raffiner nos festivals, nos musées et toutes les nouvelles niches des arts et spectacles. C'est ainsi qu'on assure une éclosion internationale de Montréal. Les meilleurs ambassadeurs non rémunérés d'une ville sont les acteurs du monde artistique.

La Métropole fera partie de l'insight des promoteurs, et ne devra plus vivre dans l'ombre de Toronto. Si Montréal a perdu une partie de ses habitants à cause des référendums et autres, elle en a gagné d'autres, issus de pays qui font rêver comme le Brésil, la Turquie, le Maroc, l'Inde, etc. Ils sont plus éduqués que la moyenne nationale et ont souvent une double culture. Elle est une oasis de talents et un terrain fertile pour tout lancement de produit ou service. Sans oublier qu'elle est située à quelques heures des grandes villes américaines. Les investisseurs européens se préparent déjà à pénétrer massivement le Canada, grâce au traité de libre-échange. On se doit d'être à l'avant-garde pour rafler les meilleurs projets et rester les précurseurs des bonnes idées.

Permettez-moi une comparaison rapide. Montréal vit la même crise identitaire que vivait le Maroc en 1999. Après que le nouveau roi ait pris les commandes, il mis en place un grand axe de développement. Pour cela, il a mobilisé la presse mondiale, et surtout nationale, afin de mousser la réputation exceptionnelle du pays. L'image du Maroc a ainsi été relayée par les promoteurs, les acteurs, les artistes, etc. Treize ans après, les hôtels marocains affichent complet tant à Noël qu'en été. L'exemple de la Turquie est valable aussi. Pourquoi ne réussirions-nous pas le même exploit?

Les acteurs de la vie montréalaise ne devraient pas attendre après les politiciens. Le nouveau vent de changement doit être initié au plus vite. Les médias et les journalistes d'enquêtes ont fait leurs devoirs en révélant les scandales de corruption. À présent, nous devons faire les nôtres, afin de remonter le moral des citoyens, apaiser les craintes des entrepreneurs et rendre notre climat social attirant.

Les jeunes, qu'ils soient issus des communautés culturelles ou non, sont le vecteur de changement et je les encourage afin qu'ils puissent réussir ici, d'abord, et ensuite dans le monde.

Un débat national doit être lancé afin de mousser les idées créatives, pour inciter les politiques gouvernementales à être actualisées et pour mobiliser les talents des régions comme catalyseurs de développement pour la ville de Montréal, ce qui aurait surement un impact national.

Montréal a le droit de réorganiser des Jeux olympiques d'été. Elle a le droit d'avoir un festival de films qui pourrait concurrencer le festival de Dubai ou de Toronto. Le Festival des films du monde de Montréal (FFM) fait l'affaire, mais pourquoi se contenter de si peu? Nous pouvons le rendre plus chic et plus raffiné afin de lui donner une réputation mondiale solide.

Montréal a son Grand Prix de Formule 1, et c'est bien comme ça. Mais, on peut aussi avoir le Grand Prix de Moto... Pourquoi aucune étude n'a été faite à ce niveau?

Nous pouvons introduire Montréal dans les compétitions de courses de bateaux, nous avons un fleuve qui ne demande qu'à les faire bouger...

Bref, la balle est dans votre camp!

Cher Denis Coderre, activez-vous!!!

Merci à madame Lydie Coupé et à monsieur Vincent Léger d'avoir ressorti ce dossier et en espérant que les oreilles des décideurs seront réceptives...

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