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27/06/2015 07:06 EDT | Actualisé 27/06/2016 05:12 EDT

Du scalpel au scapulaire!

Monsieur Couillard pouvait-il ignorer que la banque du Vatican, dont le pape François dit le premier est le gestionnaire ultime, est une planche à faire de l'argent grâce à la mafia italienne?

J'avoue ne pas comprendre l'engouement que suscite le pape François le premier - et particulièrement auprès des hommes politiques. Cardinal sous le règne de la junte des généraux d'Argentine, le dénommé François le premier aurait volontairement fermé les yeux sur les assassinats commandés par les fascistes au pouvoir - et c'est sans doute pour se sentir moins coupable de le faire, qu'il couchait par terre, mangeait frugalement et jouait à saint François d'Assise, non par-devers les animaux, mais par-devers tous ces démunis que le régime inhumain de la junte ne cessait de rendre plus pauvres encore.

L'hypocrisie du jésuite, François premier en a fait la preuve depuis qu'il a été paperisé. Utilisant la bonhomie comme arme massive de racolage, il a mis tous les désespérés du monde de son bord, ce qui expliquerait que presque tous les politiciens de notre bas monde se sentent forcés d'aller faire leur petit tour au Vatican bien que l'Église de Rome soit restée, sous la gouverne de François le premier, tout aussi rétrograde qu'avant: l'omertà sur la pédophilie des prêtres catholiques, le refus des femmes comme partenaires égales des hommes dans le gouvernement de l'Église, l'avortement, etc.

L'Église de Rome est aussi corrompue jusqu'à la moelle. On sait tous que la puissante banque du Vatican est la plaque européenne du blanchiment d'argent - celui de la mafia italienne en premier lieu. Quand les Américains ont pressé l'Église de Rome de mettre fin à cette pratique, comment y a-t-elle répondu? En toute complicité avec l'Allemagne, la banque du Vatican y a transporté ses pénates afin de continuer de faire ce qu'elle faisait au Vatican. Nietzsche, dès les années 1875, avait déjà prévu la chose, disant que si l'Allemagne ne devenait pas impérialiste, elle se ferait le banquier et l'entremetteur de l'Europe.

Il y a quelques semaines, Philippe Couillard s'est rendu à Rome. L'objectif premier de ce voyage était de conclure une entente de collaboration entre la police italienne et la police québécoise afin de mieux lutter contre la mafia italienne.

Mais aller à Rome sans baiser les pieds du pape, cette vieille guenille emmitouflée dans une robe luxurieuse, Monsieur Couillard ne pouvait pas s'en passer... tout comme Lucien Bouchard avant lui. Après avoir démissionné comme premier ministre du Québec en se servant d'Yves Michaud dit «l'antisémite» comme bouc émissaire, Lucien Bouchard fila tout droit à Rome et fut reçu en audience par le pape. Quand il sortit de cette audience-là, il déclara: «Je viens de vivre le plus beau jour de ma vie!»

Sauf que Monsieur Couillard, court-circuitant toutes les règles de la diplomatie, tant vaticane que québécoise, fit pendant deux heures le pied de grue sous un soleil de plomb afin de remettre au pape François le premier cette invitation à venir à Montréal en 2017, pour les célébrations des fêtes de son 350e anniversaire.

Quarante-cinq secondes que cela a duré! Et faisant un Lucien Bouchard de lui-même, Monsieur Couillard a déclaré par après quelle émotion avait été la sienne de se trouver ainsi durant 45 secondes en la présence parfumante de François le premier... trémolos dans la voix, une larme en coin d'œil, rien d'autre qu'une grossière indécence et une hypocrisie mêmement indécente. Monsieur Couillard pouvait-il ignorer que la banque du Vatican, dont le pape François dit le premier est le gestionnaire ultime, est une planche à faire de l'argent grâce à la mafia italienne, celle de la Sicile comme celle du Québec, celle du Québec comme celle de New York et de Miami... autrement dit de partout dans le monde?

Mes informateurs me disent que depuis cette fulgurante rencontre, Monsieur Couillard porte en permanence sous ses chemises de jour comme sous ses chemises de nuit un scapulaire contenant quelques cheveux de Francois le premier et un carré de camphre. Par ce port du scapulaire, le premier ministre Couillard tenterait-il de se débarrasser du scalpel de chirurgien dont, comme patients de SON institution, nous faisons les frais?

J'en serais le premier étonné, tellement il doit être difficile d'oublier que pendant des années, par mesure préventive, cela va de soi, on a coupé un peu plus qu'il ne le fallait dans le gras du sujet!

Aussi, je crains fort qu'un scapulaire ne soit pas suffisant pour que Monsieur Couillard en oublie son scalpel. Aussi, je crois qu'il serait bon que chacun de nous, par commisération pour le drame intérieur que doit vivre Monsieur Couillard, lui envoie un scapulaire. Rien de plus simple: il s'en vend encore beaucoup, et à petit prix, à l'oratoire du Saint-Joseph, aux basiliques de la Sainte Anne du Beaupré et de la Sainte Dame en blanc du Notre-Dame-du-Cap.

Que j'ai hâte à cette éventuelle conférence de presse où je verrai Monsieur Couillard dans son nouveau costume griffé - fait de cap en pied juste de scapulaires! Ainsi verrait-on peut-être enfin le vrai visage de cet homme - quoique la question se pose: en a-t-il vraiment un?

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